La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie les résultats d’une étude sur les dépenses de santé des Français en 2017. À partir du modèle Ines-Omar, développé par la DREES, il est possible de calculer le poids de l’ensemble des dépenses de santé et de leur financement dans le revenu des ménages et d’étudier ainsi la redistribution opérée par le système d’assurance maladie.
Veille documentaire
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Le logement est un déterminant important de la santé et du bien-être des individus. Cette synthèse s’adresse à tous ceux et celles qui œuvrent en petite enfance, et qui sont impliqués dans les actions de soutien aux familles et au développement de l’enfant. Elle s’appuie sur une recension de seize études scientifiques portant sur l’instabilité résidentielle chez les enfants de moins de 6 ans. Elle examine plus en détail ses effets potentiels sur le développement de l’enfant et sa réussite scolaire. Elle identifie également le rôle joué par certains facteurs associés.
Les interventions de prévention précoce à domicile se sont développées dans de nombreux pays, et selon les études, certains effets positifs ont pu être démontrés sur :
- le développement psychoaffectif de l'enfant avec moins de problèmes d'attachement à un an, moins de troubles du comportement et un meilleur développement cognitif, langagier et moteur ;
- la santé de l'enfant avec moins d'accidents, d'hospitalisations et de passages aux urgences, plus de vaccination et moins de faible poids à la naissance et de prématurité ;
- la réussite scolaire de l'enfant ;
- la santé de la mère avec un meilleur suivi de grossesse et du post-partum, moins de diabète gestationnel, une réduction des hospitalisations anténatales, moins de césariennes, moins de stress et de dépression périnatale ; un espacement des grossesses ;
- la parentalité avec plus de connaissances parentales ; un meilleur repérage et une meilleure réponse aux besoins du bébé ; plus de satisfaction et de sentiment de compétences parentales ; une meilleure capacité maternelle à créer un environnement sécuritaire et stimulant ; un meilleur engagement, une meilleure confiance et moins d'anxiété chez les pères.
Ainsi, la Feuille de route 1 000 premiers jours encourage le déploiement de telles interventions auprès de familles en situation de vulnérabilité afin de soutenir la relation parentenfant et conforter le développement de l'enfant. Il vise également à partager les connaissances scientifiques et expérientielles récentes disponibles, permettant de favoriser une implantation de qualité de nouvelles IPPAD sur de nouveaux territoires.
Pour répondre à cet objectif, trois types de connaissance sont présentés ici: celles issues d'une revue de la littérature concernant les facteurs favorisant le succès des interventions, celles du recensement en France des IPPAD soutenant la relation parent-enfant et celles d'une enquête populationnelle mesurant l'attractivité de telles interventions pour les futurs et nouveaux parents.
Accompagnant son étude sur le sujet, l’ONPE présente dans une fiche synthétique les principaux enjeux et questionnements relatifs à la protection des enfants confiés sur le long terme quand la perspective d’un retour en famille s’éloigne.
Cette étude s’intéresse aux besoins des enfants confiés durablement en protection de l’enfance, et décrit les pratiques départementales et judiciaires en faveur de réponses adaptées à leur apporter – parmi lesquelles les démarches de protection par le statut.
Les analyses croisent les apports de la littérature scientifique, d’un examen du corpus juridique et d’un recueil de données mixtes, quantitatives et qualitatives. Elles permettent un état des lieux de la question et débouchent sur des propositions pour mieux protéger l’enfant sur le long terme, en sécurisant son parcours.
L’ONPE Synthèses n°23 interroge les conduites addictives des jeunes accueillis en structures collectives et analyse les questionnements des professionnels sur les réponses à y apporter dans leur accompagnement en s’appuyant sur la « Recherche Santé et SOcial en Protection de l’Enfance – RESSOPE » publiée en 2024 par l’ONPE par Séverine Euillet, maîtresse de conférences HDR, Louis Mathiot, maître de conférences et Filipina Salomon, doctorante en sciences de l’éducation et de la formation à l’université Paris Nanterre (CREF). Ces auteurs présentent aussi dans ce numéro le programme Autonomia, conçu par le Centre d’information et de consultation en alcoologie et toxicomanie (CICAT), pour les prévenir en soutenant le développement des compétences psycho-sociales des jeunes.
