Cette bibliographie tente de rassembler la littérature sur les données tangibles concernant l’AME mais aussi de refléter les débats qu’occasionne la prise en charge de la protection sociale des personnes étrangères en France.
Veille documentaire
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
Et pour ne rien manquer, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter quotidienne La Veille du jour en vous inscrivant depuis cette page.
Longtemps invisibilisées, les femmes rurales apparaissent aujourd’hui comme un angle mort majeur de l’analyse sociale. Leur situation découle de l’articulation entre les inégalités touchant l’ensemble des femmes et celles propres aux territoires peu denses : éloignement des services, faibles opportunités, mobilité contrainte. Ces difficultés s’accentuent encore pour les femmes issues des milieux populaires, produisant une « double marge » où chaque contrainte pèse plus lourdement qu’en ville. Les représentations culturelles, souvent archaïsantes, renforcent cette invisibilisation et l’effacement politique des rurales. Si les mécanismes de domination sont similaires à ceux des espaces urbains, leur intensité augmente : manque de modes de garde, emplois discontinus ou à temps partiel, coût des trajets, accès restreint à la formation et à l’emploi qualifié. Cette situation limite leur autonomie financière et accroît leur vulnérabilité patrimoniale en cas de séparation. La ruralité façonne ainsi durablement les trajectoires féminines, d’où la nécessité de politiques ciblées pour favoriser une égalité réelle. L’analyse repose sur un dispositif mixte associant un volet quantitatif (5 052 répondants) et un volet qualitatif (93 entretiens conduits via un protocole conversationnel encadré), réalisés par Opinion Way.
Guide sur la sexualité et la santé sexuelle pour les adolescents.
Le kit comprend notamment :
Le bilan global de l’expérimentation et ses chiffres clés ;Une évaluation d’impact menée sur les territoires déployés ;
Le cahier des charges utilisé pendant le programme ;Le déroulé pédagogique des séances de sensibilisation ;
Les outils d’évaluation employés auprès des participants ;
Les supports de communication créés pour accompagner la démarche.
Les cités éducatives jouent un rôle croissant dans la santé mentale des jeunes, un champ où les collectivités sont en première ligne. Mais cette montée en puissance reste fragile et inégale, selon un rapport Igas–IGESR qui appelle à un accompagnement renforcé et à une meilleure articulation avec les acteurs de santé.
Le guide méthodologique relatif à la prise en charge sanitaire des personnes placées sous-main de justice a pour objectif de fournir des références juridiques tenant compte des dernières modifications législatives et règlementaires, des repères méthodologiques et des outils opérationnels pour organiser les soins et améliorer la santé de ces personnes, en détention ou en milieu ouvert.
Agir pour « mieux protéger et accompagner les femmes victimes de violence » est une priorité du gouvernement dont se sont saisies les direction régionale et délégation départementale aux droits des femmes et à l’égalité (DRDFE, DDFE) de la région Auvergne Rhône Alpes, en partenariat avec le Lab Archipel (laboratoire d’innovation publique de la Préfecture AuRA) et le pôle design de la DITP.
Ils ont mis en œuvre une démarche systémique et collaborative visant à améliorer la coordination des acteurs de l’écosystème des violences intrafamiliales (VIF). Objectif : mieux coordonner et adapter la prise en charge aux réalités vécues par les femmes victimes de violences tout au long de leurs parcours.
Cette synthèse des rapports d’activité des conseils départementaux de la citoyenneté et de l’autonomie porte à titre exceptionnel sur la période comprise entre le 1er janvier 2021 et le 31 décembre 2024, durant laquelle la quasi-totalité (97 %) des CDCA a été renouvelée.
