La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une étude sur le coût pour l’Assurance maladie obligatoire du dispositif affection de longue durée (ALD). Ce dispositif vise à alléger le reste à charge des patients souffrant d’affections graves et prolongées en les exonérant de ticket modérateur. Il constitue un outil majeur de la politique d’accès aux soins en France.
Veille documentaire - Maladies chroniques non transmissibles
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Le cancer du sein touche de plus en plus de femmes de moins de 40 ans. Trois Franc-Comtoises témoignent du diagnostic inattendu de leur maladie, et de leur parcours de vie durant les traitements et les opérations, ainsi...
L’incidence standardisée des tumeurs du système nerveux central (SNC) chez l’enfant a augmenté significativement de 0,93 % par an sur 2000-2020, soit approximativement une augmentation moyenne de 5 cas de tumeurs cérébrales par an.
Cette fiche montre que l'art constitue un outil pertinent en éducation thérapeutique du patient (ETP). Les médiations artistiques (théâtre, musique, danse, écriture, peinture, etc.) favorisent l'expression des émotions, l'apprentissage, l'adaptation à la maladie chronique et l'engagement dans les soins.
L’Institut national du cancer publie la sixième édition du Panorama des cancers en France, la brochure annuelle qui rassemble les données les plus récentes sur les cancers. Elle présente les principaux indicateurs épidémiologiques, ainsi que les dernières données liées aux facteurs de risque de cancer, aux dépistages et aux soins. Des fiches synthétiques sont également proposées sur 8 localisations cancéreuses parmi les plus fréquentes ou de plus mauvais pronostic.
L’édition 2026 est marquée par la création du registre national des cancers, piloté par l’Institut. Présentée dans un focus dédié, sa mise en place constitue une avancée majeure pour améliorer la connaissance de l’épidémiologie des cancers en France.
Cette publication s’adresse à tous les acteurs concernés par les cancers : professionnels de santé, chercheurs, décideurs, mais aussi citoyens, patients, proches et aidants. Elle s’inscrit dans la continuité de l’édition spéciale 20 ans du Panorama publiée en 2025 et qui proposait un regard rétrospectif sur deux décennies de lutte contre les cancers.
La Direction générale de la Santé publie en août 2026 un document de cadrage qui part d'un constat : la prévention française, structurée en environ 65 documents nationaux de planification, souffre d'un manque de lisibilité malgré la richesse de sa mobilisation interministérielle, ce chiffre provenant du document lui même et n'ayant pas pu être vérifié indépendamment. La DGS y présente une cartographie organisant ces plans selon trois logiques croisées, à savoir les publics et milieux de vie, avec l'enfance comme priorité affichée, les déterminants environnementaux, et les comportements et pathologies, tout en soulignant que ces approches se combinent entre elles et se déclinent au niveau territorial. Le document annonce ensuite trois orientations stratégiques pour les années à venir, portant respectivement sur la souveraineté sanitaire face aux crises émergentes, la prévention des risques environnementaux et la refondation des politiques de prévention autour d'objectifs mesurables. Cette bascule stratégique s'appuie sur des leviers méthodologiques transversaux, notamment le numérique et l'intelligence artificielle, l'identification des interventions probantes et l'approche « une seule santé », signe d'une volonté de passer d'un simple empilement de plans à un pilotage fondé sur la donnée et la preuve scientifique. Il s'agit toutefois d'un document de cadrage et de communication institutionnelle, qui ne détaille ni le contenu opérationnel ni les indicateurs de la future feuille de route de la DGS qu'il annonce.
Les maladies allergiques, affectant actuellement un tiers des Français et possiblement la moitié de la population en 2050, sont une question majeure de santé publique. L’allergologie est une jeune spécialité médicale reconnue depuis 2017 en France. Elle est caractérisée par son dynamisme et ses liens interdisciplinaires lui permettant de reconnaître et prendre en charge tous les patients allergiques (enfants, adultes ou seniors) et les expressions les plus diverses de l’allergie, de la rhinite au choc anaphylactique (forme la plus grave de l’allergie, pouvant engager le pronostic vital du patient). Cette discipline s’intéresse aussi aux liens environnementaux des allergies (pollens, effets climatiques, nouveaux aliments, pollution), à la recherche sur les mécanismes, à la création et l’utilisation de nouveaux outils comme ceux de l’intelligence artificielle, aux avancées thérapeutiques et approches innovantes pour la médecine de demain. Nous présentons ici un panorama des mutations fondamentales
de la compréhension et de la prise en charge des allergies. Cet article présente successivement l’histoire de l’allergie, l’exercice actuel du métier d’allergologue et son interdisciplinarité, l’émergence des facteurs environnementaux comme protagonistes moléculaires des allergies, l’avènement d’outils numériques et de biothérapies ciblant le cœur des mécanismes des maladies allergiques.
LOI n° 2026-668 du 27 juillet 2026 visant à doter la France d'une stratégie nationale de lutte ...
Dans le cadre de la stratégie décennale de lutte contre les cancers, l’Institut national du cancer a réalisé, en lien avec l’ensemble des acteurs, un état des lieux des soins et de l’accompagnement des adolescents et jeunes adultes (AJA). Ce rapport dresse le bilan des évolutions observées depuis 2016 en France (année de mise en place des équipes AJA, des progrès accomplis et des points à améliorer). Il est destiné à l’ensemble des acteurs concernés par la prise en soins et l’accompagnement des AJA.
Chez les adolescentes, on déplore un retard dans la prise en charge des règles douloureuses, ou dysménorrhée. Or, celles-ci peuvent être le signe de maladies gynécologiques comme l’endométriose.
En France, la surmortalité des immigré∙es et descendant∙es d’immigré∙es lors des premières vagues de la pandémie de Covid-19 a été documentée et expliquée par les conditions matérielles de vie. Ces dernières ont, certes, joué un rôle prépondérant, mais le risque de décès par Covid-19 parmi les minorités ethnoraciales a également pu être accentué par des prévalences plus élevées du diabète et de l’obésité. À notre connaissance, il n’existe pas de données disponibles en France sur les différentiels de prévalence du diabète et de l’obésité selon l’origine. En nous appuyant sur les données de l’enquête Épidémiologie et conditions de vie sous le Covid-19 (Epicov), une enquête représentative de la population de France hexagonale, nous souhaitons contribuer à une meilleure connaissance de la prévalence du diabète et de l’obésité dans la population et des dynamiques d’inégalités sociales de santé qui sont en jeu. Nous mettons en évidence des disparités importantes selon l’origine, avec une approche démographique par les taux standardisés par âge qui met en lumière non seulement le surrisque des immigré∙es d’Afrique et d’Asie, mais également celui des descendant∙es d’immigré∙es des mêmes régions et des personnes originaires des départements et régions d’outre-mer, par rapport à la population majoritaire. Ces différences observées ne s’expliquent pas entièrement par la position sociale des individus, ce qui suggère que d’autres facteurs entrent en ligne de compte.
La maladie cœliaque est une pathologie chronique auto-immune de l’intestin grêle induite par l’ingestion de gluten alimentaire chez des individus génétiquement prédisposés. Sa prévalence est estimée à environ 1 % mais la maladie reste encore largement sous diagnostiquée du fait de la grande diversité de ses manifestations cliniques voire de l’absence de symptôme. Ces recommandations ont pour objectif d’améliorer le repérage et diagnostic de la maladie chez l’enfant et l’adulte, afin de permettre une prise en charge précoce et de prévenir la survenue de complications. Elles sont principalement destinées aux médecins généralistes, pédiatres, médecins de PMI, gastro-entérologues, médecins internistes et aux diététiciens.