Le maintien d’une bonne santé orale en EHPAD se heurte au manque de soignants, de surcroît souvent insuffisamment formés, ce qui impacte la qualité de vie des patients. L’objectif était d’évaluer les pratiques des soignants et les besoins en soins oraux des patients objectifs et ressentis en EHPAD. Une enquête transversale a été réalisée du 15 septembre au 24 novembre 2021 dans 3 EHPADs de Mayenne. Un auto-questionnaire a été utilisé pour identifier les pratiques de soins et les besoins de formation des soignants. Les besoins de soins et la qualité de vie en lien avec la santé orale des patients ont été évalués par un seul chirurgien-dentiste à partir de la grille OHAT et du questionnaire GOHAI. Les évaluations ont concerné 30,8% des soignants ainsi que 40,0% et 36,2% des patients pour l’OHAT et le GOHAI. Les examens de la cavité orale et des prothèses dentaires étaient systématiquement réalisés par respectivement 4.9% et 24,4% des soignants. Les soins de bouche n’étaient jamais réalisés par 50,0% des infirmiers. Un besoin de formation pratique était exprimé par 75,6% des soignants. Les scores GOHAI et OHAT moyens étaient de 56,17 ± 5,69 et 6,01 ± 2,42. Ces scores étaient significativement corrélés (rho=-0,34 ; p=0.002). Les actions de prévention orale dans les EHPADs sont nécessaires pour maintenir la qualité de vie des résidents. Des efforts doivent être consentis pour la formation des soignants et la simplification du parcours de soins bucco-dentaires des patients.
Veille documentaire - Personnes âgées
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L'Hospitalisation à domicile (HAD) en Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) est un dispositif qui permet de prodiguer certains soins hospitaliers au sein de l'établissement avec l'appui d'une équipe hospitalière. L'impact de l'intervention des équipes d'HAD en Ehpad sur le recours et les dépenses hospitalières des résidents à court et moyen terme est examiné ici en comparant, entre 2015 et 2017, les différences d'évolution des consommations de soins des résidents des Ehpad qui utilisent pour la première fois l'HAD à celles des établissements qui ne l'utilisent pas.
Le programme ICOPE (Integrated Care for Older People) de l’OMS permet de dépister les fragilités liées à l’âge. L’enjeu est d'améliorer la précocité du diagnostic et anticiper le déclin des capacités fonctionnelles des séniors âgés de 60 ans ou plus, à domicile et autonomes.
L’adoption de saines habitudes alimentaires est une partie intégrante de la prévention des troubles cognitifs. Cependant, plus de 80 % des personnes âgées de 50 ans et plus sont en dessous des recommandations en matière de consommation de fruits et légumes. Cette synthèse rapide des connaissances vise à identifier les interventions environnementales associées à l’adoption de saines habitudes alimentaires chez les personnes âgées de 50 ans et plus vivant dans la communauté.
Un rapport, remis au ministère de la santé à la mi-novembre, préconise d’instaurer ce droit dans les maisons de retraite médicalisées, mais l’idée suscite des résistances chez les professionnels.
Alors que l’espérance de vie et le nombre de centenaires ont augmenté, la vieillesse reste inéluctable. Dans l’espoir de changer la donne, de nombreuses équipes de chercheurs dans le monde, et notamment en France, à l’Inserm, tentent de relever un pari fou : ralentir le vieillissement, voire l’inverser. Qu’est-ce qu’au juste ce processus ? Peut-on d’ores et déjà le juguler ? Quelles pistes pour l’inverser ? Allons-nous devenir immortels ? Et à quel prix ? Éléments de réponse.
Dans l’hypothèse d’une dégradation de leurs capacités physiques et cognitives, la majorité (60%) des Français privilégient l’adaptation de leur logement à l’entrée dans un logement adapté. Ce souhait est d’autant plus renforcé chez les seniors. Les trois-quarts des retraités (73%, soit + 13 points) envisagent avant tout aménager leur domicile pour y rester en sécurité. Un quart (24%) de la population française souhaiterait plutôt emménager dans un logement adapté, à savoir un habitat intermédiaire entre le domicile et l’établissement spécialisé. Paradoxalement, les retraités, qui sont plus susceptibles d’être concernés par ce type d’habitat, souhaitent moins souvent y emménager (ils sont 17%, soit -7 pts au regard de l’ensemble des Français interrogés). La mobilité vers ce type d’habitat n’est pas anticipée. Elle est plus particulièrement envisagée lors d’une dégradation de l’état physique ou cognitif. L’habitat dit intermédiaire, entre le domicile et l’EHPAD, en dehors des résidences services, sans distinction claire entre résidences autonomie (relevant du médico-social) et résidences services seniors (offre de logement privée) est peu connu dans sa diversité, notamment les habitats inclusifs (habitat partagé, béguinage…) avec des projets de vie partagée. Toutefois, ces habitats sont perçus comme étant de possibles réponses aux besoins de lutte contre l’isolement, de sécurisation liés à l’avancée en âge tout en préservant son indépendance, son espace personnel. L’offre de services partagés (restauration, ménage) est plus particulièrement appréciée des retraités.
La dénutrition se caractérise par un déséquilibre entre l'alimentation et les besoins énergétiques d'une personne. Elle touche en priorité les personnes fragiles ou âgées (4 à 10 % des personnes âgées vivant à domicile, 15 à 38 % des résidents en Ehpad). Elle a des conséquences sur la santé globale des personnes. Comment agir au niveau des collectivités territoriales ? Le Programme national nutrition santé 4 (2019-2023) offre un cadre propice à la lutte contre la dénutrition. Ainsi, ce guide propose plusieurs déclinaisons opérationnelles des Villes actives PNNS, des coordonnées de structures pour promouvoir le sport-santé, et des exemples d'actions publiques en faveur de la nutrition des personnes fragiles, y compris en Bourgogne-Franche-Comté.
Face à ce défi démographique, la société doit collectivement se mobiliser : État, collectivités, entreprises et citoyens. C’est tout l’enjeu de la stratégie « Bien Vieillir ».
La Conférence des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie (CFPPA) de Saône-et-Loire lance un appel à projets du 30 octobre au 22 décembre 2023 pour soutenir les actions de prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées.
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) publie les premiers résultats concernant les résidences autonomie issus de sa dernière enquête sur les personnes fréquentant un établissement d’hébergement pour personnes âgées (EHPA) fin 2019. Cette enquête décrit les caractéristiques des personnes accueillies avant la crise sanitaire, leur niveau de dépendance et les types de structures qu’elles fréquentent
Par une lettre en date du 21 avril 2023, le Ministre des Solidarités ainsi que la Ministre déléguée chargée de l’Organisation territoriale et des Profession de Santé ont confié à Laurent Frémont une mission, visant à participer à honorer la mémoire des personnes disparues pendant le Covid à l’écart de leurs proches, ainsi qu’à formuler des recommandations d’ordre juridique, éthique ou pratique susceptibles de restaurer le lien de confiance entre les personnes accueillies, leurs proches et les professionnels. Le présent document constitue le fruit de cette mission, aboutie en novembre 2023.