Le constat des effets nocifs de certains réseaux sociaux est désormais étayé par de nombreuses recherches scientifiques. Les enfants et adolescents sont particulièrement concernés par les effets sur la santé physique et psychologique et par l’exposition à des contenus inadaptés, auxquels ils sont très vulnérables. Issue d’une proposition de loi déposée par la députée Laure Miller, ce texte vise notamment à interdire aux mineurs de quinze ans l’accès à tous les réseaux sociaux ainsi que l’utilisation au lycée par les élèves du portable et appareils assimilés en cours, dans les couloirs et une partie de la cour en l’absence de dispositions spécifiques dans le règlement intérieur.
Veille documentaire
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Qu'est-ce qu'un patient partenaire ? Une personne qui peut témoigner d’une expérience personnelle de la maladie et de connaissance sur sa prise en charge. Un lien entre les patients et les professionnels de santé, un relai. Il accompagne et guide le patient dans le système de soins et à toutes les étapes du parcours de soins. Il participe et anime des ateliers d’éducation thérapeutique du patient.
La deuxième enquête menée par Ipsos bva pour la Fédération hospitalière de France (FHF) sur la santé des femmes met en évidence le rôle central des femmes dans la gestion de la santé du foyer, un recours insuffisant à certains dépistages et la persistance de biais dans la prise en charge médicale, notamment en matière de douleur et de santé reproductive.
Les femmes assument presque exclusivement la prise de rendez-vous médicaux, la gestion des traitements et l'accompagnement des enfants et des autres personnes du foyer dans leurs consultations. Si elles gèrent la santé de tous, elles négligent la leur : Plus de 5 femmes sur 10 ne font pas systématiquement leur examen de contrôle chez le gynécologue, lorsqu'il est recommandé. Ce sont même 7 femmes sur 10 chez les plus jeunes de moins de 30 ans. Lorsqu’il s’agit d’examens plus spécifiques, la recommandation est un peu plus systématiquement suivie par les femmes. Pour autant, elles sont près d’un quart à déclarer ne jamais faire les dépistages suggérés (ou alors rarement). Là encore, les plus jeunes sont nettement en retrait. Par ailleurs, plus de deux femmes sur cinq déclarent avoir déjà subi une minimisation ou une normalisation de leurs douleurs par un professionnel de santé et d’avoir subi des violences médicales, notamment lors d’un examen gynécologique. Enfin, l’enquête met à jour un déficit d'écoute qui accompagne une partie des femmes toute leur vie, plus particulièrement lors des premières années, à la puberté et dans les années qui entourent la ménopause.
Le sommeil est un élément essentiel du développement physique, cognitif et émotionnel de l’enfant et de l’adolescent. Chez l’enfant, un sommeil suffisant et régulier soutient l’apprentissage, la concentration et l’équilibre émotionnel. À l’inverse, un manque de sommeil entraîne irritabilité, troubles de l’humeur, difficultés d’attention et comportements impulsifs ou hyperactifs, souvent liés à une somnolence diurne excessive.
Les causes du déficit de sommeil sont multiples et intimement liées au mode de vie moderne. L’exposition excessive aux écrans, la diminution de l’activité physique, une alimentation déséquilibrée et des horaires irréguliers perturbent profondément le rythme veille-sommeil. Chez les adolescents, le décalage de phase – tendance biologique à s’endormir et se réveiller plus tard – accentue cette privation, provoquant fatigue, baisse des performances scolaires et difficultés relationnelles. Par ailleurs, certaines pathologies spécifiques, telles que l’insomnie, le syndrome d’apnées obstructives du sommeil, la narcolepsie et autres hypersomnolences, contribuent à aggraver la somnolence diurne. Ces troubles demeurent souvent sous-diagnostiqués malgré leurs effets délétères sur la santé physique et mentale. Les enfants présentant des troubles du neurodéveloppement, comme le TDAH ou les troubles du spectre de l’autisme, sont particulièrement vulnérables, leurs difficultés de sommeil renforçant leurs troubles comportementaux et cognitifs. Enfin, le sommeil joue un rôle essentiel sur le plan de la chrono-pharmacologie et dans l’aggravation de différentes pathologies, somatiques ou psychiques.