Le Conseil national de l’Ordre des médecins (Cnom) publie aujourd’hui un rapport inédit sur la vaccination en France en 2025, proposant une approche intégrée pour répondre aux défis actuels. Ce travail articule les dimensions juridique, déontologique, scientifique et communicationnelle, offrant un cadre opérationnel aux professionnels de santé, décideurs et grand public. 40 ans après le vaccin contre la rage, la France reste à la fois le pays de Pasteur et l’un des plus marqués par l’hésitation vaccinale. Malgré une légère amélioration, la méfiance persiste, alimentée par la complexité du calendrier, le manque d’information fiable et la diffusion de messages erronés en ligne. Pourtant, la vaccination sauve près de 2 millions de vies par an selon l’OMS. Si 75 % des Français y sont favorables, plus de la moitié se juge mal informée et près de 90 % souhaitent un parcours vaccinal simplifié. Face à ce constat, le CNOM appelle à une communication renforcée, notamment sur les vaccinations scolaires et professionnelles, et un débat apaisé sur l’équilibre entre liberté individuelle et protection collective. Le Cnom demande un cadre vaccinal plus lisible et accessible pour les professionnels de santé, avec l’intégration des recommandations vaccinales dans les logiciels médicaux, avec des alertes en temps réel sur les ruptures d’approvisionnement et les substituts validés par l’ANSM. Il recommande la mise à disposition de doses sur les lieux d’exercice (cabinet, services hospitaliers) pour renforcer l’accessibilité et l’adhésion vaccinale. En prévision de futures crises, il souhaite participer à la réflexion sur la priorisation des publics cibles, et propose une traçabilité optimisée via l’interconnexion des outils numériques avec le Dossier médical partagé. Les vaccins obligatoires pour les médecins restent aujourd’hui limités. Le Cnom soutient leur révision ciblée et basée sur l’évaluation des risques actuels, la couverture vaccinale de la population générale, l’exemplarité médicale et la protection des patients vulnérables. Ainsi il appuie la proposition de la HAS de rendre la vaccination contre la rougeole obligatoire pour les professionnels de santé. Le Cnom propose également d’actualiser régulièrement ces obligations vaccinales en s’appuyant sur une médecine préventive universelle pour l’ensemble des médecins. Face à l’évolution rapide des connaissances, des attentes citoyennes et celui plus lent des obligations réglementaires par nature encadrées, le CNOM prône une approche globale pour garantir une pratique cohérente. L’acte vaccinal, bien que simple en apparence, mobilise expertise clinique, information loyale et vigilance déontologique. Assurer sa qualité, sa traçabilité et son intégrité est indispensable pour maintenir la confiance et l’efficacité de cette stratégie majeure de santé publique. [D'après la présentation de l'éditeur]
Depuis la création de l’Aide médicale de l’Etat (AME), de nombreuses propositions de réforme ont été envisagées, le plus souvent dans une perspective de durcissement des conditions d’accès à l’AME (droit d’entrée à l’AME, transformation de cette dernière en simple aide médicale d’urgence). Parmi les mesures effectivement mises en place figurent en 2003 la condition de résidence ininterrompue de trois mois pour pouvoir en bénéficier ou, en 2019, la mise en place d’un délai de neuf mois pour la prise en charge de certains soins et traitements non urgents.
La campagne nationale de mesure des composés émergents dans l’eau potable menée par l’Anses de 2023 à 2025 s’est intéressée aux PFAS. La présence de substances appartenant à ce vaste groupe restait en effet jusqu’à présent insuffisamment documentée dans l’eau destinée à la consommation humaine. Sur les 35 PFAS recherchés, 20 ont été détectés dans des échantillons d’eau brute et 19 dans les échantillons d’eau distribuée au robinet. Certains ne sont présents que dans un seul prélèvement, tandis que d’autres sont plus fréquemment retrouvés, notamment le TFA, détecté dans 92 % des prélèvements d’eau distribuée comme d’eau brute. Les résultats de la campagne montrent que les concentrations des substances PFAS mesurées dans la grande majorité des prélèvements analysés sont inférieures aux limites règlementaires lorsqu’elles leur sont applicables.
Le rapport propose une analyse détaillée des profils des ménages en situation de pauvreté, mettant en lumière des tendances démographiques marquantes : féminisation de la pauvreté, augmentation des ménages sans ressources, et précarisation des travailleurs. Il souligne également l'importance des prestations sociales, dont le non-recours atteint 38% pour le RSA en 2024. Le Secours Catholique formule des recommandations concrètes pour les acteurs locaux, comme la simplification des démarches administratives, l'accès inconditionnel aux droits fondamentaux, et la création de revenus minimums garantis. Ces propositions visent à restaurer la dignité des personnes précaires et à renforcer la solidarité collective.