Fondé sur le suivi ethnographique de douze enfants dans quatre familles au cours de leur scolarisation et de leur vie en hôtel social, cet article s’intéresse aux formes d’ancrages sociaux et spatiaux que les familles en migration dont le statut juridique est fragile bâtissent à partir de leur vie en hôtel social. Dans ce contexte de précarité absolue, le lieu de vie – y compris lorsqu’il est imposé et fortement contraint – structure des pratiques et relations sociales ordinaires façonnées par des rapports de domination dont il est à la fois le théâtre et l’un des ressorts. Dans le même temps, les familles y développent des ancrages inattendus qui visent à contourner ou à contenir ces effets de domination. Ce lieu de vie non choisi, instrument d’institutionnalisation de la politique migratoire, sert de support à la construction d’une expérience familiale et enfantine résistante aux assignations induites par cette politique. Cette dynamique s’articule à un second espace, l’école, dont la fréquentation s’impose au titre du droit à l’éducation et qui, de fait, constitue une source de stabilité relative, bien que fragile, instituant « à bas bruits » et « par le bas » la vie quotidienne. Alors même que rien ne garantit à ces familles la possibilité de s’établir durablement, l’hôtel social et l’école – deux espaces pourtant imposés – deviennent des lieux où se construisent des ancrages sociaux et symboliques relativement solides, articulés et instituants. Ils vont permettre de mettre l’enfant au centre des expériences migratoires, d’inscrire celles-ci dans une continuité familiale tournée vers l’avenir et de soutenir l’agentivité enfantine.
Veille documentaire
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Le CCNDS a collaboré avec le Centre de collaboration nationale des méthodes et outils (CCNMO) et l’Université St. Francis à une revue exploratoire. Cette revue visait à consulter des publications à comité de lecture et de la
littérature grise. Elle a exploré ce que l’on sait au sujet des interventions visant à s’attaquer aux déterminants structurels de la santé et aux inégalités sociales de santé, car ils ont des répercussions sur les résultats en matière
de santé publique et de santé des populations dans les pays du G20 et les pays nordiques.
Présentation destinée aux infirmières scolaires sur la vaccination contre les virus du papillome humain (VPH), par Chantal Sauvageau de l'Institut national de santé publique du Québec en collaboration avec le Centre de recherche du CHU de Québec et de l'Université Laval.
France Nature Environnement est co-autrice, au sein d’une coalition de 10 associations pilotée par le Réseau Action Climat, d’un rapport qui analyse les régressions environnementales européennes en cours depuis 2024.
En à peine deux ans de mandature, la Commission européenne et le Parlement, avec l’appui du Conseil de l’Union européenne, sont responsables de plus d’une vingtaine de régressions du droit environnemental. Au cours des prochains mois, une trentaine d’autres pourraient être entérinés.
Les SISM, Semaines d'Informations sur la Santé Mentale sont une manifestation annuelle coordonnée par un collectif de partenaires, visant à sensibiliser le public aux questions de santé mentale et à informer sur les différentes approches de la santé mentale. Les SISM sont également un outil essentiel d'animation territoriale dans le cadre du Projet Territorial de Santé Mentale (PTSM) et des Conseils Locaux de Santé Mentale (CLSM).
Ce livret propose un ensemble varié de ressources, d'outils et de pistes d'actions destinés à soutenir et
enrichir l'animation des territoires dans le cadre des prochaines SISM.
À ce titre, ce guide a été conçu comme un outil
opérationnel, destiné à accompagner les élus au quotidien. Il propose des éléments de repérage et d'accompagnement des personnes en souffrance psychique, des recommandations ainsi que des contacts opérationnels permettant une intervention adaptée en situation d'urgence (incluant des modèles de documents), et recense les dispositifs territoriaux en santé mentale, ainsi que les formations et ressources mobilisables.
