En Amérique du Nord et en Europe de l’Ouest, les jeunes sont beaucoup moins heureux qu’il y a 15 ans. Au cours de la même période, l’utilisation des médias sociaux a considérablement augmenté. Beaucoup de gens blâment les médias sociaux pour cette chute dans le bonheur, mais cette hypothèse résiste-t-elle à l’épreuve d’une analyse scientifique rigoureuse ?
Veille documentaire
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
Et pour ne rien manquer, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter quotidienne La Veille du jour en vous inscrivant depuis cette page.
Le projet « Agir pour la santé des jeunes 15-25 ans par le renforcement des compétences psychosociales en Pays de la Loire », porté par Promotion Santé Pays de la Loire, s’inscrit dans la stratégie nationale multisectorielle de développement des compétences psychosociales chez les enfants et les jeunes. L’objectif est de permettre aux jeunes ligérien·ne·s de renforcer leur capacité à faire des choix éclairés et raisonnés, à mieux vivre ensemble et à gérer le stress et les émotions. Le développement de ces compétences constitue un facteur clé de promotion de la santé et de réduction des inégalités sociales de santé.
Face au changement climatique et à un accès de plus en plus contraint aux ressources, notamment fossiles, le système de santé doit à la fois réduire ses émissions de gaz à effet de serre, développer sa résilience et maintenir voire améliorer son fonctionnement. Dans toute secteur économique, les émissions peuvent être exprimées comme le produit du volume des biens produits (quantité) et des émissions de gaz à effet de serre moyennes par bien produit (intensité carbone). Il en est de même pour le secteur de la santé où les émissions sont le produit du volume des soins (quantité) et des émissions par soin (intensité carbone). Or, nos premiers travaux ont mis en évidence une limite notable : la seule réduction de l’intensité carbone des soins ne suffit pas à rendre le système de santé pleinement décarboné et soutenable à long terme, soit, à baisser les émissions de 80-90% d’ici 2050. Ceci est d’autant plus vrai que nos précédents travaux ne tiennent pas correctement compte d’une potentielle hausse significative de la demande de soins liée au vieillissement de la population et à l’augmentation des maladies chroniques.
Les enfants dits « à double vulnérabilité » (en situation de handicap et confiés à l’aide sociale à l’enfance) évoluent au croisement de plusieurs champs d’intervention – protection de l’enfance, médico-social, santé, éducation – souvent cloisonnés. S’ils occupent une place croissante dans les préoccupations des acteurs publics, associatifs et institutionnels, ils demeurent cependant confrontés à des parcours marqués par des ruptures répétées.
C’est à cet enjeu que s’intéresse DÉPASSE, une démarche inédite de recherche et développement en innovation sociale, menée par l’ALEFPA avec l’Université de Lille, et soutenue par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) dans le cadre de l’appel à projets « expérimenter pour accompagner l’évolution de l’offre médico-sociale et l’adaptation des réponses aux besoins des personnes ».
Fondée sur une analyse approfondie d’une vingtaine de dispositifs sociaux et médico-sociaux répartis sur tout le territoire national, l’étude DÉPASSE part résolument du terrain. Elle ne cherche pas de recettes miracles ni de modèles clés en main. Elle vise à comprendre en profondeur comment les acteurs construisent une offre de service pour ces enfants, et ce que cela révèle des limites et contradictions des cadres et ressources actuels.
Le projet Changer les règles du jeu « vise à créer des milieux urbains où les enfants peuvent se déplacer, jouer et explorer librement leur environnement, en toute sécurité » (p. 1). On y explore deux solutions : les rues-écoles et les rues ludiques ; on fait le point sur les retombées de ces interventions, quant à la santé des enfants, mais aussi à leurs effets sur le transport actif et sur les communautés.
Vivre avec un trouble du neurodéveloppement peut s'avérer plus compliqué pour sa santé mentale. Les personnes concernées développent de nombreuses stratégies pour la préserver. Des structures proposent du soutien adapté aux problématiques des TND. Les TND peuvent aussi permettre de développer des facilités qu'il faut apprendre à connaitre pour qu'elles soient bénéfiques pour soi.
La note de cadrage répond à une saisine de 2021 du ministre de la Santé demandant des recommandations de bonne pratique sur les parcours de transition des personnes transgenres, avec un volet spécifique mineurs après un premier travail dédié aux adultes publié en 2025. Elle s’appuie sur la dépsychiatrisation de la transidentité par l’OMS (CIM-11) et l’inscription de la lutte contre les discriminations trans et intersexes dans la Stratégie nationale de santé sexuelle 2020‑2030. Le document synthétise les définitions clés (transidentité, incongruence de genre, dysphorie de genre, transition sociale/médicale/administrative, détransition) et dresse un état des connaissances, marqué par un manque de données robustes sur la prévalence des mineurs trans en France. Il met en avant une augmentation des recours aux soins spécialisés, la surreprésentation de vulnérabilités (TSA, troubles psy, risques de suicidalité, VIH, troubles alimentaires) et des inégalités d’accès aux soins (errance, automédication, discriminations). Les parcours de transition médicale (bloqueurs de puberté, hormonothérapie d’affirmation, chirurgie) sont présentés comme peu documentés à long terme chez les mineurs, avec des enjeux de consentement éclairé, d’effets irréversibles (fertilité, os) et d’hétérogénéité des prises en charge financières.
