La FAS publie une version réactualisée du guide pratique de l’accueil et de l’accompagnement des personnes sortant de prison ou sous main de justice. Cette troisième édition est un outil pratique, apportant des réponses concrètes aux questions que peuvent se poser les personnes placées sous main de justice et les professionnel∙le∙s à leur contact, acteurs publics du monde judiciaire comme intervenant∙e∙s sociales∙aux du secteur social et médico-social, qu’elles et ils soient spécialisé∙e∙s ou non dans l’accueil et l’accompagnement du public sous main de justice ou sortant de détention.
Veille documentaire
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Ce document synthétise les résultats de l’évaluation du projet, précise la méthodologie utilisée et résume les 10 points clés à retenir et des préconisations pour les professionnels qui encadrent les enfants de 6 à 11 ans.
Le Québec connaît un vieillissement rapide de sa population. Avec l’âge, les atteintes cognitives sont plus fréquentes. Elles se traduisent par une diminution des capacités mentales susceptible de rendre le quotidien plus difficile et entraîner divers degrés d’incapacité. Cette situation amène des répercussions importantes sur les personnes touchées, leurs proches et les services de santé et sociaux. Dans ce contexte, la santé cognitive ne peut plus être envisagée uniquement sous l’angle clinique. Elle doit également être abordée comme un enjeu de santé publique, nécessitant des actions structurées de promotion et de prévention.
Entre 2019 et 2021, le nombre de tentatives de suicide a augmenté de 30% chez les 11-17 ans (5e rapport de l’Observatoire National du Suicide (2022)). En 2022, l’étude EnCLASS réalisée par Santé Publique France révèle que 24% des lycéens ont déjà eu des pensées suicidaires ; 13% déclarent avoir déjà fait une tentative de suicide au cours de sa vie et environ 3% une tentative avec hospitalisation. Ces chiffres semblent être en augmentation depuis au moins une dizaine d’années et soulèvent d’importants enjeux de santé publique : le suicide reste en effet la 2e cause de mortalité chez les 15-24 ans, juste après les accidents de la route, avec environ 400 décès annuels parmi les adolescent·es.
Ces données rappellent que les pensées suicidaires chez les jeunes sont loin d’être rares et qu’elles doivent être prises très au sérieux.
Le transport adapté, c’est bien plus qu’un moyen de déplacement. Pour de nombreuses personnes aînées, il constitue un lien essentiel avec les services de santé, les proches, les services de première nécessité et la vie communautaire. Pour améliorer ces services, il faut écouter les usagers et évaluer leur réussite en fonction de la capacité des personnes à se déplacer de façon fiable, digne et autonome.
Ces dernières années, la santé mentale a fait l’objet d’une intense actualité médiatique et politique, au point d’être proclamée « grande cause nationale » en 2025. Cette préoccupation apparaît encore plus marquée lorsqu’il s’agit de la santé mentale des jeunes. Articles de presse, émissions, prises de position de professionnel·les et d’acteurs du champ alertent sur un état jugé particulièrement dégradé, notamment depuis la crise sanitaire du covid-19. S’est ainsi progressivement imposée une forme d’évidence sociale concernant l’ampleur d’une « crise » de la santé mentale des jeunes. La notion même de « santé mentale » n’est pas neutre. Elle renvoie à une définition élargie, institutionnalisée par l’Organisation mondiale de la santé, comme état de bien-être, et non plus seulement absence de trouble. Ce passage de la psychiatrie à la santé mentale élargit considérablement le périmètre d’analyse. De même, la catégorie des « jeunes » est plurielle, traversée par des statuts sociaux et des conditions d’existence différenciées. L’enjeu de cette revue de littérature est double : objectiver les réalités empiriques de l’état de santé mentale des jeunes et analyser la construction sociale et politique contemporaine de la « crise » de la santé mentale des jeunes.
Le Baromètre des transitions, déployé au sein de la chaire Territoires en transition de GEM
et soutenu par Grenoble Alpes Métropole et l'ADEME, est un dispositif de recherche
conçu pour enquêter régulièrement les habitant·es de la métropole grenobloise sur leurs pratiques et représentations face aux grands enjeux de la transition socioécologique. Il vise à :
- enquêter de manière régulière auprès des habitants du territoire métropolitain sur leurs représentations des enjeux environnementaux, leurs comportements, les leviers d’accompagnement au changement, la réception voire l’impact des interventions métropolitaines dans ce domaine.
