Plus de 700 échantillons représentant 90 % du régime alimentaire des Français : l’agence nationale de sécurité sanitaire publie sa troisième « étude totale », qui évalue l’exposition aux substances toxiques à travers la nourriture.
Veille documentaire - Nutrition
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Attendu depuis plus de deux ans, ce document censé définir l’action du gouvernement d’ici à 2030 pour une alimentation saine et moins émettrice de gaz à effet de serre était source de controverses.
Attendue depuis plus de deux ans, la très controversée Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (Snanc) a enfin été publiée par le gouvernement ce 11 février 2026. Le document, jugé timoré par des acteurs de la santé et de l'environnement, entend articuler santé publique, transition écologique et souveraineté alimentaire. Dans cette optique, entre gouvernance territoriale renforcée, consolidation des projets alimentaires territoriaux (PAT), restauration collective et lutte contre la précarité alimentaire, les collectivités ont un rôle à jouer.
Le ministère de la santé vient de lancer sa feuille de route 2026-2030 pour la prise en charge des personnes en situation d’obésité. Ce cadre stratégique invite à questionner un paradoxe : l’État a déployé dès 2001 un ensemble d’actions autour de l’activité physique et la nutrition en vue de réduire la prévalence de cette maladie, et, pourtant, celle-ci augmente régulièrement depuis une trentaine d’années.
Déclinée en 4 axes et 20 objectifs, la Stratégie nationale pour l’alimentation, la nutrition et le climat (SNANC) fixe un cap clair à horizon 2030 : permettre à tous les Français d’accéder à une alimentation plus saine, plus durable et plus locale, tout en renforçant la souveraineté agricole et alimentaire du pays.
L'alimentation est au cœur des objectifs poursuivis en faveur de l’amélioration de la santé des Français, de la résilience des systèmes agricoles et de souveraineté alimentaire, de la baisse des émissions de gaz à effet de serre, de la préservation de la biodiversité.
Cette stratégie associe l’ensemble des acteurs, en Hexagone et dans les territoires ultramarins – institutions, collectivités, filières agricoles, entreprises, associations et citoyens – pour transformer durablement les systèmes alimentaires.
Cette étude s’appuie sur l'Enquête nationale sur les pratiques physiques et sportives de 2020 qui montre que 78 % des habitants QPV déclarent avoir exercé au moins une activité physique ou sportive (APS) dans l’année (vs 88 % en milieu urbain hors QPV). Parmi les freins à la pratique sportive, 42 % des résidents des QPV citent une offre trop restreinte contre 33 % hors QPV. L'exploitation de la base permanente des équipements (BPE) de l'INSEE montre que près de 90 % des QPV, tout comme les autres quartiers des unités urbaines de l’hexagone, disposent d’au moins une salle multisports, mais l’offre d’équipements y est moins diversifiée : plus de 45 % des équipements correspondent à des plateaux et terrains de jeux extérieurs et à des salles multisports.
Cette synthèse méthodique avec méta-analyse par paires et méta-analyse en réseau montre que les interventions à plusieurs composantes ciblant le mode de vie, par comparaison avec la prise en charge habituelle, sont efficaces pour améliorer la composition corporelle des enfants âgés de 4 à 12 ans. Les composantes individuelles centrées sur la nutrition, sur l'exercice physique ou sur le changement de comportement ne semblent pas être efficaces individuellement, par comparaison avec la prise en charge habituelle. Les effets sont les plus marqués chez les enfants dont l'IMC et l'indice de masse grasse sont élevés lors de l'instauration du traitement. Cette méta-analyse présente cependant d'importantes lacunes sur le plan de la méthodologie, comme une hétérogénéité statistique et clinique significative et une description incomplète des interventions et des participants inclus.
