« Ce numéro de Pratiques en santé mentale est consacré à un dispositif particulièrement novateur institué par la « loi de modernisation de notre système de santé » de janvier 2016 : il s’agit des Projets Territoriaux de Santé Mentale, désormais appelés par tous PTSM. Le PTSM vise à « l’amélioration continue de l’accès des personnes concernées à des parcours de santé et de vie de qualité, sécurisés et sans rupture ». L’objectif est indéniablement ambitieux et dans la citation précédente tous les mots pèsent leur poids : l’accès à des parcours traduit la volonté d’éviter la stagnation, la sédimentation des personnes concernées par la santé mentale dans des dispositifs figés, mais tout au contraire de construire des processus transversaux, dynamiques et évolutifs. »
Veille documentaire
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
Et pour ne rien manquer, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter quotidienne La Veille du jour en vous inscrivant depuis cette page.
Amélioration de la qualité de l'air, promotion de l'activité physique grâce aux modes de transports actifs, augmentation de la qualité nutritionnelle des régimes alimentaires, confort thermique des logements pour faire face aux vagues de chaleur ou de froid… Les politiques climatiques ont de nombreuses externalités positives sur l'état de santé des populations. Les études démontrent que les co-bénéfices sanitaires des politiques visant la neutralité carbone se manifestent localement et à court terme. Ces résultats permettent de sortir du prisme des émissions de carbone en intégrant la lutte contre le dérèglement climatique dans un cadre plus large. Alors que les Etats peinent à respecter leurs engagements climatiques, les co-bénéfices sanitaires des politiques climatiques peuvent représenter un argument décisif en faveur de politiques ambitieuses, tant auprès de la population que des décideurs politiques.
La Drees publie de nouvelles données sur le profil et les conditions de vie des personnes handicapées âgées de 16 ans ou plus, entre 2008 et 2024. Ces données sont issues de l’enquête Statistiques sur les ressources et conditions de vie (SRCV). Les personnes handicapées âgées de 16 à 64 ans ont des conditions de vie dégradées par rapport à l’ensemble de la population : en 2024, environ une personne handicapée sur trois est en situation de privation matérielle et sociale, contre une sur huit dans l’ensemble de la population. Ces proportions sont relativement stables depuis 2013, et le profil des personnes handicapées évolue peu depuis 2008. Par rapport à l’ensemble de la population, elles sont plus âgées, et donc plus souvent divorcées ou veuves et ont plus souvent des enfants, elles sont moins diplômées, vivent plus souvent seules, sont moins souvent propriétaires de leur logement.
À l’approche des élections municipales de 2026, la propreté de l’espace public apparaît comme un enjeu central du cadre de vie. Cette enquête propose de l’aborder par un angle inattendu : la géographie des mégots de cigarette. Déchet minuscule mais omniprésent, le mégot devient un révélateur des usages quotidiens de l’espace public et des transformations sociales et territoriales. Observer où les mégots s’accumulent permet de lire une France vécue au quotidien, rythmée par les mobilités, les temps de travail, de loisirs et de consommation. Plus un lieu est fréquenté, plus il est exposé. Les « hotspots » – lieux de vie qui subissent de manière récurrente une forte concentration de mégots – se concentrent ainsi dans les espaces de transit et d’attente (gares, abribus), de consommation (rues commerçantes, terrasses), aux seuils d’établissements (écoles, bureaux, hôpitaux) et dans les lieux festifs. Un paradoxe s’impose : les villes rendues plus agréables, piétonnes et végétalisées paraissent souvent plus sales, car l’espace public s’étend, attire davantage d’usagers et met les services de propreté sous pression. L’enquête déconstruit les idées reçues : tous les fumeurs ne jettent pas leurs mégots. Le mauvais geste dépend d’un contexte précis (attente, stress, alcool, relâchement), d’automatismes hérités, d’une connaissance imparfaite des impacts environnementaux et, surtout, de l’absence d’alternatives visibles. Une minorité de contrevenants suffit cependant à dégrader durablement un lieu. Trois études de cas illustrent ces mécanismes : Grenoble met en évidence les tensions d’une métropole entre renaturation et incivilités ; Ambérieu-en-Bugey montre l’efficacité d’actions locales fondées sur la proximité et le lien social ; Banyuls-sur-Mer révèle l’effet amplificateur du tourisme et des usages festifs. En conclusion, l’enquête plaide pour une approche combinant équipements adaptés, sensibilisation humaine, mobilisation citoyenne et sanction mesurée, afin de faire de la propreté un levier fédérateur des politiques municipales.