La prévention et l’éducation jouent un rôle crucial pour préserver un sommeil de qualité. Il est nécessaire d’informer les enfants/adolescents, les parents, les enseignants et les professionnels de santé sur les besoins de sommeil selon l’âge, de maintenir la sieste à l’école maternelle, de limiter l’usage des écrans le soir et de dépister précocement les troubles. L’Académie recommande ainsi d’intégrer le suivi du sommeil dans le carnet de santé dès la naissance, de sensibiliser la population à travers des campagnes nationales et d’inclure l’éducation au sommeil dans les programmes scolaires. Enfin, la feuille de route interministérielle 2025-2026, inscrite dans la Grande Cause Nationale « Santé mentale », vise à améliorer la prévention, la formation et l’accès aux soins, reconnaissant ainsi le sommeil comme un pilier majeur de la santé publique, au même titre que la nutrition et l’activité physique.
La sexualité insuffle notre vie. Elle en est un élément central, évolutif tout au cours de l’existence et se construit dans la relation à soi et à l’autre, dès tout petit. À l’affût de tout savoir, l’enfant observe et « absorbe » le monde qui l’entoure pour se construire. Baigné dans la culture ambiante, il joue, expérimente, s’approprie, se découvre, questionne … « Comment on fait les bébés ? » « Pourquoi certains ont deux mamans ? », « Pourquoi moi j’ai pas de zizi ? » « Pourquoi on ne vient pas à l’école tout nu ? »
Toutes ces questions convoquent notre responsabilité pour accompagner l’enfant dans son cheminement, à tâtonnements, à son rythme, sans y projeter notre sexualité d’adulte.
Ce texte ouvre une réflexion pour soutenir parents et professionnels à aborder les questions de la sexualité avec les enfants en accueillant toutes leurs interrogations. Car la sexualité ne s’enseigne pas, elle se dialogue dans une grammaire toujours imparfaite.
Comme bon nombre de polluants, les PFAS atteignent souvent les mers et les océans. Beaucoup ne font pas l’objet de réglementations alors qu’ils sont observés à des taux élevés dans les écosystèmes marins sans que leurs effets soient connus, révèlent des travaux inédits.
Le Congrès 2026 de la SFSE souhaite rassembler le plus largement possible les acteurs francophones de santé-environnement pour les faire se rencontrer et échanger sur les approches existantes ou à venir en promotion de la santé, prévention, sécurité sanitaire, ainsi que de gouvernance et prise de décision à différentes échelles en santé-environnement.
En France, les parcours de soins en santé mentale de l’enfant restent complexes et peu lisibles pour les familles, malgré une volonté politique de renforcer l’accompagnement ambulatoire. Souvent mobilisées comme « ressources », les familles sont encore rarement reconnues comme des partenaires à part entière. Cette recherche-action collaborative, menée dans un centre médico-psycho-pédagogique (CMPP) situé en zone rurale, visait à mieux comprendre les obstacles vécus par les familles et à co-construire avec elles des propositions concrètes d’amélioration de leurs accompagnements.
Le système de santé peine à inclure les personnes en situation de grande précarité, notamment en matière de santé orale. Les permanences d’accès aux soins de santé (PASS) bucco-dentaires ont pour mission de prendre en charge les personnes les plus éloignées du soin. Les objectifs de cette étude étaient, dans un premier temps, d’identifier l’ensemble des structures existantes sur le territoire hexagonal puis d’analyser leur fonctionnement.
Le rôle sociétal des clubs sportifs (CS) dans la promotion de la santé est sous-exploité selon les chercheurs et les acteurs politiques. Sur la base de l’outil health-promoting sports clubs national audit tool, développé par l’Organisation mondiale de la santé, cette étude a comme objectif de répertorier les documents et actions politiques soutenant la promotion de la santé au sein des CS, et d’analyser leurs caractéristiques et qualités. Le contenu (cible, thématique de santé, instrument politique) des plans, stratégies ou programmes a été analysé à travers plusieurs critères de qualité, notamment la référence à d’autres politiques, à des données scientifiques, ainsi qu’aux processus de création et d’évaluation des politiques
Cette étude s’inscrit dans le cadre du développement d’un programme d’éducation (PE) personnalisée à la prévention, basé sur des séances inspirées des entretiens motivationnels. L’éducation des cas index avait pour objectif d’induire leur intervention auprès de leurs proches afin de promouvoir auprès d’eux le dépistage du CCR.
En partant d’un récent avis du Comité consultatif national d’éthique sur le sujet [1], les auteurs souhaitent attirer l’attention des lecteurs sur un phénomène corrélatif aux progrès dans le domaine de la santé : les situations de vulnérabilités liées à la santé. Ils définissent d’abord cette notion, puis explorent les questions éthiques que pose cette réalité et envisagent enfin des pistes pour que notre système de santé et notre société accompagnent ces évolutions qu’ils contribuent à produire.