Selon une étude de l’OFDT, l’âge de l’usager moyen est passé de 25,1 ans à 32,8 ans entre 1992 et 2021. Si la consommation se stabilise, avec 10,6 % de la population concernée dans l’année, chez les moins de 25 ans, les indicateurs sont à la baisse.
Veille documentaire
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Le non-recours aux prestations sociales est un phénomène d’ampleur et durable dans de nombreux pays européens, atteignant fréquemment des niveaux supérieurs à 30 %. Il fait l’objet d’un intérêt croissant, plusieurs pays européens ayant déployé ou prévoyant de déployer des initiatives pour lutter contre ce non-recours. En France par exemple les expérimentations de « territoires zéro non-recours » et le projet de « Solidarité à la source » sont deux projets pour limiter le non-recours. La DREES organisait un colloque à ce sujet, le 13 décembre 2022, avec l’appui de l’ODENORE.
La Mildeca et l’Onaps se sont associés pour conduire un projet visant à caractériser, à partir de la littérature existante, les liens entre activité physique et consommation de substances psychoactives, selon les trois angles d’analyses suivants : 1) L’activité comme un facteur de prévention des consommations, ou de limitation de celles-ci ; 2) L’activité physique comme une modalité de prise en charge thérapeutique pour les usagers dépendants ; 3) L’activité physique comme un facteur d’initiation ou d’incitation à la consommation de substances psychoactives.
En 2017, le gouvernement s’est engagé dans le développement des habitats dits « inclusifs ». Dans le secteur de la santé mentale, ces habitats ont un impact majeur en termes de réinsertion des personnes vivant avec un handicap psychique, tant d’un point de vue d’inclusion sociale, que sur les parcours de soins en psychiatrie. Ces effets sont rendus possibles grâce, notamment, à l’intervention des Services d’Aide et d’Accompagnement à Domicile (SAAD).
Réduire le poids des cancers dans le quotidien de nos concitoyens, c’est l’ambition forte de la stratégie décennale de lutte contre les cancers, annoncée par le président de la République le 4 février 2021. Pour y répondre, la stratégie adresse l’ensemble des champs de la lutte contre les cancers : recherche, prévention, dépistage, soins, après-cancer et qualité de vie. D’ores et déjà, près de la moitié des 234 actions de cette stratégie a été engagée. Pour animer son déploiement et veiller à la transversalité des actions et à leur articulation avec les politiques des différents ministères, une gouvernance plurielle a été mise en place, qui prévoit, entre autres, la tenue chaque année d’un comité de suivi national. Instance inédite dans le domaine de la cancérologie, ce comité a pour mission de favoriser le partage, l’échange et l’implication de tous autour de la mise en oeuvre de la stratégie décennale : organismes de recherche, fédérations hospitalières, sociétés savantes, représentants des usagers, des collectivités, des entreprises et des établissements de santé, parlementaires, agences sanitaires, ministères.
Les pratiques ambulatoires peuvent avoir un impact sur les inégalités sociales et territoriales de santé. Il s’agit cependant de s’assurer qu’un suivi des personnes à faible niveau de ressources sociales et économiques peut être mis en œuvre.
L’article décrit les versants matériels et symboliques des rapports à la question environnementale des membres des classes populaires. Un principe de réalisme les porte à réinscrire cet enjeu dans les contraintes matérielles de leur existence et à l’appréhender à partir d’un goût pour le concret, le raisonnable et la respectabilité. Cependant, ce rapport réaliste, mis au jour par deux enquêtes (l’une ethnographique, l’autre par entretiens), s’actualise différemment selon les fractions de classe. Nos données révèlent des conflits internes aux fractions précarisées et des dynamiques divergentes d’ascension sociale au sein des fractions stabilisées.
Ce bilan de l’Observatoire français des drogues et des tendances addictives (OFDT) offre une vue synthétique de l’offre, des usages et des conséquences sanitaires et sociales de la consommation d’alcool en France pour l’année 2021. La première partie détaille l’évolution du marché, de la taxation, des prix et des volumes d’alcool consommés sur le territoire français. La deuxième partie décrit les conséquences de l’alcool en termes de prise en charge des usagers et de sécurité routière. Les données de l’année 2021 sont mises en perspective avec celles de 2019 et de 2020 (année marquée par les mesures exceptionnelles prises pour endiguer l’épidémie de Covid 19, qui ont produit des effets significatifs sur l’offre et les conséquences de la consommation d’alcool).
