En France, les politiques d’éducation à l’alimentation et au gout (EAG) sont structurées selon une approche normative, héritée des programmes de santé publique. En prescrivant de « bonnes pratiques » nutritionnelles, elles tendent à peu prendre en compte les déterminants sociaux et économiques des pratiques alimentaires. Ce numéro d’Édurevue met en évidence trois constats convergents :
les campagnes de sensibilisation classiques produisent des effets limités ;
les normes du « bien manger » font l’objet d’une réception socialement différenciée, susceptible de renforcer involontairement les inégalités existantes ;
les approches fondées sur le sensible et l’expérience présentent des résultats encourageants, mais restent souvent tributaires de l’engagement des actrices et acteurs locaux.
Pour faire évoluer cette perspective, la loi d’expérimentation pour l’instauration d’un enseignement d’éducation à l’alimentation obligatoire à l’école de 2026 institutionnalise et renforce la mise en place de dispositifs. Elle vise notamment à sensibiliser les élèves aux problématiques nutritionnelles articulant dimension gustative, enjeux environnementaux et développement d’une vision critique du système alimentaire actuel.
Veille documentaire
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
Et pour ne rien manquer, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter quotidienne La Veille du jour en vous inscrivant depuis cette page.
Les compétences psychosociales intègrent les programmes éducatifs, avec pour objectif de réduire les inégalités sociales de santé, d’améliorer le climat scolaire et de favoriser la réussite des élèves. Pourtant, malgré leur potentiel, leur définition reste floue et leur évaluation complexe. Nouvelle marotte pédagogique ou moyen durable pour former de futurs citoyens autonomes et épanouis ? Voici un premier point de vue, en attendant notre dossier de mars-avril sur ce sujet.
Le 12 février, le rapport consacré au repérage et l’intervention précoce en santé mentale chez les jeunes a été remis à la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist. Cette remise constitue une étape décisive pour faire évoluer les approches de prévention et d’accompagnement.
L’OFDT publie les résultats du troisième volet de l’Enquête nationale en collège et en lycée chez les adolescents sur la santé et les substances (EnCLASS) menée en 2024 auprès de 11 000 élèves du secondaire, sur leurs comportements d’usage d’alcool, tabac, cigarette électronique, cannabis et autres substances illicites. Les résultats pour l’année 2024 montrent que les usages continuent de diminuer, quoiqu’avec une ampleur variable, pour la plupart des produits.
Le Rapport mondial sur la santé mentale et le bien-être des jeunes examine comment six déterminants sociaux influencent la santé mentale et le bien-être des jeunes : l’éducation, l’emploi, la dynamique familiale, la pauvreté, la technologie et les attitudes de la société. Le rapport souligne comment les inégalités dans ces domaines engendrent des disparités en matière de santé mentale, et note que la stigmatisation, la discrimination et l’inégalité d’accès aux opportunités et aux soins aggravent les risques pour les jeunes. S’appuyant sur une analyse documentaire approfondie, des consultations d’experts, des enquêtes auprès des jeunes et des témoignages de jeunes, le rapport souligne l’importance d’une action intersectorielle, de politiques inclusives et d’initiatives menées par les jeunes. Il appelle en définitive à des approches globales garantissant qu’aucun jeune ne soit laissé pour compte en matière de santé mentale et de bien-être.
Le programme de recherche « Hope LGBT+ » avait pour objectif d’étudier les facteurs impliqués dans la santé psychologique des personnes LGBT+ et de leurs proches. Pour atteindre cet objectif trois études ont été conduites : la première s’est intéressée à la santé psychologique des jeunes LGBT+, ainsi qu’à celle de leurs parents ; la deuxième s’est centrée sur la santé psychologique des parents LGBT+ ; la troisième visait quant à elle à mesurer les facteurs impliqués dans la santé psychologique des jeunes enfants ayant au moins un parent LGBT+.
