Introduction : En France, les politiques nationales de promotion de la santé par l’activité physsique se traduisent localement par des dispositifs accessibles sur prescription médicale. Cependant, ces initiatives négligent souvent les facteurs sociaux influençant la participation.
Méthode : L’enquête s’appuie sur une approche qualitative à visée phénoménologique, combinant observations de terrain et entretiens menés auprès des bénéficiaires du programme. L’analyse explore leur engagement à travers le prisme des appuis corporels, relationnels, matériels et spatiaux qu’ils perçoivent et mobilisent dans leur expérience des séances « Mulhouse Sport Santé ».
Veille documentaire
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
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Inspiré par le cadre du vieillissement en santé proposé par l’Organisation Mondiale de la Santé, le projet Vieillissement en Santé (VIeSA) vise à élaborer un guide informatif et contextualisé destiné aux seniors et aux professionnels de la santé et du social du canton de Genève. Le guide a été conçu à partir d’activités contribuant à préserver les capacités fonctionnelles identifiées dans la littérature scientifique et à permettre de réaliser un itinéraire individualisé de « vieillissement en santé » intégré et coordonné dans le réseau genevois. À des étapes différentes, le projet s’est orienté vers une démarche participative en sollicitant les parties prenantes potentielles. Cet article se concentre sur la première étape qui a eu lieu au moment de l’élaboration d’un prototype du guide. Cinq focus groups consultatifs ont été réalisés, regroupant 36 participants volontaires (seniors, professionnels de la santé et du social, représentants de communes et du canton). Les données ont été retranscrites et analysées au moyen d’une analyse thématique inductive. Les résultats montrent des divergences et des convergences de points de vue, suivis de propositions d’évolution concernant le contenu du document et son accessibilité à un large public. Ces éléments ont été intégrés dans la construction du guide, qui a ensuite été testé sur le terrain avec la mise en œuvre d’un accompagnement personnalisé.
Cet article propose une revue de littérature sur les obstacles et les leviers à l’inclusion numérique des personnes âgées pouvant favoriser leur engagement dans l’appropriation des technologies. Les recherches montrent que, sur le plan individuel, le manque de motivation et d’intérêt constitue un obstacle majeur à l’utilisation des technologies numériques par les personnes âgées (Helsper & Reisdorf, 2013). Les vulnérabilités physiques et cognitives, telles que les limitations sensorielles ou le déclin cognitif, peuvent également entraver l’apprentissage et l’utilisation des technologies (Khosravi & Ghapanchi, 2016 ; Vigouroux-Zugasti, 2017). Au niveau psychosocial, les attitudes négatives, les peurs associées aux technologies et les représentations sociales ambivalentes du vieillissement influencent significativement l’engagement numérique des personnes âgées (Bergström, 2023 ; Yang et al., 2022). Les contextes culturels et les valeurs sociétales modulent également ce processus, comme le montrent des études menées en Suède, en Chine et en France (Bergström, 2023 ; Liu et al., 2021). Les leviers identifiés pour surmonter ces obstacles incluent le renforcement de la motivation intrinsèque et du sentiment de compétence à travers des programmes de formation (Quialheiro et al., 2023), ainsi que des approches personnalisées qui répondent aux besoins spécifiques des personnes âgées (Tomczyk et al., 2023). La promotion de la participation sociale et de la reconnaissance, notamment via des environnements d’apprentissage conviviaux et intergénérationnels, s’avère également efficace pour soutenir l’appropriation des technologies par les personnes âgées (Pihlainen et al., 2023 ; Vigouroux-Zugasti, 2017).
Une vaste étude danoise de phase 4, impliquant plus de 130 000 sujets âgés de plus de 60 ans, offre de nouvelles perspectives concernant la protection en conditions réelles du vaccin contre le VRS à l’égard des hospitalisations. Cet article traite du protocole de l’étude, de ses principaux résultats et de ses limites.
Les collectivités locales sont aujourd'hui des acteurs essentiels de la transition alimentaire. Loin de se limiter à la gestion des cantines, elles interviennent sur toute la chaîne pour garantir un accès à une alimentation saine et durable, soutenir l'agriculture locale et réduire l'impact environnemental.
Des leviers concrets pour agir
Restauration collective responsable et durable, développement des circuits courts, mise en œuvre de la loi EGalim, projets alimentaires territoriaux (PAT) : les collectivités disposent de nombreux outils pour transformer leurs politiques alimentaires. Aujourd'hui, 465 PAT fédèrent déjà acteurs locaux et citoyens autour d'objectifs de durabilité et de lutte contre le gaspillage.
Le CNFPT à vos côtés
Le CNFPT publie une nouvelle édition du livret thématique réunissant formations et ressources pédagogiques pour vous accompagner : outils pratiques, exemples d'innovations territoriales et accompagnement personnalisé pour construire des politiques alimentaires durables sur votre territoire.
Près d’une adolescente sur deux abandonne le sport par contrainte. Notre étude, menée avec Kantar*, révèle des chiffres chocs et montre comment l'ignorance du corps féminin, les pressions sociales et esthétiques, les exigences de performance constituent des freins à la pratique… Autant de facteurs qui expliquent le décrochage sportif des adolescentes, alors que le sport reste un enjeu majeur de santé, d’égalité et d’émancipation.