Promouvoir l'activité physique (AP) des jeunes et lutter contre la sédentarité sont des priorités de santé publique. Au-delà des campagnes de marketing social et de la diffusion d'informations, de nombreuses initiatives de terrain sont développées depuis plusieurs années pour promouvoir la pratique d'AP. Se pose pour les intervenants et les financiers la question du choix des interventions et de leur déploiement, dans un contexte de plus en plus marqué par la recherche d'efficacité et d'efficience. Aussi, l'identification, puis la généralisation, d'interventions validées scientifiquement constituant des enjeux majeurs pour l'appui aux acteurs.
Les résultats de l'étude Icaps (Intervention auprès des Collégiens centrale sur l'Activité Physique et la Sédentarité) ont démontré qu'il est possible d'augmenter la pratique d'AP et de réduire la sédentarité avec un effet bénéfique sur la santé des jeunes. Cette intervention s'inscrit dans une approche socio-écologique prenant en compte trois axes : le jeune, son soutien social et son environnement physique et organisationnel. Après une phase de déploiement pilote, une seconde phase a débuté en 2019. L'objectif est de soutenir la mise en place de projets Icaps via un opérateur national, en s'appuyant sur la démarche Icaps et en lien avec le milieu scolaire.
Ainsi, sur l'année scolaire 2022-2023, dans 13 établissements porteurs, plus de 1300 jeunes sur 1567 ciblés ont atteint les objectifs d'un projet Icaps (soit +1h d'AP par semaine et diminution de 20 mn de temps d'écran quotidien). On constate également une augmentation significative du nombre de jeunes atteignant les recommandations nationales de pratique d'AP entre le début et la fin de l'année scolaire (de 8% à 26%). Il émerge au sein des établissements 4 catégories d'actions permettant une mise en œuvre efficace de la démarche. Enfin, ces résultats ont été obtenus grâce aux partenariats entre les différents acteurs clés.
Face à la faible proportion d'adolescents respectant les recommandations en matière d'activité physique, Santé Publique France a lancé en septembre 2022 une campagne de marketing social destinée à leurs parents. Cette campagne visait à accroître le soutien parental et, à terme, l'activité physique des adolescents.
Les effets de petites modifications réalistes de l'activité physique et de la sédentarité sur la mortalité au niveau de la population restent incertains. Notre objectif était d'estimer la proportion de décès évitables par une augmentation progressive de 5 et 10 minutes de l'activité physique d'intensité modérée à vigoureuse (APMV) et par une réduction de 30 et 60 minutes du temps quotidien passé en position assise.
La Stratégie nationale sport et handicap pour 2026–2030 multiplie les angles d'action pour donner envie aux personnes handicapées de pratiquer. Plusieurs mesures visent à faciliter l'accessibilité des lieux de pratique sportive, à travers des outils de financement et de recensement.
Les enfants passent une grande partie de leur journée à l'école, ce qui en fait un lieu essentiel pour inculquer de bonnes habitudes alimentaires et réduire les inégalités en matière de santé et de nutrition. Pourtant, les aliments disponibles, servis, vendus ou mis en avant dans et autour de nombreuses écoles contiennent souvent des produits riches en graisses saturées, en acides gras trans, en sucres libres et en sel, et ne sont pas conformes aux recommandations nutritionnelles nationales. Ces lignes directrices de l'OMS fournissent aux États membres des recommandations fondées sur des données probantes et des pistes de réflexion pour la mise en œuvre de politiques visant à améliorer l'environnement alimentaire scolaire. Elles couvrent trois domaines : la fourniture directe d'aliments dans les écoles ; les normes ou règles nutritionnelles relatives aux aliments et boissons servis ou vendus à l'école ; et les interventions incitatives qui modifient l'environnement alimentaire scolaire afin de promouvoir des choix plus sains. Ces recommandations visent à accroître la disponibilité, l'achat et la consommation d'aliments et de boissons contribuant à une alimentation saine, et à réduire la présence et la consommation de ceux qui n'y contribuent pas. Elles soulignent que les aliments et les boissons proposés, servis, vendus ou consommés dans les établissements scolaires doivent être sûrs et favoriser une alimentation saine, conformément aux droits de l'enfant et aux objectifs nationaux de santé publique.