Période cruciale pour chaque jeune, le passage à l’âge adulte, qui ne se limite pas à l’atteinte d’un âge socialement déterminé1, est marqué pour ceux en situation de handicap par la transition entre deux « secteurs » : le médico-social enfant et le médico-social adulte. À ses 20 ans, l’accompagnement proposé par les structures spécialisées du champ de l’enfance s’achève et le secteur adulte doit prendre le relais. Par manque d’anticipation, de réponses adaptées et d’ajustement du droit commun, le jeune, sa famille, mais aussi les professionnels qui l’entourent peuvent rencontrer de nombreuses difficultés : isolement, dépendance familiale, exclusion. Les fragilités du jeune sont accentuées et son passage à l’âge adulte se transforme en une période critique et propice aux ruptures, a fortiori s’il bénéficie d’un faible soutien familial. Afin d’y pallier, une anticipation, un accompagnement et une attention soutenue doivent être déployés afin de et lui permettre de se reconnaître et d’être reconnu en tant qu’adulte à part entière...
Veille documentaire
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
Et pour ne rien manquer, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter quotidienne La Veille du jour en vous inscrivant depuis cette page.
Première fois, premiers apprentissages, protection contre les IST (Infections Sexuellement Transmissibles), dépistages, mais aussi consentement, épanouissement… Qu’en est-il des pratiques des jeunes et quelles sont leurs connaissances ? Terpan Prévention, entreprise experte en prévention contre les IST et le Docteur Laure Geisler, médecin généraliste engagée, ont interrogé près de 1000 jeunes à travers la France, âgés de 13 et 20 ans pour mieux comprendre la sexualité des adolescents pour peut-être mieux les accompagner dans cette étape importante de la vie.
Tous les enfants en situation de handicap ont le droit d’accéder à l’éducation. Mais cette « inclusion scolaire » est loin d’être effective. Quelles sont les difficultés rencontrées concrètement par les enfants, leurs familles et les équipes pédagogiques chargées de les accueillir ? Comment rapprocher les déclarations de principes et les pratiques ?
Ce libre propos pose une réflexion sur les attitudes, paroles et comportements négatifs envers les personnes lesbiennes, gaies et bisexuelles (LGB) habitant ou travaillant dans les habitations collectives (HC), qui accueillent des personnes aînées autonomes et semi-autonomes. Ces situations problématiques, analysées selon les connaissances développées dans le champ de la maltraitance envers les personnes aînées, s’appuient sur six entrevues individuelles réalisées auprès d’une résidente lesbienne et de deux résidents gais, d’une employée lesbienne et d’une employée bisexuelle, puis d’un dirigeant gai recrutés dans cinq HC du Québec. La parole de ces personnes est peu entendue et peu prise en compte dans les écrits sur la maltraitance. Que sait-on des expériences de violence ou de négligence vécues par les personnes de la diversité sexuelle ? Comment ces personnes nomment-elles ces expériences, en s’appropriant ou non le terme de la maltraitance ? Comment conceptualisent-elles la maltraitance ? Lors des entrevues, les personnes LGB étaient invitées à partager des situations problématiques vécues ou dont elles ont été témoins dans les HC, en lien avec l’orientation sexuelle (OS). Ces situations, regroupées en deux thèmes, soit l’acceptation difficile des OS LGB et les commentaires inappropriés, permettent un élargissement de la compréhension des diversités au grand âge, des pluralités des formes de violences ou de négligences pouvant être associées à de la maltraitance, et ouvre sur de possibles pistes d’action de prévention visant à mieux rejoindre les personnes LGB.
