PRICOV-19 est une étude transversale européenne basée sur un questionnaire en ligne, décrivant l’impact de la pandémie sur les structures de soins primaires (SSP). En France, les SSP sont les cabinets solo (CS), les cabinets de groupe mono ou pluriprofessionnels (CG), les structures d’exercice coordonné (SEC) : maisons de santé et centres de santé. Le triage, qu’il soit numérique (TN), téléphonique (TT) ou à l’arrivée (TA) est indispensable pour réduire le risque infectieux, et fait partie des pratiques d’organisation recommandées.
Veille documentaire
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Dans le cadre d’une politique nationale de lutte contre le surpoids et l’obésité, le programme « Lycéen Bouge » vise à combattre les inégalités sociales de santé chez les adolescents, en améliorant leur bien-être et leur équilibre nutritionnel. Cet article a pour objectif de présenter la logique d’intervention de ce programme, et d’en identifier les fonctions clés, indispensables au bon fonctionnement du programme et à son éventuelle transférabilité.
À travers un extrait de la leçon inaugurale qu’elle a délivrée, lors de sa nomination en tant que Professeure au Collège de France (Chaire annuelle de Santé Publique), Mathilde Touvier nous apporte un éclairage sur l’impact de l’alimentation que nous ingérons au quotidien sur notre santé. Cet éclairage nous est proposé sous le prisme de travaux multidisciplinaires et internationaux auxquels elle a participé. Ces derniers montrent une relation indiscutable entre la nutrition et la santé. C’est, par exemple, sur les bases de ces connaissances qu’a été mis en place, en France, le Programme National Nutrition Santé et qu’a été créé le Nutri-Score. Au-delà des enjeux scientifiques, Mathilde Touvier nous expose les difficultés dans la mise en œuvre des politiques de prévention face au lobbying des industriels. Dans ce contexte, faire le « bon » choix en matière d’alimentation pour les consommateurs est difficile. Indiscutablement, il reste à faire dans le déploiement des politiques de santé publique. Même si elles semblent rencontrer un certain succès avec la stabilisation de la prévalence du surpoids et de l’obésité, elles marquent le pas avec les inégalités sociales qui s’accentuent dans le champ de la nutrition. Bref, un message puissant qui, en dernière partie, lève le voile sur le futur de notre alimentation et expose des pistes prometteuses de recherche.
Depuis 2019, l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire réalise des travaux d’évaluation du Service national universel (SNU). Ce rapport présente les résultats des cinq enquêtes menées auprès des participants aux séjours de cohésion du SNU de février à juillet 2023. Sur les 39 899 participants, 23 275 ont participé à l’enquête. Les principaux résultats sont très proches de ceux tirés des enquêtes menées depuis 2019. En termes de profil, on retrouve une faible proportion de jeunes issus de QPV (5 %) et une surreprésentation des élèves scolarisés en voies générales et technologiques (84 %). Plus d’un participant sur quatre vient d’une famille dont au moins un parent travaille ou a travaillé dans les corps en uniforme, et près d’un participant sur deux souhaite exercer son futur métier dans l’une de ces professions.
Créé en 2019, le service national universel (SNU) s’adresse aux jeunes âgés de 15 à 17 ans auxquels il propose de participer à un « séjour de cohésion » puis à une phase d’engagement (mission d’intérêt général, service civique, bénévolat, préparation militaire…). En 2023, environ 40 000 jeunes ont participé à un séjour de cohésion. Souvent motivés par les rencontres, la valorisation du SNU sur leur CV, le cadre militaire et le sport, ils se déclarent très majoritairement satisfaits de leur expérience, mais soulignent cependant quelques points à améliorer, comme le planning des journées souvent jugé trop chargé. Les élèves scolarisés en voies générales et technologiques sont surreprésentés, tout comme les filles et les enfants de cadres ou de parents ayant travaillé dans les corps en uniforme. Plus de quatre jeunes sur cinq souhaitent réaliser la phase d’engagement après le séjour de cohésion, le plus souvent dans les corps en uniforme.
Faire ce qui compte en période de stress est un guide de gestion du stress de l’OMS destiné à vous aider à faire face à l’adversité. Ce guide illustré appuie la mise en œuvre des recommandations de l’OMS en matière de gestion du stress.
Le stress peut avoir de nombreuses causes, y compris des difficultés d’ordre personnel (conflit avec des êtres chers, la solitude, le manque de revenus, l’inquiétude par rapport à l’avenir), des problèmes au travail (conflit avec des collègues, un travail extrêmement exigeant ou précaire), ou encore des menaces importantes au sein de la communauté (violence, maladies, absence de perspectives économiques). Ce guide s’adresse à toute personne qui souffre de stress – en allant des parents et aidants jusqu’aux professionnels de la santé travaillant dans des contextes dangereux. Il peut aider aussi bien les personnes qui fuient la guerre, qui ont perdu toutes leurs possessions, que celles qui vivent en sécurité dans des communautés en paix. N’importe qui, où que ce soit, peut connaître des périodes de stress intense. S’appuyant sur des données factuelles existantes et sur de nombreuses recherches menées sur le terrain, ce guide propose des informations et des techniques pratiques pour aider les gens à faire face à l’adversité. S’il est évident qu’il faut s’attaquer aux causes de l’adversité, il est également nécessaire de soutenir la santé mentale des personnes.
