L’industrie du tabac utilise les mêmes mythes depuis des décennies pour promouvoir ses produits. Les mêmes idées fallacieuses sur le tabac sont véhiculées dans le monde entier et, dès qu’un pays les met à mal, l’industrie du tabac les répand dans un autre pays ou une autre région. Ce document se veut un guide de référence rapide pour l’action parlementaire. Il fournit des contre-arguments factuels prêts à l’emploi pour réfuter ces mythes couramment entendus. En braquant les projecteurs sur ces idées fausses répandues par l’industrie du tabac et sur les faits pouvant leur être opposés, les parlementaires peuvent faire front commun afin d’y mettre un terme définitif.
Veille documentaire
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Actuellement, les besoins, les points de vue et les droits des enfants ne sont pas suffisamment pris en compte dans les politiques publiques, ce qui a des conséquences néfastes sur leur santé et leur bien-être, ainsi que sur ceux des générations futures. La Commission OMS-UNICEF- Lancet de 2020 a examiné les menaces qui pèsent sur la santé des enfants et a conclu que leurs besoins et leur voix devaient être au cœur de toutes les politiques pour un avenir durable. Depuis 2021, l’initiative « Enfants dans toutes les politiques 2030 », une collaboration mondiale réunissant décideurs politiques, scientifiques et défenseurs des droits de l’enfant, met en œuvre les recommandations de la Commission en encourageant de nouvelles approches participatives et intersectorielles pour l’élaboration des politiques dans divers pays. Les efforts déployés pour mettre en œuvre ces recommandations se sont heurtés à des difficultés, notamment des hypothèses erronées dans les modèles politiques en vigueur, le non-respect du droit des enfants à participer et une intégration intersectorielle des politiques encore insuffisante. Huit leçons ont été tirées quant aux stratégies efficaces pour améliorer l'élaboration et la mise en œuvre des politiques : recourir à des moyens créatifs pour impliquer les enfants, constituer patiemment des coalitions, se préparer à saisir les opportunités politiques, harmoniser les données mondiales pour renforcer les partenariats des Nations Unies, créer des plateformes politiques et techniques nationales, utiliser les médias pour faire évoluer les mentalités, recourir à un cadrage stratégique pour surmonter les obstacles sectoriels et privilégier l'apprentissage collectif. Mobiliser l'attention et la préoccupation des populations pour les enfants et les générations futures et donner la parole aux enfants représente une formidable opportunité politique pour atteindre les objectifs de développement actuels et garantir un avenir plus sain et plus durable.tries.
Dans cette étude, les auteurs ont cherché à mieux comprendre comment l’intervention numérique ETUCARE contribue à améliorer la santé mentale des étudiants.
Mis en œuvre dans une trentaine de pays, cet outil, visant à lutter contre les effets délétères de la solitude sur la santé en favorisant le lien social, fait l’objet d’expérimentations en France.
La FAS publie une version réactualisée du guide pratique de l’accueil et de l’accompagnement des personnes sortant de prison ou sous main de justice. Cette troisième édition est un outil pratique, apportant des réponses concrètes aux questions que peuvent se poser les personnes placées sous main de justice et les professionnel∙le∙s à leur contact, acteurs publics du monde judiciaire comme intervenant∙e∙s sociales∙aux du secteur social et médico-social, qu’elles et ils soient spécialisé∙e∙s ou non dans l’accueil et l’accompagnement du public sous main de justice ou sortant de détention.
Apparue il y a plus d’un siècle, la vaccination est l’un des moyens les plus efficaces pour prévenir ou contrôler les maladies infectieuses. Grâce à elle, la variole a été éradiquée et certaines maladies, comme la poliomyélite ou la rougeole, ont fortement reculé. Pour autant, la vaccination suscite toujours des interrogations quant à son utilité, son efficacité ou sa sécurité. Dans ce nouvel épisode de La biologie pour tous, CNRS Biologie revient sur quatre idées reçues fréquemment associées aux vaccins :
- Le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole provoque-t-il l’autisme ?
- Les sels d’aluminium contenus dans certains vaccins sont-ils dangereux ?
- Les vaccins à ARN messager sont-ils expérimentaux ?
- Peuvent-ils modifier notre ADN ?
En appui sur une expérimentation, l’article aborde l’importance des questions concernant la fin de vie des personnes ayant une déficience intellectuelle ou d’autres troubles restreignant leurs capacités communicationnelles. Il propose une éthique de sollicitation inconditionnelle pour instaurer avec elles un dialogue et des moyens pour explorer ce qui compte pour elles à propos de leur fin de vie, comment s’élaborent leurs choix et comment apprécier leur discernement en matière de fin de vie.
