Dans cette étude, les auteurs ont cherché à mieux comprendre comment l’intervention numérique ETUCARE contribue à améliorer la santé mentale des étudiants.
Veille documentaire - Santé mentale
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Mis en œuvre dans une trentaine de pays, cet outil, visant à lutter contre les effets délétères de la solitude sur la santé en favorisant le lien social, fait l’objet d’expérimentations en France.
Entre 2019 et 2021, le nombre de tentatives de suicide a augmenté de 30% chez les 11-17 ans (5e rapport de l’Observatoire National du Suicide (2022)). En 2022, l’étude EnCLASS réalisée par Santé Publique France révèle que 24% des lycéens ont déjà eu des pensées suicidaires ; 13% déclarent avoir déjà fait une tentative de suicide au cours de sa vie et environ 3% une tentative avec hospitalisation. Ces chiffres semblent être en augmentation depuis au moins une dizaine d’années et soulèvent d’importants enjeux de santé publique : le suicide reste en effet la 2e cause de mortalité chez les 15-24 ans, juste après les accidents de la route, avec environ 400 décès annuels parmi les adolescent·es.
Ces données rappellent que les pensées suicidaires chez les jeunes sont loin d’être rares et qu’elles doivent être prises très au sérieux.
Ces dernières années, la santé mentale a fait l’objet d’une intense actualité médiatique et politique, au point d’être proclamée « grande cause nationale » en 2025. Cette préoccupation apparaît encore plus marquée lorsqu’il s’agit de la santé mentale des jeunes. Articles de presse, émissions, prises de position de professionnel·les et d’acteurs du champ alertent sur un état jugé particulièrement dégradé, notamment depuis la crise sanitaire du covid-19. S’est ainsi progressivement imposée une forme d’évidence sociale concernant l’ampleur d’une « crise » de la santé mentale des jeunes. La notion même de « santé mentale » n’est pas neutre. Elle renvoie à une définition élargie, institutionnalisée par l’Organisation mondiale de la santé, comme état de bien-être, et non plus seulement absence de trouble. Ce passage de la psychiatrie à la santé mentale élargit considérablement le périmètre d’analyse. De même, la catégorie des « jeunes » est plurielle, traversée par des statuts sociaux et des conditions d’existence différenciées. L’enjeu de cette revue de littérature est double : objectiver les réalités empiriques de l’état de santé mentale des jeunes et analyser la construction sociale et politique contemporaine de la « crise » de la santé mentale des jeunes.
Le Baromètre des transitions, déployé au sein de la chaire Territoires en transition de GEM
et soutenu par Grenoble Alpes Métropole et l'ADEME, est un dispositif de recherche
conçu pour enquêter régulièrement les habitant·es de la métropole grenobloise sur leurs pratiques et représentations face aux grands enjeux de la transition socioécologique. Il vise à :
- enquêter de manière régulière auprès des habitants du territoire métropolitain sur leurs représentations des enjeux environnementaux, leurs comportements, les leviers d’accompagnement au changement, la réception voire l’impact des interventions métropolitaines dans ce domaine.
- tirer des profils qui permettent de mieux cibler le niveau et les modalités de l’intervention publique : typologies par âge/moments de vie ; catégories socioprofessionnelles/niveaux de revenu ; territoire/type d’habitat et mode de vie urbain ou rural…
- recueillir un feedback sur des dispositifs (offre de service public, aménagements, règlementations, campagne de communication, etc.) existants ou avant même leur mise en service, afin de tester leur recevabilité et les conditions de leur réussite, selon les profils.
Depuis plusieurs années, la question de la prescription sociale s’impose dans le champ de la santé publique comme un levier prometteur pour agir sur les déterminants sociaux de la santé et promouvoir le bien-être global des populations.
Cette approche, née au Royaume-Uni dans les années 1990, s’appuie sur un principe simple : permettre aux professionnels de santé — principalement les médecins généralistes — d’orienter leurs patients vers des activités sociales, culturelles, sportives ou communautaires susceptibles d’améliorer leur santé mentale, physique et sociale, en complément ou en alternative à une réponse strictement médicale.