Mesurer la qualité de vie en routine est un élément essentiel à l’amélioration des conditions de vie tant du patient, de l’usager du système de santé, que du citoyen. La prise en compte de la qualité de vie peut entraîner une plus grande implication des patients dans les projets de soins, et, en population, une meilleure adéquation entre les besoins exprimés et les réponses à apporter. Sa mesure est ainsi un outil de dialogue et de démocratie. Le HCSP s’est saisi de cette question pour dresser un état des lieux de l’utilisation des mesures de santé perçue, de qualité de vie et de bien-être en France, aux échelons du pilotage des politiques publiques, des pratiques de soins et de l’évaluation au niveau populationnel. Il a comparé cette utilisation avec celle en cours dans les principaux systèmes de santé étrangers, et propose des recommandations opérationnelles concernant leur bon usage en France en pratique de soins et de santé publique. Il est constaté que ces mesures sont faisables mais sont largement à développer.
Cette consultation a pris la forme d’une série d’activités participatives ciblant les enfants âgés de 4 à 12 ans, dans le cadre du futur Plan d’urbanisme et de mobilité 2050 de la Ville de Montréal (PUM). L’objectif de la démarche était d’aller chercher la vision des citoyennes et des citoyens de demain et de mieux comprendre leurs aspirations et attentes envers la ville. Les auteurs du rapport soulignent que les résultats de la consultation montrent que les enfants ont non seulement des points de vue qui leur sont propres, mais aussi qu’il est possible de les consulter sur les sujets et les décisions qui concernent leur bien-être et leur développement.
La loi de lutte contre les exclusions de 1998 formalise l’existence, au niveau national, des permanences d’accès aux soins de santé (pass) à l’hôpital. Depuis, ses professionnels assurent des consultations médicales, ainsi qu’un travail social d’ouverture des droits sociaux, auprès de la patientèle sans couverture sociale et sans ressources. Ce modèle articulant dimensions sanitaire et sociale dans la prise en charge de personnes éloignées du système de santé a récemment été repris au niveau local. En 2013, l’Agence régionale de santé d’Île-de-France a mis sur pied l’expérimentation des pass ambulatoires. Elle a décidé de les placer dans des institutions de soins primaires situées en dehors de l’hôpital, en l’occurrence des centres municipaux de santé et des réseaux de santé associatifs. Sachant que ces structures ont été choisies en raison de leur mobilisation préexistante sur le sujet et que les pass ambulatoires sont une transposition de ce qui se passe à l’hôpital, cet article s’interroge sur l’institutionnalisation de l’assistance socio-médicale produite par cette expérimentation. Si cette dernière fait apparaître ou renforce la dimension sociale de la prise en charge des patients, en permettant la création de postes qui lui sont dédiés, elle ne contribue pas à l’instauration d’un personnel médical supplémentaire – parfois nécessaire dans ces structures. Ainsi, cette expérimentation dans les centres et réseaux de santé se traduit par des formes d’institutionnalisation différenciées de la prise en charge de leur patientèle.
Si l’État souhaite favoriser le développement de l’innovation thérapeutique et son accès à tous les patients dans le domaine de la cancérologie, il n’en demeure pas moins que les personnes âgées en sont toujours peu bénéficiaires. Ces patients sont sous-représentés dans les essais cliniques. Or, on sait qu’ils représentent la population la plus vulnérable à la survenue d’un cancer. Cette situation paradoxale soulève la question des inégalités de santé selon l’âge. Cet article propose de questionner cette problématique médicale et de mettre en lumière les logiques qui fondent son existence, du point de vue de 12 acteurs institutionnels et associatifs. La manière dont ils pensent l’accès aux soins et à la recherche médicale s’inscrit dans la complexité à définir et à désigner la population des personnes âgées. Les causes qu’ils lui attribuent puisent leur fondement dans des dimensions d’ordre social, politique et médical. Celles-ci traduisent l’intrication entre la représentation de la personne âgée, l’inertie des politiques publiques et des laboratoires pharmaceutiques et l’absence d’activisme thérapeutique par et/ou pour les personnes âgées.