À l’occasion de la publication des résultats de la chaire « Covid-19 et éducation », financée par le Conseil régional d’Île-de-France, l’Ined met en lumière les effets durables de la crise sanitaire sur les trajectoires éducatives et professionnelles des jeunes.
Veille documentaire
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
Et pour ne rien manquer, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter quotidienne La Veille du jour en vous inscrivant depuis cette page.
La pauvreté en milieu rural demeure trop souvent invisible et insuffisamment documentée, alors même qu’elle concerne des territoires qui représentent 88 % du territoire national et près d'un tiers de la population. Isolement, difficultés d’accès aux services publics, à la mobilité, à l’emploi ou aux soins : cette précarité se traduit par des freins structurels spécifiques et un risque accru de non-recours aux droits, accentuant les fractures territoriales et sociales. C’est dans cette perspective que la Délégation interministérielle à la prévention et à la lutte contre la pauvreté (DIPLP) publie un livret Pauvreté en milieu rural : regards croisés et pratiques inspirantes. Cet ouvrage s’inscrit dans une démarche collective visant à mieux caractériser les spécificités de la pauvreté en milieu rural et à valoriser les initiatives portées par les acteurs de terrain. Il prolonge la rencontre nationale consacrée à ce sujet, organisée en partenariat avec l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT), qui a réuni élus, associations, services de l’État, acteurs économiques, chercheurs et personnes concernées autour d’un objectif commun : partager les constats, croiser les expériences et faire émerger des propositions issues des territoires.
Les collectivités locales sont aujourd'hui des acteurs essentiels de la transition alimentaire. Loin de se limiter à la gestion des cantines, elles interviennent sur toute la chaîne pour garantir un accès à une alimentation saine et durable, soutenir l'agriculture locale et réduire l'impact environnemental.
Des leviers concrets pour agir
Restauration collective responsable et durable, développement des circuits courts, mise en œuvre de la loi EGalim, projets alimentaires territoriaux (PAT) : les collectivités disposent de nombreux outils pour transformer leurs politiques alimentaires. Aujourd'hui, 465 PAT fédèrent déjà acteurs locaux et citoyens autour d'objectifs de durabilité et de lutte contre le gaspillage.
Le CNFPT à vos côtés
Le CNFPT publie une nouvelle édition du livret thématique réunissant formations et ressources pédagogiques pour vous accompagner : outils pratiques, exemples d'innovations territoriales et accompagnement personnalisé pour construire des politiques alimentaires durables sur votre territoire.
Près d’une adolescente sur deux abandonne le sport par contrainte. Notre étude, menée avec Kantar*, révèle des chiffres chocs et montre comment l'ignorance du corps féminin, les pressions sociales et esthétiques, les exigences de performance constituent des freins à la pratique… Autant de facteurs qui expliquent le décrochage sportif des adolescentes, alors que le sport reste un enjeu majeur de santé, d’égalité et d’émancipation.
La Fédération Addiction publie, en ce début d'année, un nouveau guide dédié à l'amélioration de la prise en charge du tabac en première intention dans les consultations jeunes consommateurs. Ce document constitue un important appui méthodologique pour les professionnels de ces dispositifs. Il témoigne de l’attention que la Fédération Addiction porte à la question du tabac et sera suivi, courant 2026, d'un volet portant sur les CAARUD.
Depuis maintenant 10 ans, la Fédération Addiction en partenariat avec la Fédération des Acteurs de la Solidarité Auvergne-Rhône-Alpes et l'association Addictions France, outille les professionnel.les accompagnant les personnes en situation de précarité ayant des conduites addictives au sein des structures d'accueil-hébergement-insertion et logement (AHI-L). C'est au travers de leur programme commun, financé par l'ARS AURA, que plusieurs outils ont pu être construits de manière participative avec des professionnel.les et des personnes accompagnées volontaires.