L'approche « Une seule santé » offre un cadre global pour relever les défis sanitaires interdépendants résultant des interactions entre les humains, les animaux, les plantes et l'environnement. En encourageant la collaboration interdisciplinaire et intersectorielle, elle vise à lutter contre les maladies, à réduire la résistance aux antimicrobiens et à soutenir la durabilité de l'agriculture et des écosystèmes. Le succès de l'initiative « Une seule santé » repose sur un engagement politique fort, un financement adéquat et des efforts coordonnés entre les parties prenantes. En outre, l'éducation et la sensibilisation du public sont essentielles pour faciliter la coopération intersectorielle et s'attaquer aux disparités régionales et économiques.
Le rapport mondial sur les déterminants sociaux de l’équité en santé, demandé par la résolution WHA74.16, souligne les progrès limités vers l’équité en santé. Il analyse les causes des inégalités et propose 14 recommandations dans quatre domaines d’action. Ces mesures visent à réduire durablement les disparités en santé.
Comment les personnes touchées par un diabète de type 2 gèrent-elles leur santé au fil de l'évolution de la maladie, selon leur situation sociale et les ressources dont elles disposent ? Des entretiens ont été menés entre 2020 et 2022 avec 84 personnes atteintes de cette pathologie, dans cinq régions françaises (Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Ile de La Réunion), dans un contexte sanitaire instable dû à l'épidémie de Covid-19. Ces personnes, aux profils diversifiés, déclarent pour la plupart adhérer au traitement recommandé pour leur santé. Leurs logiques d'actions sont liées notamment à leur littératie en santé, et à leurs rapports différenciés à l'alimentation, à l'activité physique, ainsi qu'au traitement et au suivi de la maladie. L'importance du soutien social, de l'accès à une éducation thérapeutique et de la qualité des relations entretenues avec les professionnels de santé a également été observée. En soulignant ce qui facilite ou, au contraire, rend plus difficile une gestion de la santé conforme aux recommandations médicales, cette recherche offre des pistes aux pouvoirs publics et aux soignants pour mieux organiser leur accompagnement, en réponse aux besoins diversifiés des personnes vivant avec un diabète.
En écho à l’engagement pris par la Ministre déléguée chargée de l’autonomie et du handicap, Charlotte Parmentier – Lecoq, lors de la présentation des résultats du plan de contrôle des EHPAD le 27 mars 2025, l’ARS Île-de-France rend publics les premiers rapports et décisions définitives prises à la suite des inspections et contrôles.
En 2020, alors que le Grenelle des violences conjugales venait d’être lancé, la commission des finances du Sénat avait remis un rapport intitulé « Le financement de la lutte contre les violences faites aux femmes : une priorité politique qui doit passer de la parole aux actes ». Cinq ans plus tard, MM. Arnaud Bazin et Pierre Barros, rapporteurs spéciaux des crédits de la mission « Solidarité, insertion et égalité des chances », ont remis l’ouvrage sur le métier : ils ont présenté le mercredi 2 juillet leur rapport sur l’évolution des financements de la lutte contre les violences faites aux femmes.
Dans le monde, l'année 2024 est la plus chaude enregistrée depuis le début des mesures instrumentales, dépassant le précédent record établi en 2023. Il s'agit de la première année dépassant les 1,5 °C de réchauffement par rapport à la période préindustrielle 1850-1900. En 2024, plus de 3 700 décès sont attribuables au réchauffement climatique en France. Le rapport s'inquiète du fort ralentissement de la baisse des émissions de gaz à effet de serre de la France. Le Haut Conseil pour le climat appelle à une relance de l'action politique pour limiter les impacts du réchauffement climatique. Le rapport présente une analyse du suivi des émissions de gaz à effet de serre et des politiques mises en œuvre pour chacun des secteurs suivants : transports, agriculture, industrie, bâtiment, production d'énergies, déchets, forêts, bois et utilisation des terres.