La pandémie de Covid-19 a rappelé toute l’importance de la santé mentale au sein de nos sociétés. Avec près d’une personne sur cinq touchée par des troubles mentaux au cours de sa vie, et une souffrance psychique ampliée par les bouleversements sociaux et économiques, il est impératif de repenser notre approche en matière de psychiatrie pour faire face aux besoins actuels et futurs. L’offre de soins en psychiatrie souffre de difcultés majeures, et d’une répartition inégale sur le territoire. L’enquête lancée par la FHF auprès des établissements publics à l’été 2023 a mis en évidence qu’un quart des établissements se déclarent en grande difculté pour répondre à la demande. L’accès aux soins constitue un enjeu crucial et une urgence, nécessitant la mise en œuvre d’actions concrètes pour garantir une prise en charge équitable pour toutes et tous. Dans ce paysage, le secteur public joue et continuera de jouer un rôle prépondérant dans la prise en charge des patients. Il assure en effet le suivi de la grande majorité des patients, en ambulatoire et en hospitalisation, et la prise en charge des pathologies lourdes et des patients aux situations les plus complexes. Cependant, des dés persistent, notamment en termes d’accès aux soins et de répartition de l’offre sur le territoire. C’est la raison pour laquelle la FHF et les établissements publics, forts de leur expertise et de leur connaissance approfondie de la réalité du terrain, formulent plusieurs propositions an de garantir les parcours de soins des patients atteints de pathologies psychiatriques. Ces propositions très précises sont le fruit d’une réexion approfondie menée par plus d’une trentaine d’experts de prols variés issus d’établissements de toute la France, que nous remercions chaleureusement. Le premier volet de propositions, publié en avril 2024, portait sur l'organisation territoriale des soins, les parcours de prise en charge et l'amélioration de l'attractivité des métiers. Cette première publication avait reçu un accueil favorable de la part des pouvoirs publics. Cette nouvelle édition des propositions de la FHF intègre des volets essentiels de la psychiatrie, notamment la psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, ou encore les droits des patients. Bâtir l’avenir d’une psychiatrie à la hauteur des besoins et des attentes de la population constitue un véritable enjeu de société. Ce dé implique de prendre des mesures concrètes à court et à long termes. Y répondre exige une vision prospective et ambitieuse, capable de répondre aux besoins évolutifs de la société en matière de santé mentale. Cela exige aussi que les pouvoirs publics se saisissent pleinement des propositions que formulent les acteurs de terrain. Ce cahier de propositions a vocation à y contribuer. [Edito des auteurs]
Veille documentaire - Santé mentale
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Cet ouvrage reprend et illustre la note « Repenser les actions de la ville au prisme de la santé mentale », publiée en 2022. Il s’appuie sur 4 années de travaux initiés par le groupe de travail « Villes et santé mentale » du RfVS en période de crise sanitaire de la Covid-19. Il présente le contexte, les connaissances scientifiques ainsi que les leviers d’actions des villes et intercommunalités pour agir en faveur de la santé mentale de toutes et tous. Il donne des pistes d’actions concrètes et valorise les approches partenariales, fédératrices pour les acteurs du territoire.
Les enfants à haut potentiel intellectuel peuvent souffrir d’anxiété ou de dépression, mais ce n’est pas la règle générale. C’est ce qui ressort d’un travail de recherche dans lequel a été passé en revue un corpus d’études sur ce sujet. Pour leur santé mentale et leur bien-être émotionnel, ils doivent bénéficier d’un environnement éducatif et social adapté, et de qualité.
Pour préserver notre santé mentale, nous pouvons nous appuyer sur nos propres ressources, en apprenant à mieux nous connaître. Nous pouvons aussi découvrir des techniques dont les études scientifiques ont montré l'efficacité, et qui se pratiquent chez soi.
Cinq ans après l'irruption de la pandémie de Covid-19, ce numéro de La Santé en action vient éclairer les inégalités sociales et territoriales de santé à la lumière des travaux publiés sur la crise sanitaire. Cette période, et notamment les confinements, a accentué les inégalités de conditions de vie et de travail entre les catégories sociales, les territoires, les femmes et les hommes, les classes d'âges. Des initiatives prises par des acteurs de terrain, pour dépister et vacciner, ont montré l'importance des démarches d'aller vers les publics vulnérables, les plus éloignés du système de santé. Cela fait partie des enseignements de cette crise sans précédent qui invitent à mener des politiques publiques socialement différenciées, plus inclusives et protectrices.