Comment sortir l'eau du domaine technique, et lui rendre sa dimension politique ? En optant dès 2020 pour la gestion en régie de l'eau potable, la Métropole de Lyon s'est donnée plus de latitude pour garantir le droit fondamental à l'eau pour toutes et tous, maîtriser les usages de la ressource et préparer un avenir où celle-ci se raréfiera. La Collectivité souhaitait associer les citoyennes et citoyens à la création de la régie publique et à sa gouvernance. Ainsi, Eau publique du Grand Lyon réserve quatre sièges de son conseil d'administration à des représentants d'usagers. Mais cette décision s'est accompagnée d'une volonté plus ambitieuse : permettre une prise de conscience de l'ensemble des forces vives du territoire sur l'ampleur des enjeux liés à l'eau, en cherchant à mettre en débat les perceptions de chacune et de chacun.
Pour limiter l’impact sur la santé de la consommation d’alcool, depuis 2017, des repères de consommation à moindre risque ont été élaborés et font régulièrement l’objet de campagnes d’information en France. La proportion d’adultes dépassant ces repères de consommation n’a pas évolué entre 2017 et 2020 2f; l’objectif de cette étude est d’actualiser cette estimation avec les données les plus récentes, ainsi que de fournir un panorama régional de cet indicateur.
Ce document présente les méthodes, critères et processus d’élaboration de recommandations en santé publique. Les résultats de la première étape montrent qu’il existe diverses méthodes à cet effet et qu’il n’y a pas de consensus sur une méthode à privilégier. Les méthodes recensées se déclinent généralement en deux temps : 1) établir la force de la preuve scientifique d’un ensemble de données probantes et 2) formuler une recommandation à partir de cette preuve scientifique et d’autres critères.
Le RESO a réalisé une sélection de ressources consacrée à l’amélioration des lieux de vie en milieu scolaire avec un intérêt particulier aux environnements physique et social.
Des ressources essentiellement francophones et en libre accès sont recensées dans cette sélection de ressources. Au total, 22 ressources documentaires issues de la littérature scientifique et grise sont identifiées dans cette sélection qui est subdivisée en deux parties : la première partie rassemble des ressources documentaires qui traitent des améliorations de l’environnement physique et/ou social ; une seconde partie propose des ressources « Pour aller plus loin »
En 2020, l'épidémie de Covid-19 a paradoxalement et brutalement rappelé le rôle crucial de l'hôpital tout en plaçant sous les projecteurs de l'actualité ses faiblesses et ses difficultés. Acteurs hospitaliers, experts, responsables syndicaux et politiques s'interrogent sur les conditions du renouveau d'un système crucial pour la collectivité nationale. Ce numéro des Tribunes de la santé propose des contributions à ce débat, émanant d'universitaires, de chercheurs et de praticiens. Il vise à permettre d'établir un diagnostic commun, partagé par le plus grand nombre et susceptible de servir de base à une nouvelle réforme dont on peut penser qu'elle ne devrait pas être exclusivement hospitalière. Les mutations de la médecine et les transformations de la société imposent vraisemblablement une approche d'ensemble du système de santé, articulant services de prévention, médecine de ville, hospitalisation privée et service public hospitalier.
La prévalence tabagique a globalement baissé en France depuis 2016, mais un rebond des inégalités sociales semble s’opérer depuis 2020. L’objectif de cet article est de présenter certains facteurs associés à l’envie d’arrêter de fumer, au projet d’arrêt dans les 6 mois et à la réalisation d’une tentative d’arrêt l’année passée.
Après une baisse d’une ampleur inédite en France de la prévalence tabagique entre 2016 et 2019, celle-ci s’est stabilisée depuis. Dans un contexte post crise liée à la Covid-19, l’objectif principal de cette étude est d’estimer la prévalence du tabagisme en 2022 et de décrire son évolution récente.
Ce guide a pour objectif d’accompagner tous.tes les professionnel·les de santé qui n’ont pas été formé·es à la sexologie, au dépistage, à l’orientation diagnostique, pour la prise en soins des personnes souffrant de troubles et de dysfonctions sexuelles et ce, afin de permettre une amélioration des parcours de soins et une meilleure prise en compte des souffrances en lien avec la sexualité.