Ce rapport de recherche s’inscrit dans le cadre de la mesure 5b du plan de lutte contre les violences faites aux enfants 2023-2027, confiée à l’association CVM par la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS). La phase de recherche a été menée pour dresser un état des lieux des pratiques et des besoins des enfants et jeunes accueillis dans les établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS), ainsi que des professionnels les accompagnant.
Le présent rapport rend compte du contexte actuel, de la méthodologie de recherche, de la présentation des participants, des types de violences rencontrées en ESMS, du repérage et du signalement des violences, et conclut sur les perspectives et recommandations.
Ce rapport de recherche vise à ancrer la future mallette pédagogique dans la réalité des terrains d’intervention, en tenant compte des contextes institutionnels, des pratiques professionnelles et des besoins exprimés.
Il y a plus de quinze ans, la France faisait le choix d’affirmer l’obésité comme un enjeu majeur de santé publique. Le Plan Obésité 2010–2013, puis la feuille de route 2019–2022, ont posé des bases structurantes : reconnaissance de l’obésité comme maladie chronique, création des Centres spécialisés de l’obésité (CSO), structuration des filières territoriales et affirmation d’une prise en charge fondée sur la pluridisciplinarité. Ces avancées ont permis de consolider une offre de soins et d’améliorer l’organisation des parcours. L’obésité continue de progresser, en particulier dans ses formes les plus sévères et complexes. Elle touche de plus en plus tôt, s’inscrit dans les inégalités sociales, économiques et territoriales et expose à des complications médicales graves, à une altération de la qualité de vie et à des difficultés d’accès aux soins.
C’est dans ce contexte que Mme Stéphanie RIST, Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, lance la feuille de route 2026-2030 pour la prise en charge des personnes en situation d’obésité, cadre national visant à franchir un nouveau cap dans l’action publique. Cette feuille de route consolide ce qui fonctionne, corrige ce qui fragilise et accélère là où l’attente est la plus forte
Plus on est aisé, plus l'espérance de vie est élevée. Sur la période 2020-2024, l'écart d'espérance de vie à la naissance entre les 5 % les plus modestes et les 5 % les plus aisés est de 9 ans chez les femmes et de 13 ans chez les hommes. Les femmes parmi les 5 % les plus aisées vivent en moyenne 17 ans de plus que les hommes parmi les 5 % les plus modestes. À 50 ans, le risque de décès dans l'année des hommes est 7 fois plus grand chez les plus modestes que chez les plus aisés. Chez les femmes, ce rapport de risque est de 6 à 55 ans, âge où il atteint son maximum.
L’Organisation mondiale de la santé recommande la mise en place de campus sans fumée (CSSF), et en 2024, le Conseil européen a exhorté les États membres à adopter des politiques antitabac dans les établissements d’enseignement. Cependant, contrairement à l’Amérique du Nord, à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande, l’Europe a tardé à adopter les CSSF. En France, l’École de santé publique EHESP est devenue la première école CSSF en 2018. Cette recherche a évalué le soutien des étudiants à cette politique depuis sa mise en œuvre et a examiné les facteurs associés.
Depuis maintenant 10 ans, la Fédération Addiction en partenariat avec la Fédération des Acteurs de la Solidarité Auvergne-Rhône-Alpes et l'association Addictions France, outille les professionnel.les accompagnant les personnes en situation de précarité ayant des conduites addictives au sein des structures d'accueil-hébergement-insertion et logement (AHI-L). C'est au travers de leur programme commun, financé par l'ARS AURA, que plusieurs outils ont pu être construits de manière participative avec des professionnel.les et des personnes accompagnées volontaires.
Promouvoir l'activité physique (AP) des jeunes et lutter contre la sédentarité sont des priorités de santé publique. Au-delà des campagnes de marketing social et de la diffusion d'informations, de nombreuses initiatives de terrain sont développées depuis plusieurs années pour promouvoir la pratique d'AP. Se pose pour les intervenants et les financeurs la question du choix des interventions et de leur déploiement, dans un contexte de plus en plus marqué par la recherche d'efficacité et d'efficience. Aussi, l'identification, puis la généralisation, d'interventions validées scientifiquement constituent des enjeux majeurs pour l'appui aux acteurs. Les résultats de l'étude Icaps (Intervention auprès des Collégiens centrée sur l'Activité Physique et la Sédentarité) ont démontré qu'il est possible d'augmenter la pratique d'AP et de réduire la sédentarité avec un effet bénéfique sur la santé des jeunes. Cette intervention s'inscrit dans une approche socio-écologique prenant en compte trois axes : le jeune, son soutien social et son environnement physique et organisationnel. Après une phase de déploiement pilote, une seconde phase a débuté en 2019. L'objectif est de soutenir la mise en place de projets Icaps via un opérateur national, en s'appuyant sur la démarche Icaps et en lien avec le milieu scolaire. Ainsi, sur l'année scolaire 2022-2023, dans 13 établissements porteurs, plus de 1300 jeunes sur 1567 ciblés ont atteint les objectifs d'un projet Icaps (i.e., +1h d'AP par semaine et diminution de 20 mn de temps d'écran quotidien). On observe aussi une augmentation significative du nombre de jeunes atteignant les recommandations nationales de pratique d'AP entre le début et la fin de l'année scolaire (de 8% à 26%). Il émerge au sein des établissements 4 catégories d'actions permettant une mise en œuvre efficace de la démarche. Enfin, ces résultats ont été obtenus grâce aux partenariats entre les différents acteurs clés.