Les objectifs actuels de déploiement des formations aux premiers secours en santé mentale sont aisément atteints, il s’agit d’en intensifier leur déploiement et de les orienter davantage vers les jeunes, qui ne peuvent à ce jour pas en bénéficier.
Face à l'augmentation inédite des troubles de santé mentale chez les jeunes et alors que la santé mentale a été déclarée grande cause nationale pour 2025, une proposition de loi vise à en faire des acteurs de premier plan en les formant aux premiers secours en santé mentale. Déposée le 29 octobre 2024, la proposition de loi sera débattue en séance publique à l'Assemblée le 23 janvier 2025.
Sur la période 2017-2021, 627 personnes écrouées sont décédées par suicide (dont 598 personnes détenues et 95,5 % d'hommes). Le taux annuel de suicide était de 17 pour 10 000 personnes chez les hommes et de 23 pour 10 000 personnes chez les femmes. Il était, à âge égal, 10 fois plus élevé pour les hommes et 40 fois plus élevé pour les femmes en prison qu'en population générale. Un trouble psychiatrique a été rapporté pendant la détention pour 64 % des cas de suicide. Parmi les personnes concernées, près d'un tiers n'avait pas d'antécédent psychiatrique connu avant l'incarcération. Le suicide avait été précédé d'une ou de plusieurs tentatives de suicide pour 46 % des cas, avant ou pendant l'incarcération. La semaine précédant le suicide, un événement marquant, le plus souvent de nature pénale, carcérale ou familiale, avait été retrouvé pour 61 % des cas et 60 % avaient consulté à l'unité sanitaire. Au moment du suicide, un risque suicidaire avait été repéré par l'administration pénitentiaire pour 44 % des cas. Le taux de suicide est 6 fois plus élevé la première semaine de détention, deux fois plus élevé en détention provisoire, et 14 % des suicides sont survenus au quartier disciplinaire. Santé publique France considère que le taux de mortalité par suicide chez les personnes détenues constitue un point d'attention et met en avant l'importance de renforcer le déploiement des dispositifs de prévention du suicide en milieu carcéral.
Ce guide d’information présente les bonnes pratiques pour une couverture médiatique responsable et essentielle à la prévention du suicide. Il s’adresse aux professionnels de la santé publique et des organismes de prévention du suicide collaborant avec des médias. Parmi les pratiques promues, une couverture médiatique du suicide factuelle, sensible et responsable est reconnue comme étant cruciale dans la prévention, en aidant les personnes vulnérables ou s’identifiant à la personne décédée à chercher de l’aide rapidement. Par ailleurs, des services d’aide et d’accompagnement y sont également présentés. N’hésitez pas à les consulter si vous pensez au suicide ou vous inquiétez pour un proche.
Le mal-être des étudiants en médecine s'aggrave. Selon une enquête menée par plusieurs associations et syndicats le 19 novembre 2024, nombre d'étudiants en médecine souffrirait d'anxiété, de symptômes dépressifs, d'idées suicidaires et de violences sexistes et sexuelles.
Ce bilan sur l’évolution nationale des indicateurs de santé mentale produits à partir des données de passages aux urgences du réseau OSCOUR® et des actes médicaux SOS Médecins est publié une fois par mois. Une édition régionale est également produite à un rythme bimestriel.
n 2019, près de 6 % des Européens souffrent de syndrome dépressif, avec des disparités marquées selon les régions d’Europe et l’âge. Les taux de dépression les plus élevés sont observés en Europe de l’Ouest et du Nord, notamment en France (11 %) – la prévalence la plus haute du continent – et en Suède (10 %), tandis qu’ils sont plus faibles dans les pays du Sud et de l’Est. La dépression est rare chez les jeunes en Europe du Sud et de l’Est, mais plus fréquente au Nord. À l’inverse, chez les plus de 70 ans, elle est plus répandue dans le Sud et l’Est. Cette étude, centrée spécifiquement sur les jeunes et les séniors, explore les variations des facteurs de risque en fonction de l’âge et de la région de résidence. Elle met en avant l’importance d’être en bonne santé et de bénéficier d’un soutien fort de l’entourage, ainsi que l’effet négatif de l’inactivité chez les jeunes et du veuvage chez les seniors, particulièrement en Europe de l’Est, sur la prévalence du syndrome dépressif.