En France, cette démarche s’inscrit dans la continuité des grandes orientations nationales de prévention et de promotion de la santé, notamment le Plan Priorité Prévention, la Stratégie nationale de santé, la Feuille de
route santé mentale et psychiatrie, et les actions de lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé, et de renforcement de la santé communautaire. La Direction générale de la santé (DGS) a engagé, en mai 2025, une réflexion nationale sur la mise en œuvre
de la prescription sociale dans le contexte français, en partenariat avec la Caisse nationale de l’Assurance maladie (CNAM) et avec l’appui d’experts issus des secteurs médical, académique, social et territorial.
Dans la Région européenne de l'OMS, les troubles mentaux touchent environ une personne sur six et contribuent fortement à la morbidité, au handicap et à la mortalité prématurée. Pourtant, les services restent trop souvent négligés, sous-financés et concentrés dans les institutions. L'intégration des services de santé mentale aux soins de santé primaires (SSP) constitue une réponse opportune et nécessaire, d'autant plus que les besoins augmentent dans un contexte de conflits, d'insécurité économique, de crises climatiques, de numérisation et de vieillissement de la population. Malgré des engagements politiques de longue date, la mise en œuvre de soins de santé mentale communautaires et axés sur les SSP demeure inégale et insuffisante dans toute la région. À partir d'un document d'orientation du Bureau régional de l'OMS pour l'Europe , nous décrivons les stratégies de mise en œuvre des politiques et des pratiques dans l'ensemble de la Région européenne de l'OMS. Nous identifions quatre stratégies clés pour étendre les services de santé mentale par le biais des SSP : renforcer les compétences en santé mentale des agents de soins primaires, intégrer des agents spécialisés en santé mentale au sein des équipes de soins primaires, consolider les liens entre les soins primaires et les services spécialisés en santé mentale, et améliorer la collaboration entre le secteur de la santé et les autres secteurs. Le principe fondamental de ces quatre stratégies est d'adapter les soins aux besoins au sein de réseaux de services interconnectés, ancrés dans les SSP. Les progrès dépendent d'un engagement politique et d'une action coordonnée en matière de formation et d'éducation de la main-d'œuvre, de ressources humaines et matérielles, de financement et de gouvernance, appuyés par des efforts soutenus pour réduire la stigmatisation et suivre la couverture, la qualité, l'équité et les résultats dans le temps. Il est essentiel que l'expansion des services soit adaptée aux capacités du système, afin que l'identification accrue des besoins s'accompagne d'un suivi efficace et rapide.
TRIBUNE. « Le Monde » en Falc. Le psychiatre David Gourion propose de créer des « prescriptions culturelles ». Ce dispositif permettrait aux médecins d’envoyer leurs patients faire des activités non médicales. Par exemple : des ateliers artistiques. Des études montrent que l’art aide à soulager des troubles psychiques.
Prendre soin de sa santé mentale, c’est aussi adopter, au quotidien, de petits gestes qui protègent et ressourcent. Cette rubrique rassemble des outils simples, concrets et bienveillants, à s’approprier librement et à son rythme.
Les SISM, Semaines d'Informations sur la Santé Mentale sont une manifestation annuelle coordonnée par un collectif de partenaires, visant à sensibiliser le public aux questions de santé mentale et à informer sur les différentes approches de la santé mentale. Les SISM sont également un outil essentiel d'animation territoriale dans le cadre du Projet Territorial de Santé Mentale (PTSM) et des Conseils Locaux de Santé Mentale (CLSM).
Ce livret propose un ensemble varié de ressources, d'outils et de pistes d'actions destinés à soutenir et
enrichir l'animation des territoires dans le cadre des prochaines SISM.
À ce titre, ce guide a été conçu comme un outil
opérationnel, destiné à accompagner les élus au quotidien. Il propose des éléments de repérage et d'accompagnement des personnes en souffrance psychique, des recommandations ainsi que des contacts opérationnels permettant une intervention adaptée en situation d'urgence (incluant des modèles de documents), et recense les dispositifs territoriaux en santé mentale, ainsi que les formations et ressources mobilisables.
Face à l’aggravation du changement climatique, certaines personnes développent une inquiétude désignée sous le terme « éco-anxiété ». Mieux connaître cette souffrance permet de repérer les signaux d'alerte et d'apprendre à agir sans s'épuiser.