- tirer des profils qui permettent de mieux cibler le niveau et les modalités de l’intervention publique : typologies par âge/moments de vie ; catégories socioprofessionnelles/niveaux de revenu ; territoire/type d’habitat et mode de vie urbain ou rural…
- recueillir un feedback sur des dispositifs (offre de service public, aménagements, règlementations, campagne de communication, etc.) existants ou avant même leur mise en service, afin de tester leur recevabilité et les conditions de leur réussite, selon les profils.
Depuis plusieurs années, la question de la prescription sociale s’impose dans le champ de la santé publique comme un levier prometteur pour agir sur les déterminants sociaux de la santé et promouvoir le bien-être global des populations.
Cette approche, née au Royaume-Uni dans les années 1990, s’appuie sur un principe simple : permettre aux professionnels de santé — principalement les médecins généralistes — d’orienter leurs patients vers des activités sociales, culturelles, sportives ou communautaires susceptibles d’améliorer leur santé mentale, physique et sociale, en complément ou en alternative à une réponse strictement médicale.
En France, cette démarche s’inscrit dans la continuité des grandes orientations nationales de prévention et de promotion de la santé, notamment le Plan Priorité Prévention, la Stratégie nationale de santé, la Feuille de
route santé mentale et psychiatrie, et les actions de lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé, et de renforcement de la santé communautaire. La Direction générale de la santé (DGS) a engagé, en mai 2025, une réflexion nationale sur la mise en œuvre
de la prescription sociale dans le contexte français, en partenariat avec la Caisse nationale de l’Assurance maladie (CNAM) et avec l’appui d’experts issus des secteurs médical, académique, social et territorial.
Ce rapport documente, chiffres et auditions à l'appui, une réalité déjà installée : les jeunes utilisent massivement l'IA, souvent hors du regard des adultes, et de plus en plus tôt. Il fournit une grille pour distinguer les usages qui aident réellement (accessibilité, remédiation, différenciation) de ceux qui appauvrissent (délégation cognitive, aggravation des inégalités). Pour un professionnel de l'accompagnement, c'est un outil de positionnement : il permet d'objectiver ce qu'on observe déjà et d'ancrer un discours ni technophobe ni naïf. Les pages sur le handicap, les allophones et le décrochage précoce sont directement transposables aux pratiques médico-sociales.
Cette synthèse rapide des connaissances a pour objectif de recenser les stratégies de prévention primaire de la violence conjugale (c.-à-d. les stratégies qui visent à prévenir sa survenue) recommandées par des organisations de santé publique ou impliquées en prévention de la violence conjugale ou de la violence faite aux femmes. Elle vise aussi à présenter les effets des actions identifiées pour mettre en œuvre ces stratégies, selon la littérature grise et scientifique consultée.
Ce document propose des repères pratiques, des méthodes et des outils pour recueillir le point de vue des jeunes et très jeunes enfants et mieux le prendre en compte dans les décisions et les accompagnements qui les concernent.
Fondé sur le suivi ethnographique de douze enfants dans quatre familles au cours de leur scolarisation et de leur vie en hôtel social, cet article s’intéresse aux formes d’ancrages sociaux et spatiaux que les familles en migration dont le statut juridique est fragile bâtissent à partir de leur vie en hôtel social. Dans ce contexte de précarité absolue, le lieu de vie – y compris lorsqu’il est imposé et fortement contraint – structure des pratiques et relations sociales ordinaires façonnées par des rapports de domination dont il est à la fois le théâtre et l’un des ressorts. Dans le même temps, les familles y développent des ancrages inattendus qui visent à contourner ou à contenir ces effets de domination. Ce lieu de vie non choisi, instrument d’institutionnalisation de la politique migratoire, sert de support à la construction d’une expérience familiale et enfantine résistante aux assignations induites par cette politique. Cette dynamique s’articule à un second espace, l’école, dont la fréquentation s’impose au titre du droit à l’éducation et qui, de fait, constitue une source de stabilité relative, bien que fragile, instituant « à bas bruits » et « par le bas » la vie quotidienne. Alors même que rien ne garantit à ces familles la possibilité de s’établir durablement, l’hôtel social et l’école – deux espaces pourtant imposés – deviennent des lieux où se construisent des ancrages sociaux et symboliques relativement solides, articulés et instituants. Ils vont permettre de mettre l’enfant au centre des expériences migratoires, d’inscrire celles-ci dans une continuité familiale tournée vers l’avenir et de soutenir l’agentivité enfantine.