Internet est devenu un territoire de la vie quotidienne, qu’il s’agisse de pratiques de loisirs, de communication, d’achat, d’information, etc. Chaque nouveauté est adoptée à un rythme encore plus soutenu que la précédente. Les plus jeunes, qui ont toujours connu une vie digitale, sont souvent les utilisateurs les plus assidus. Les risques inhérents à un usage numérique massif sont nombreux et bien documentés. Temps de sommeil amputé, attention diluée, sédentarité excessive, exposition à des contenus inappropriés (violents, haineux, sexuels …), cyber-malveillance, dépendance aux écrans … sont autant de dangers qui guettent les plus jeunes. Dans ce contexte, les parents connaissent-ils les pratiques numériques de leurs enfants ? Celles-ci sont-elles liées aux pratiques parentales ? Les parents ont-ils mis en place des stratégies éducatives spécifiques et, si oui, lesquelles ? Quelles pratiques numériques adoptent les jeunes ? Quel degré d’autonomie souhaitent-ils et comment iréagissent-ils aux règles qui leur sont imposées ?
Avec ce recueil « Demain mon territoire », l’ADEME et l’OFB souhaitent partager des clés pour que les élus puissent intégrer cette dimension environnementale lors des nouveaux mandats et proposer des actions concrètes pour leur territoire. Chacune des 23 fiches de ce recueil valorise des solutions mises en place dans des communes et intercommunalités de différentes tailles où elles ont donné des résultats. Elles montrent qu’il est possible d’envisager une ville plus sobre en carbone, avec des gains en matière de lien social, de qualité de vie et de dynamisme économique.
Face à une hausse historique de la pauvreté en France (15,4 % en 2023, plus haut niveau depuis 1996), le Premier ministre a mandaté en 2025 le CNLE pour établir une trajectoire « volontaire, chiffrée et crédible » de réduction de la pauvreté à 10 ans. Cette note de cadrage identifie quatre facteurs structurels à corriger : l'érosion du système socio-fiscal (décrochage du RSA et des APL), le poids des dépenses contraintes, un non-recours massif aux droits, et une précarisation de l'emploi qui limite l'effet de la baisse du chômage sur la pauvreté. Le CNLE propose une approche multidimensionnelle combinant indicateurs pluriels, attention aux publics prioritaires (familles monoparentales, enfants, sans domicile, étrangers) et articulation entre mesures d'urgence et réforme structurelle. Les travaux se poursuivront via auditions et micro-simulations (DREES, modèle Ines) jusqu'à une délibération finale du CNLE prévue en juillet 2026.
Ce document rend compte d’une rencontre départementale organisée en mai 2026 dans le Doubs, centrée sur la promotion d’une alimentation saine et durable.
La recommandation de bonne pratique de la Haute autorité de santé (HAS) publiée en janvier 2025 réaffirme que la vie intime, affective et sexuelle (VIAS) constitue un droit fondamental et une dimension essentielle de la qualité de vie des personnes en situation de handicap. Cet état des lieux met toutefois en évidence plusieurs freins à son déploiement au sein des établissements médico-sociaux : manque de formation des professionnels, absence de cadre commun et faible intégration de la VIAS dans les outils institutionnels. Malgré ces difficultés, la majorité des établissements enquêtés proposent un projet personnalisé et un accompagnement individuel, avec une attention particulière portée au consentement. L'étude souligne néanmoins des marges de progression, notamment en matière d'information sur la contraception, d'accessibilité des supports et de partenariat avec les acteurs spécialisés. Les auteurs recommandent de renforcer la formation, de désigner des référents VIAS et d'inscrire davantage cette thématique dans les pratiques et les projets des établissements.
Les établissements sanitaires et médico-sociaux, confrontés à un cadre budgétaire contraint, doivent déployer des changements profonds en terme d'organisation pour mettre en oeuvre les dispositions réglementaires en faveur d'une alimentation durable et de qualité. Ce guide poursuit l'objectif de les outiller stratégiquement et opérationnellement dans leur démarche de réflexion et d'élaboration de leur stratégie alimentaire globale. Après une présentation des enjeux à appréhender conjointement (approvisionnements en produits durables et de qualité, lutte contre le gaspillage alimentaire, prévention et lutte contre la dénutrition, diversification des sources de protéines), le document recense les actions d'ordre stratégique et les actions opérationnelles à mettre en oeuvre dans le cadre d'un projet et d'un plan d'actions pour une restauration collective plus durable et de qualité.