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), service statistique ministériel dans les domaines de la santé et du social, propose un nouveau numéro de sa publication Etudes et résultats. Il y est étudié le niveau de vie des bénéficiaires de minima sociaux : le RSA et l'ASS.
Ce rapport permet de soutenir deux mesures de la Stratégie pour un Québec sans tabac 2020-2025, soit la réduction de l’accessibilité géographique aux produits du tabac (1.2) et la mise en place d’un système de permis tarifés de vente de produits du tabac et de vapotage (1.3). Il synthétise les connaissances disponibles sur des mesures actuellement non implantées au Québec ayant un potentiel de réduire l’accessibilité géographique aux produits du tabac et de vapotage. Il a été élaboré à la demande du MSSS dans le cadre de l’entente pour la lutte contre le tabagisme.
La vie intime, affective et sexuelle est une dimension essentielle de la dignité humaine. Cette reconnaissance demeure encore trop souvent entravée pour les personnes en situation de handicap. Elles sont pourtant pleinement concernées par les enjeux de santé sexuelle. Pour répondre à ces enjeux, la ministre de la Santé, des Familles, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Stéphanie Rist, et la ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, Charlotte Parmentier-Lecocq, ont lancé jeudi 19 février un plan d’action 2026-2027 pour la vie intime, affective et sexuelle des personnes en situation de handicap et la lutte contre les violences.
Acteurs incontournables depuis des décennies dans l’accompagnement des enfants et adolescents en situation de handicap, les instituts médico-éducatifs (IME) sont aujourd’hui confrontés à des défis majeurs d’inclusion sociale et scolaire (tensions capacitaires, hausse et diversification des besoins…). Dans son rapport, l’Inspection générale des affaires sociales dresse un état des lieux des IME et propose des leviers pour assurer une ouverture effective vers le milieu ordinaire sur tout le territoire.
Les troubles de santé mentale – troubles psychiatriques et troubles addictifs –
représentent aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique, affectant des millions de
personnes dans le monde et exerçant une pression croissante sur les systèmes de soins. Afin de faciliter l’accès aux données probantes les plus fiables et de soutenir les décisions cliniques, la présente Collection spéciale réunit les Revues Cochrane en santé mentale actuellement disponibles en 2025 et identifiées comme pertinentes pour la prise en charge, l’évaluation diagnostique ou le soutien thérapeutique des personnes vivant avec des troubles psychiques. Cette collection rassemble des revues couvrant un large éventail de domaines : schizophrénie et autres troubles psychotiques, troubles anxieux, troubles de l’humeur (dont dépression périnatale), addictions, troubles du neurodéveloppement ainsi que diverses interventions psychosociales, pharmacologiques ou combinées. Les revues incluses reflètent la diversité des besoins cliniques et des approches utilisées en santé mentale, et peuvent guider les professionnels dans un contexte où les pratiques évoluent rapidement.
Cette étude conduite par le Réseau national des centres de ressources de la politique de la ville (RNCRPV) en collaboration avec l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) s’inscrit dans le contexte du programme national des Cités éducatives, label visant à renforcer le rôle de l’école, promouvoir la continuité éducative et à ouvrir le champ des possibles pour les enfants et les jeunes de 0 à 25 ans. A l’origine de cette étude, un collectif le groupe de travail (GT) - Éducation / du RNCRPV, qui s’est donné pour objectif de chercher à comprendre comment les coopérations interinstitutionnelles et interprofessionnelles ainsi que les coopérations avec les familles produisent des effets de transformations : les alliances éducatives - entendues comme des coopérations structurées entre institutions, professionnels, parents et jeunes - sont-elles porteuses de transformations durables des pratiques, des structures et des cultures professionnelles, des gouvernances territoriales et des relations éducatives elles-mêmes, au sein des territoires labellisés ? La coéducation est posée en préalable comme un processus dynamique, évolutif et transformateur.