L’instruction nationale part du constat d’une montée en exigence réglementaire (loi du 2 mars 2022, conditionnement des aides ANS, module BAFA violences sexistes et sexuelles) et de fortes disparités dans les contenus de formation selon les diplômes et les organismes. Le public visé est l’ensemble des encadrants, professionnels ou bénévoles, du champ du sport, de la jeunesse et des accueils collectifs de mineurs, ainsi que les organismes de formation qui les préparent. La synthèse de l’enquête montre que 80% des organismes déclarent traiter les violences dans tous leurs diplômes, mais que les discriminations, notamment LGBTphobies, et certains diplômes (DESJEPS, CQP) restent nettement moins couverts, avec de fortes hétérogénéités de durée et d’approche.
L’enquête s’inscrit dans le projet « Baromètre des transitions », qui vise à documenter la capacité de transition de la métropole grenobloise en interrogeant régulièrement les habitant·es sur leurs représentations, leurs pratiques et leurs marges de manœuvre face aux contraintes socio-économiques et environnementales. L’étude porte sur 495 personnes résidant dans les 49 communes de Grenoble Alpes Métropole, avec collecte entre mars et juin 2024 et redressement statistique selon l’âge, le genre, la densité de population, le diplôme et le statut d’activité. Elle explore les perceptions des inégalités socioécologiques, l’exposition perçue à la chaleur, au froid, aux nuisances (bruit, odeurs, pollution, animaux jugés nuisibles) et les capacités d’adaptation, en les reliant aux vulnérabilités économiques et sociales. Les résultats confirment l’existence d’un gradient social : les personnes en pauvreté monétaire, locataires, en mauvaise santé ou avec trajectoires résidentielles contraintes cumulent plus souvent expositions et faibles capacités de repli. L’enquête met aussi en évidence une dimension de « souffrance sociale » associée au climat : les personnes se considérant pauvres et affectées par les changements environnementaux expriment davantage nervosité, découragement et « cafard », pouvant s’apparenter à une éco-anxiété sociale.
Le rapport montre l’interdépendance forte entre niveau de scolarité, trajectoires de santé et inégalités sociales au Québec : faible scolarité rime avec chômage plus fréquent, emplois précaires, revenus plus bas, plus de maladies chroniques et une espérance de vie réduite. Il documente un gradient très net : chaque niveau de diplôme supplémentaire améliore l’accès à l’emploi, au revenu et à de meilleures conditions matérielles de vie. Les analyses s’appuient sur les principaux cadres internationaux des déterminants sociaux de la santé (OMS, modèle québécois, CSDH) en les appliquant au système éducatif. Du préscolaire au secondaire, les enfants issus de milieux défavorisés, les élèves EHDAA et, dans une moindre mesure, les garçons cumulent retards, vulnérabilités de santé, sorties sans diplôme et moindre accès aux études postsecondaires. Le document montre que l’organisation du système scolaire québécois (segmentation privé/public enrichi/public régulier) contribue à concentrer les élèves les plus défavorisés dans certaines filières, au détriment d’une réelle égalité des chances. Il pose explicitement la question : maintenir un modèle qui trie les élèves ou repenser en profondeur la structure scolaire pour favoriser une mixité sociale plus forte.
Cet article vise à identifier les caractéristiques d’une démarche de recherche-développement ayant mené à la création d’un outil de sensibilisation à la violence éducative ordinaire en milieu scolaire. Il analyse également en quoi cette démarche a contribué à rendre l’outil adapté, utilisable et susceptible d’amorcer un changement. Ancrée dans une dynamique participative, cette recherche a mobilisé des comités diversifiés composés de membres du personnel scolaire et d’expert·e·s en éducation. L’analyse repose sur un rapport détaillé retraçant les étapes, les décisions et les ajustements réalisés tout au long du processus, ainsi que sur huit entrevues menées auprès de membres des comités. Les résultats mettent en évidence plusieurs facteurs favorables, notamment la qualité du climat collaboratif, des pistes pour soutenir la conjugaison de savoirs complémentaires ainsi que des modalités de participation structurantes. L’analyse révèle aussi certaines tensions méthodologiques liées à la collaboration, notamment en lien avec à la répartition des responsabilités et l’obtention de rétroactions critiques durant le développement. En exposant les forces et les limites de cette démarche, l’article contribue à la réflexion sur les conditions à réunir dans une recherche-développement participative pour soutenir une collaboration féconde et favoriser un changement de pratique durable.
Les Missions Locales accompagnent les jeunes de 16 à 25 ans vers l'insertion professionnelle et sociale, sans contrainte de durée ni critères d'éligibilité excluants. Ce livret, issu d'une démarche participative menée de juin 2025 à janvier 2026, mobilise 73 professionnels de 53 Missions Locales (15 régions) et 200 jeunes lors de 22 ateliers. La méthodologie repose sur l'arpentage de 8 textes fondateurs, 32 heures d'ateliers collectifs et l'expertise d'usage des jeunes pour actualiser les fondamentaux de l'accompagnement ancrés depuis 1982. Cette co-construction traduit les vécus en savoirs opérationnels, conformément à la philosophie de Bertrand Schwartz.