Attendu de longue date, il est officiellement sur les rails depuis ce 1er janvier 2026. Piloté par l’Institut national du cancer (INCa), ce registre doit permettre de suivre de façon exhaustive tous les cas de cancers sur l’ensemble du territoire, avec pour objectif notamment d’améliorer les parcours de soins des malades. Les associations de patients, intégrées à la comitologie du projet, saluent cette mise en chantier, mais restent attentives à la méthodologie et aux moyens alloués à ce nouvel outil.
Veille documentaire - Maladies chroniques non transmissibles
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
Et pour ne rien manquer, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter quotidienne La Veille du jour en vous inscrivant depuis cette page.
Cet arrêté ministériel actualise le cahier des charges du programme national de dépistage organisé du cancer colorectal (PNDOCCR) pour les personnes de 50 à 74 ans à risque moyen. Il encadre l'ensemble du parcours : invitation personnelle par l'Assurance Maladie tous les deux ans, remise des kits de test immunologique par les professionnels de santé (médecins, pharmaciens d'officine, infirmiers diplômés d'État) ou commande en ligne, analyse par des laboratoires accrédités, et suivi des personnes ayant un résultat positif par les Centres Régionaux de Coordination des Dépistages des Cancers (CRCDC). Le document précise les critères d'éligibilité, exclut les personnes à risque aggravé (antécédents personnels ou familiaux) qui relèvent d'une surveillance par coloscopie, et définit les modalités de relances pour améliorer la participation, actuellement de 30,7% en 2024-2025, bien en-deçà du seuil européen de 45%.
Le CHRU de Tours et le Fonds Clinatec, centre de recherche biomédicale sur les maladies neurodégénératives et les handicaps lourds, lancent un programme de recherche inédit permettant d'utiliser la lumière comme outil thérapeutique mesurable et reproductible, une étape clé pour passer d'une technologie prometteuse à une médecine fondée, notamment contre Parkinson et Alzheimer.
Il existe un programme national de dépistage organisé du cancer colorectal, dont l’objectif principal est de diminuer la mortalité spécifique grâce à une détection et un traitement précoce des lésions. Généralisé à l’ensemble du territoire national en 2008-2009, ce programme repose sur un test de détection de sang occulte dans les selles ; il est proposé tous les deux ans à toutes les personnes âgées de 50 à 74 ans à risque moyen de développer un cancer colorectal. En cas de test positif, une coloscopie complète doit être pratiquée. Santé publique France réalise annuellement une évaluation nationale de ce programe de dépistage, comprenant, entre autres, le calcul des taux de participation.
Ces dernières années, les chercheurs en sciences de gestion s’intéressent de plus en plus à la manière dont les émotions influencent les expériences de consommation, et le ressenti du service rendu. Dans le domaine de la santé, en revanche, cette problématique demeure sous-explorée. Et ce, alors même que les émotions façonnent chaque étape du parcours de soin, dans les hôpitaux, les cabinets médicaux ou même derrière l’écran d’une téléconsultation.
Ce mois de mars est marqué par la campagne de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal. En Bourgogne-Franche-Comté, à peine 30 % des personnes âgées de 50 à 74 ans effectuent le test. Le Centre régional de coordination des dépistages de cancers déplore des clichés tenaces.
Une étude récente pointe un chiffre alarmant : plus de 250 000 articles scientifiques liés au cancer pourraient avoir été fabriqués de toutes pièces entre 1999 et 2024. Cette production s’accélère et menace la production scientifique honnête.
Du 10 au 31 mars, participez en équipe à un défi connecté en Bourgogne Franche-Comté à l'occasion de Mars Bleu. L'idée est de réaliser un maximum de pas et relever des challenges. Ce défi est gratuit et ouvert à tous.
Les nouveaux médicaments antiobésité par injections, comme Wegovy ou Mounjaro, montrent une certaine efficacité pour maigrir. Mais en cas d’arrêt du traitement, la reprise de poids est rapide. C’est ce que montre une étude récente publiée dans le British Medical Journal. Les chercheurs britanniques interrogent le rapport coût-efficacité pour le système de santé du Royaume-Uni de ces traitements vendus très cher par leurs fabricants. Une analyse éclairante aussi pour la France, où ces médicaments ne sont pas remboursés par l’Assurance-maladie.
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une étude sur les inégalités sociales de recours au dépistage du cancer. Les statistiques présentées ici sont issues de l’EDP-santé qui associe l’échantillon démographique permanent (EDP) de l’Insee aux données de consommation de soins et d’hospitalisation du système national des données de santé (SNDS). Les trois types de cancer pour lequel le dépistage est analysé dans cette étude sont ceux faisant l’objet de programmes nationaux : le cancer colorectal, le cancer du sein et le cancer du col de l’utérus.
Cet avis analyse, sous l’angle éthique, les inégalités de sexe et de genre mises en évidence par le rapport de la Ligue nationale contre le cancer « Genre, Sexe et Cancer : comprendre les impacts pour mieux agir ».
Ces inégalités traversent l’ensemble du parcours de cancérologie, de la prévention à l’après-cancer, et concernent tant les personnes malades que leurs proches aidants.
Le Comité souligne que ces inégalités portent atteinte aux principes éthiques fondamentaux d’autonomie, de bienfaisance, de non-malfaisance et de justice. Il met en lumière la charge disproportionnée supportée par certaines populations, notamment les femmes et les familles monoparentales, ainsi que l’invisibilisation d’autres publics, en particulier les hommes. L’avis plaide pour une approche inclusive et proportionnée, attentive aux vulnérabilités spécifiques sans renforcer les stéréotypes.
Il appelle également à une meilleure prise en compte du sexe et du genre dans la recherche clinique.
Enfin, il souligne le rôle clé de la Ligue pour promouvoir une cancérologie plus équitable et inclusive.
Le fardeau mondial du cancer continue de s'alourdir, avec une augmentation constante du nombre de cas au cours des deux dernières décennies – notamment chez les jeunes femmes – exerçant une pression soutenue sur les services de santé et affectant le bien-être et la situation économique. Ce rapport présente de nouvelles données probantes et des perspectives politiques internationales sur la manière d'offrir des soins oncologiques de qualité, garantissant ainsi le bien-être des patients et la rentabilité des systèmes de santé. S'appuyant sur des analyses quantitatives et qualitatives – incluant de nouveaux indicateurs comparables à l'échelle internationale et une enquête sur les politiques de santé – le rapport examine trois priorités essentielles pour offrir des soins oncologiques de qualité : un accès plus rapide aux soins, des soins efficaces et fondés sur des données probantes garantissant les meilleurs résultats de santé, et des approches centrées sur la personne qui tiennent compte des besoins et des préférences de chacun.