Dans le cadre d’une saisine ministérielle, la HAS a évalué la pertinence d’une obligation vaccinale annuelle contre la grippe saisonnière. Elle recommande le maintien de la recommandation vaccinale antigrippale en vigueur pour les personnes âgées en collectivité, sans obligation vaccinale. Pour les professionnels des secteurs sanitaire et médico-social, la HAS recommande d’instaurer progressivement une obligation vaccinale en priorisant les EHPAD et USLD.
Veille documentaire - Maladies infectieuses et vaccination
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Dans un avis rendu lundi, la HAS observe que le taux élevé de couverture des personnes âgées de 65 ans et plus vivant en collectivité ne suffit pas à empêcher la survenue fréquente d’épisodes grippaux en Ehpad.
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), l’Inserm via son Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc-Inserm) et Santé publique France analysent les causes médicales de décès des personnes résidentes et décédées en France en 2024. Trois études complémentaires sont publiées conjointement : un Bulletin épidémiologique hebdomadaire (Santé publique France) et deux Études et Résultats (Drees). Elles s’appuient sur la statistique nationale des causes de décès produite par l’Inserm (CépiDc) à partir du recueil exhaustif des volets médicaux des certificats de décès, de leur codage et de leur analyse. Un jeu de données complémentaires est diffusé ce même jour sur le site de la Drees.
Série de courtes vidéos d’animation conçues pour faciliter le travail des personnes qui proposent des dépistages du VIH ou des hépatites virales par Tests rapides d'orientation diagnostique (TROD) à des personnes non-francophones. Ces vidéos sont disponibles en 20 langues dont le français, et proposent pour chaque langue : une présentation du TROD, un focus sur le VIH et un focus sur les hépatites.
Depuis le 29 mai 2026, les hommes de 18 à 25 ans peuvent bénéficier d’un kit de dépistage des infections sexuellement transmissibles (IST) à domicile, entièrement pris en charge par l’Assurance maladie grâce au dispositif « Mon test IST ». A réaliser à domicile, les résultats vous parviennent par SMS sous 5 jours.
Installé sur le campus de la Doua à Villeurbanne, un laboratoire de recherche explore de nouvelles pistes pour limiter la transmission des virus véhiculés par le moustique tigre. Parasites naturels, microbiote ou impact des polluants urbains : plusieurs équipes tentent de comprendre les mécanismes à l'œuvre. Un enjeu de santé publique.
Ce rapport du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) propose un cadre opérationnel pour diagnostiquer et surmonter les obstacles à la couverture vaccinale dans l'Union européenne. S'appuyant sur les sciences sociales et comportementales, le document introduit le modèle des 5C afin d'analyser les leviers de l'acceptation des vaccins, tels que la confiance, la complaisance ou les contraintes pratiques. Il met à disposition des autorités de santé publique un outil d’enquête structuré et une bibliothèque d’interventions concrètes pour adapter les stratégies vaccinales tout au long de la vie. L'objectif final est de transformer l'intention psychologique en un taux de vaccination optimal grâce à une compréhension profonde des préoccupations citoyennes et des barrières structurelles.
L’actualité virale pour le moins chargée de ces dernières semaines nous l’a tristement rappelé : nous sommes régulièrement confrontés à l’émergence ou à la réémergence de virus. Pourquoi ? Quels sont les facteurs qui favorisent aujourd’hui l’apparition (ou la réapparition) et la diffusion de ces virus ? Tour d’horizon des principaux facteurs impliqués.
En France, les médecins généralistes, tout comme les autres professionnels de santé de premier recours, sont inégalement répartis sur le territoire, avec pour conséquence des espaces mieux dotés que d'autres. Malgré l'attention portée depuis longtemps aux disparités d'accessibilité spatiale aux soins de premier recours, les analyses ont souvent été menées profession par profession, plutôt que selon une approche globale et multiprofessionnelle. Cette étude propose une typologie communale permettant de mesurer ces disparités à partir de différentes dimensions, notamment le niveau d'accessibilité aux soins et son évolution, et les besoins de santé de la population.
Des configurations diverses ont pu être observées, qui confirment l'opposition entre, d'une part, les espaces offrant une meilleure accessibilité aux soins (littoraux, Grand Ouest et grands pôles urbains ainsi que leurs couronnes) et, d'autre part, les zones rurales du centre de la France, moins bien dotées. Les résultats nuancent également la démarcation entre espaces urbains et espaces ruraux en montrant le rôle clé des petites centralités : la présence d'une offre de soins de premier recours dans certaines petites villes et bourgs ruraux permet en effet aux communes rurales environnantes de bénéficier d'une meilleure accessibilité aux soins que certains territoires urbains.
Les papillomavirus humains (HPV) provoquent chaque année en France près de 7 000 cancers et plus de 1 000 décès, qui pourraient être évités par la vaccination des adolescents. Pour Mélanie Heard (Terra Nova), ce retard tient moins à la défiance des familles qu’à l’hésitation politique d’une action publique qui n’ose pas trancher entre recommandation et obligation.
La résistance aux antibiotiques pose un problème
majeur de santé publique, avec plus d’un million
de décès qui lui sont attribués chaque année
dans le monde. Elle survient chez les bactéries à
la suite de mutations ou par le transfert horizon-
tal de gènes de résistance. L’environnement joue
un rôle crucial dans l’émergence et la dissémina-
tion de ces gènes de résistance, certaines bac-
téries environnementales servant de réservoir.
La résistance aux antibiotiques nécessite ainsi
d’être abordée par une approche multisectorielle
et multidisciplinaire « One Health » qui englobe
les secteurs humain, animal et environnemen-
tal. Pour lutter contre l’antibiorésistance, il est
essentiel de réduire la consommation d’antibio-
tiques, d’améliorer les conditions d’hygiène et de
renforcer la surveillance.
Selon le Baromètre Santé publique France 2024, l’adhésion à la vaccination se maintient à un niveau élevé dans la région, notamment chez les jeunes avec 85 % des 18-25 ans se déclarant favorables à la vaccination en général.