Entre 2019 et 2021, le nombre de tentatives de suicide a augmenté de 30% chez les 11-17 ans (5e rapport de l’Observatoire National du Suicide (2022)). En 2022, l’étude EnCLASS réalisée par Santé Publique France révèle que 24% des lycéens ont déjà eu des pensées suicidaires ; 13% déclarent avoir déjà fait une tentative de suicide au cours de sa vie et environ 3% une tentative avec hospitalisation. Ces chiffres semblent être en augmentation depuis au moins une dizaine d’années et soulèvent d’importants enjeux de santé publique : le suicide reste en effet la 2e cause de mortalité chez les 15-24 ans, juste après les accidents de la route, avec environ 400 décès annuels parmi les adolescent·es.
Ces données rappellent que les pensées suicidaires chez les jeunes sont loin d’être rares et qu’elles doivent être prises très au sérieux.
Le transport adapté, c’est bien plus qu’un moyen de déplacement. Pour de nombreuses personnes aînées, il constitue un lien essentiel avec les services de santé, les proches, les services de première nécessité et la vie communautaire. Pour améliorer ces services, il faut écouter les usagers et évaluer leur réussite en fonction de la capacité des personnes à se déplacer de façon fiable, digne et autonome.
Ces dernières années, la santé mentale a fait l’objet d’une intense actualité médiatique et politique, au point d’être proclamée « grande cause nationale » en 2025. Cette préoccupation apparaît encore plus marquée lorsqu’il s’agit de la santé mentale des jeunes. Articles de presse, émissions, prises de position de professionnel·les et d’acteurs du champ alertent sur un état jugé particulièrement dégradé, notamment depuis la crise sanitaire du covid-19. S’est ainsi progressivement imposée une forme d’évidence sociale concernant l’ampleur d’une « crise » de la santé mentale des jeunes. La notion même de « santé mentale » n’est pas neutre. Elle renvoie à une définition élargie, institutionnalisée par l’Organisation mondiale de la santé, comme état de bien-être, et non plus seulement absence de trouble. Ce passage de la psychiatrie à la santé mentale élargit considérablement le périmètre d’analyse. De même, la catégorie des « jeunes » est plurielle, traversée par des statuts sociaux et des conditions d’existence différenciées. L’enjeu de cette revue de littérature est double : objectiver les réalités empiriques de l’état de santé mentale des jeunes et analyser la construction sociale et politique contemporaine de la « crise » de la santé mentale des jeunes.
Le Baromètre des transitions, déployé au sein de la chaire Territoires en transition de GEM
et soutenu par Grenoble Alpes Métropole et l'ADEME, est un dispositif de recherche
conçu pour enquêter régulièrement les habitant·es de la métropole grenobloise sur leurs pratiques et représentations face aux grands enjeux de la transition socioécologique. Il vise à :
- enquêter de manière régulière auprès des habitants du territoire métropolitain sur leurs représentations des enjeux environnementaux, leurs comportements, les leviers d’accompagnement au changement, la réception voire l’impact des interventions métropolitaines dans ce domaine.
- tirer des profils qui permettent de mieux cibler le niveau et les modalités de l’intervention publique : typologies par âge/moments de vie ; catégories socioprofessionnelles/niveaux de revenu ; territoire/type d’habitat et mode de vie urbain ou rural…
- recueillir un feedback sur des dispositifs (offre de service public, aménagements, règlementations, campagne de communication, etc.) existants ou avant même leur mise en service, afin de tester leur recevabilité et les conditions de leur réussite, selon les profils.
Depuis plusieurs années, la question de la prescription sociale s’impose dans le champ de la santé publique comme un levier prometteur pour agir sur les déterminants sociaux de la santé et promouvoir le bien-être global des populations.
Cette approche, née au Royaume-Uni dans les années 1990, s’appuie sur un principe simple : permettre aux professionnels de santé — principalement les médecins généralistes — d’orienter leurs patients vers des activités sociales, culturelles, sportives ou communautaires susceptibles d’améliorer leur santé mentale, physique et sociale, en complément ou en alternative à une réponse strictement médicale.
En France, cette démarche s’inscrit dans la continuité des grandes orientations nationales de prévention et de promotion de la santé, notamment le Plan Priorité Prévention, la Stratégie nationale de santé, la Feuille de
route santé mentale et psychiatrie, et les actions de lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé, et de renforcement de la santé communautaire. La Direction générale de la santé (DGS) a engagé, en mai 2025, une réflexion nationale sur la mise en œuvre
de la prescription sociale dans le contexte français, en partenariat avec la Caisse nationale de l’Assurance maladie (CNAM) et avec l’appui d’experts issus des secteurs médical, académique, social et territorial.