L’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et l’Inspection générale de l’administration (IGA) ont évalué les haltes soins addictions (HSA), un dispositif expérimenté depuis 2016 pour réduire les nuisances liées à la consommation de stupéfiants dans l’espace public. Cette évaluation avait pour objectif d’éclairer le Gouvernement sur l’opportunité de maintenir, d’adapter ou arrêter des HSA en évaluant leur pertinence et leur place dans l’éventail des outils de réduction des risques et des dommages, leur impact sur la tranquillité et l’ordre publics, ainsi que leurs modalités de création et la pertinence de leurs lieux d’implantation.
La Lettre annuelle de l’Observatoire national des violences faites aux femmes, piloté par la Miprof, a pour mission de rendre visibles toutes les violences sexistes et sexuelles subies, sur une année, par les femmes et les enfants avec l’objectif de donner aux pouvoirs publics et à la société civile une vision aussi précise que possible de l’ampleur des violences de genre et de leur évolution.
Cet article porte sur l'étude des déterminants de l'intention des étudiants en masso-kinésithérapie de se faire vacciner contre la grippe dans le cadre de la théorie du comportement planifié.
Substance neurotoxique la plus souvent expérimentée à l’adolescence, l’alcool peut être à l’origine de dégâts majeurs si sa consommation s’installe. Pour prévenir ces risques, il est important d’instaurer le plus tôt possible un dialogue avec son enfant. Sans dramatiser ni minimiser.
* Objectif de la recherche : Étudier les facteurs clefs contribuant à l'émergence de la confiance des patients envers les médecins dans une communauté en ligne de santé covid-19.
* Méthodologie : Étude exploratoire de type netnographique. Analyse des interactions et de l'organisation au sein de la communauté en ligne.
* Résultats : Les facteurs identifiés incluent une organisation méthodique des professionnels de santé, la présence de modérateurs, le partage d'informations médicales fiables, la vérification des témoignages et la communication interactive des médecins.
* Limites et implications de la recherche : Les résultats sont spécifiques à une communauté en ligne de santé covid-19 et peuvent ne pas être généralisables.
* Implications pratiques : Les résultats offrent des perspectives pour concevoir et gérer des environnements virtuels de santé en mettant l'accent sur la confiance entre les membres.
* Originalité : L'étude met en lumière le rôle des facteurs organisationnels dans l'établissement de la confiance interpersonnelle au sein des communautés virtuelles de santé.
Les seniors ont parfois la réputation d'être peu concernés et mobilisés sur les enjeux environnementaux. Dans cette étude, croisant analyse quantitative et entretiens qualitatifs, l'organisation Parlons Climat passe en revue le niveau de connaissances, les pratiques écologiques consenties ou non par la génération des baby-boomers (65-80 ans), mais surtout leur rôle spécifique dans la transition écologique et leur potentiel de mobilisation. A bien des égards, les résultats de cette étude déconstruisent l'idée d'une jeune génération climat engagée et de seniors en retrait.
Ce rapport prône une refonte du traitement judiciaire des Violences intrafamiliales (VIF), reconnues comme un phénomène systémique de domination masculine. Il propose dix mesures : renforcer la sensibilisation sociétale, créer un code unique des VIF afin d'unifier les références légales, rendre obligatoire la formation des magistrats, instaurer un baromètre national de suivi, spécialiser les juridictions avec un juge et des chambres dédiés, mieux protéger les mineurs par des Ordonnances provisoires de placement parental (O3P), remplacer le “classement sans suite” par un “enregistrement sans poursuite”, élargir l’évaluation des préjudices aux dimensions psychologiques et sociales, renforcer les mesures coercitives en amont et assurer un suivi strict en détention ou en probation des auteurs. L’objectif est d’humaniser la justice, améliorer sa cohérence et placer la protection des victimes au centre de son action.
L’intelligence artificielle trouve des applications nombreuses dans la santé : pour des diagnostics plus précis (imagerie, etc.), des décisions plus éclairées (traitements et chirurgie, etc.), la rédaction automatique de comptes-rendus de consultation, etc. Les outils basés sur de l’IA sont déjà utilisés dans de très nombreux établissements de santé, sans forcément une bonne information de la gouvernance ni des usagers. Par ailleurs l’arrivée des nouveaux critères de certification HAS (Haute Autorité de Santé) pour les établissements amène des nouveaux items liés à l’intelligence artificielle et nous constatons une difficulté à avoir des retours sur l’impact des outils d’IA dans les soins dans le contexte où ces outils sont déployés de manière non concertée souvent.
L'objectif était d'identifier les différents enjeux et questionnements des représentants des usagers en établissement de santé sur l'arrivée de ces nouveaux outils dans les soins et les éventuels retours remontés par les usagers