« Ce numéro de Pratiques en santé mentale est consacré à un dispositif particulièrement novateur institué par la « loi de modernisation de notre système de santé » de janvier 2016 : il s’agit des Projets Territoriaux de Santé Mentale, désormais appelés par tous PTSM. Le PTSM vise à « l’amélioration continue de l’accès des personnes concernées à des parcours de santé et de vie de qualité, sécurisés et sans rupture ». L’objectif est indéniablement ambitieux et dans la citation précédente tous les mots pèsent leur poids : l’accès à des parcours traduit la volonté d’éviter la stagnation, la sédimentation des personnes concernées par la santé mentale dans des dispositifs figés, mais tout au contraire de construire des processus transversaux, dynamiques et évolutifs. »
À l’approche des élections municipales de 2026, la propreté de l’espace public apparaît comme un enjeu central du cadre de vie. Cette enquête propose de l’aborder par un angle inattendu : la géographie des mégots de cigarette. Déchet minuscule mais omniprésent, le mégot devient un révélateur des usages quotidiens de l’espace public et des transformations sociales et territoriales. Observer où les mégots s’accumulent permet de lire une France vécue au quotidien, rythmée par les mobilités, les temps de travail, de loisirs et de consommation. Plus un lieu est fréquenté, plus il est exposé. Les « hotspots » – lieux de vie qui subissent de manière récurrente une forte concentration de mégots – se concentrent ainsi dans les espaces de transit et d’attente (gares, abribus), de consommation (rues commerçantes, terrasses), aux seuils d’établissements (écoles, bureaux, hôpitaux) et dans les lieux festifs. Un paradoxe s’impose : les villes rendues plus agréables, piétonnes et végétalisées paraissent souvent plus sales, car l’espace public s’étend, attire davantage d’usagers et met les services de propreté sous pression. L’enquête déconstruit les idées reçues : tous les fumeurs ne jettent pas leurs mégots. Le mauvais geste dépend d’un contexte précis (attente, stress, alcool, relâchement), d’automatismes hérités, d’une connaissance imparfaite des impacts environnementaux et, surtout, de l’absence d’alternatives visibles. Une minorité de contrevenants suffit cependant à dégrader durablement un lieu. Trois études de cas illustrent ces mécanismes : Grenoble met en évidence les tensions d’une métropole entre renaturation et incivilités ; Ambérieu-en-Bugey montre l’efficacité d’actions locales fondées sur la proximité et le lien social ; Banyuls-sur-Mer révèle l’effet amplificateur du tourisme et des usages festifs. En conclusion, l’enquête plaide pour une approche combinant équipements adaptés, sensibilisation humaine, mobilisation citoyenne et sanction mesurée, afin de faire de la propreté un levier fédérateur des politiques municipales.
L’intelligence artificielle trouve des applications nombreuses dans la santé : pour des diagnostics plus précis (imagerie, etc.), des décisions plus éclairées (traitements et chirurgie, etc.), la rédaction automatique de comptes-rendus de consultation, etc. Les outils basés sur de l’IA sont déjà utilisés dans de très nombreux établissements de santé, sans forcément une bonne information de la gouvernance ni des usagers. Par ailleurs l’arrivée des nouveaux critères de certification HAS (Haute Autorité de Santé) pour les établissements amène des nouveaux items liés à l’intelligence artificielle et nous constatons une difficulté à avoir des retours sur l’impact des outils d’IA dans les soins dans le contexte où ces outils sont déployés de manière non concertée souvent.
L'objectif était d'identifier les différents enjeux et questionnements des représentants des usagers en établissement de santé sur l'arrivée de ces nouveaux outils dans les soins et les éventuels retours remontés par les usagers
Face à la complexité des inégalités sociales de santé en Ile-de-France, cette étude montre que les associations développent des initiatives, mais souffrent d'un relatif isolement et d'un sentiment d'épuisement. L'approche révèle un paradoxe majeur : alors que les associaitons sont aux avant-postes de la lutte contre les ISS, elles peinent à faire reconnaître la valeur de leurs actions dans un système institutionnel encore trop cloisonné. Les pratiques observées dessinent pourtant les contours d'une conception plus juste de la santé : ancrée dans les territoires, centrée sur les déterminants sociaux, conconstruitre avec les publics et faisant participer tous les acteurs, patients, bénévoles, professionnels. A partir de cette enquête et des réactions livrées par les associations lors de la présentation des résultats, trois pistes d'actions concrètes se dessinent : - Diffuser et faire connaître les actions associatives existantes, l'objectif étant d'oeuvrer en commun là où des besoins persistenbt et non de reproduire l'existant ; - Agir sur le terrain auprès des structures d'exercice coodornnée ; - Enfin, les associations estiment important de construire un plaidoyer commun et adapté chacun des interlocuteurs concernés (institutionnels, professionnels de santé, associations...).
Ce guide, basé sur l’argumentaire de la prise de position du Groupe de Concertation et de Coordination des Centres Spécialisés de l'Obésité (GCC-CSO) et du réseau FORCE, a pour objectif d’accompagner les professionnels de santé et les patients adulte dans l’initiation et le suivi d’un traitement pharmacologique de l’obésité, en fournissant des repères pratiques, des critères de prescription et des recommandations de surveillance pour optimiser la sécurité et l’efficacité de la prise en charge.
Le Groupe de Concertation et de Coordination des Centres Spécialisés de l'Obésité (GCC-CSO) et le réseau FORCE, propose un référentiel relatif à l’obésité de l’adulte destiné à accompagner les prescripteurs et les patients face à l’arrivée des nouveaux traitements médicamenteux de l’obésité TMO). La prise de position du document concerne les traitements pharmacologiques suivants : liraglutide, sémaglutide et tirzépatide. Elle a pour objectif de : préciser la place des TMO dans la prise en charge de l’obésité ; rappeler les indications validées, les prudences d’utilisation et les contre-indications ; accompagner les conditions de prescription et de suivi ; promouvoir une utilisation raisonnée, sécurisée et équitable des TMO ; contribuer à une information claire auprès des professionnels de santé, des patients et des décideurs publics. Cette prise de position s’inscrit dans la mission du GCC-CSO de favoriser, à l’échelle du territoire, une prise en charge multidisciplinaire, fondée sur les données de la science et respectueuse des personnes concernées, tout en anticipant les enjeux cliniques, éthiques et sociétaux liés à l’essor des thérapeutiques médicamenteuses de l’obésité.