Cette étude, menée dans le cadre de l’intervention d’un chirurgien-dentiste en établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS), a eu comme premier objectif de poser un diagnostic sur les besoins en soins bucco-dentaires des personnes handicapées (PH). Le second objectif a été de parvenir à sensibiliser le personnel soignant à un protocole de prévention et de suivi. Cette étude transversale descriptive a été menée d’octobre 2016 à octobre 2018, auprès de 20 ESMS de l’Essonne et a concerné une cohorte de 663 PH volontaires, soit plus de 81 % des PH accueillies dans ces structures. Les indicateurs en hygiène et santé bucco-dentaire des PH, ainsi que l’évolution des pratiques professionnelles suite aux ateliers de mise en situation ont été analysés, via le test du Khi-deux de Pearson et celui de Cramer évaluant respectivement l’existence de relations entre variables et leur intensité. Parmi les 96 % des PH ayant accepté un dépistage complet, 3/4 présentaient de la plaque dentaire, 2/3 une inflammation gingivale, ces pathologies étant plus fréquentes chez les plus de 20 ans (p< 0.001 | V de Cramer= 0.26). Seuls 14 % avaient un bon état bucco-dentaire. Six mois après, 17 ESMS ont enregistré les suivis bucco-dentaires dans les dossiers médicaux et 8 ESMS instauré un brossage après le dîner et le petit déjeuner contre respectivement 10 et 7 avant l’intervention. Cette étude a conforté la nécessité de mener en ESMS des dépistages dentaires. L’implication des ESMS dans la surveillance de l’hygiène bucco-dentaire des PH reste à renforcer.
Le dispositif de l’aide médicale d’État (AME) vise à offrir une protection santé aux étrangers en situation irrégulière présents sur le territoire français depuis au moins 3 mois sous condition de faibles ressources. L’AME obéit au principe qui guide notre éthique de médecin avec le devoir de prendre en charge tout patient, quelle que soit sa situation, régulière ou non. Ce dispositif répond à une logique de soins pour prévenir le recours à une hospitalisation en cas d’aggravation de maladies qui peuvent être prises en charge en ambulatoire et prévenir le risque de transmission de maladies contagieuses. La pérennité de ce dispositif est discutée dans le cadre de la loi d’immigration. Dans ce contexte, l’Académie Nationale de Médecine (ANM) tient à réaffirmer les recommandations qu’elle avait émises en 2017 en faveur d’une facilitation des procédures d’accès aux soins pour les personnes en situation de précarité.
La trousse pour des communications saines liées au poids s'inscrit dans une volonté de redéfinir la manière dont le poids et les enjeux qui y sont associés sont abordés dans l'espace public. Elle a comme objectif de rendre les communications plus inclusives et réduire la stigmatisation à l'égard du poids. Elle est composée de quatre outils : 1-Pour un langage inclusif et non stigmatisant à propos du poids; 2-Pour un visuel inclusif et non stigmatisant à propos du poids; 3-Des messages populationnels pour communiquer sainement sur le poids et 4-Des différents publics cibles et leurs vulnérabilités face aux messages liés au poids
La construction d'un protocole de lutte contre les violences sexistes et sexuelles est un élément clé pour assurer la protection des victimes, des témoins et des publics lors d'un évènement festif. Ce dispositif de signalement et de traitement de ces violences formalise les principes d'action de la structure organisatrice, ainsi que les tâches et rôle de chacun·e. Ce guide propose des principes d'action et méthodologies de travail, des questionnements et conseils pour orienter dans la construction d'un tel protocole, propre à chaque structure. Il invite également les équipes organisatrices à mener une réflexion de fond sur le sujet, et à agir en partenariat avec des collectifs ou associations expertes.
La consommation de drogues licites et illicites est responsable de la perte annuelle de près de 130.000 vies humaines en France à laquelle s’ajoutent des coûts sanitaires et sociaux considérables. La dépense directe des finances publiques s’élève à 22,1 milliards d’euros, soit près de 1% du PIB. Le niveau élevé d’usage de ces substances à l’âge adulte dans la population française s’explique par un début très précoce de leurs consommations, puis par des progressions régulières au cours de la vie, comme le montrent les études de prévalence. Si les enquêtes les plus récentes affichent une baisse sensible de la fréquence d’usage de ces drogues chez les adolescents, ces consommations demeurent importantes et constituent un problème majeur de santé publique auquel il faut apporter des réponses prioritaires. En effet, l’adolescence est une période de vulnérabilité toute particulière aux addictions du fait de l’absence de maturité neuropsychologique. De nombreux facteurs peuvent faciliter la transition vers l’addiction, qu’ils soient génétiques, environnementaux, liés à une vulnérabilité psychiatrique ou aux traits de la personnalité. D’une manière générale, la consommation de drogues à l’adolescence est susceptible d’induire de nombreux troubles. Pour sa prévention, il est indispensable d’assurer précocement, dès l’école primaire, une éducation spécifique sur les dangers de cette consommation, et de la poursuivre dans le cadre de programmes adaptés à toutes les étapes du parcours éducatif jusqu’à l’université. Des actions systémiques visant à une meilleure formation des professionnels de santé et à une véritable coordination des départements ministériels concernés doivent également être mises en place. L’Académie nationale de médecine propose des recommandations pour répondre à ces questions.