Ce rapport montre que les cités éducatives, dispositifs destinés aux jeunes des quartiers prioritaires, peuvent jouer un rôle important dans la promotion du bien-être, la prévention des troubles mentaux et l’orientation vers les soins, sans se substituer aux professionnels de santé. Les cités éducatives facilitent la coordination locale entre acteurs éducatifs, sociaux et sanitaires, et expérimentent des actions adaptées aux besoins des territoires. Le rapport souligne néanmoins des inégalités territoriales et un manque d’évaluation de l’impact des actions. Il formule dix recommandations pour renforcer ce rôle : intégrer explicitement la santé mentale dans les objectifs nationaux, associer davantage les acteurs de santé aux instances locales, cartographier l’offre existante, et développer des actions structurées et évaluables. L’objectif global est de mettre les cités éducatives au service d’une montée en puissance des actions de prévention et de promotion de la santé mentale des jeunes.
Données probantes et prometteuses - Santé mentale
David Banta en 2023, définit les données probantes comme "des conclusions tirées de recherches et autres connaissances qui peuvent servir de base utile à la prise de décision dans le domaine de la santé publique et des soins de santé », et le Centre de collaboration nationale en santé publique canadien (2011), précise que « la santé publique fondée sur des données probantes est "le processus consistant à extraire et à disséminer les meilleures données disponibles issues de la recherche, de la pratique et de l’expérience, ainsi qu’à utiliser ces données pour éclairer et améliorer la pratique et les politiques en santé publique". »
Les références bibliographiques mentionnées ci-dessous sont extraites de la base de données Bib-Bop ; les documents sont accessibles en ligne ou consultables dans notre centre de documentation à Dijon. Ils proposent des données probantes ou des synthèses de connaissances sur les thématiques de santé déclinées dans le cadre du Rrapps BFC.
Ce premier numéro des Dossiers de l’Observatoire des pratiques du Centre de Référence en Santé Mentale (CRESAM) explore le champ des pratiques participatives en santé mentale dans un aller et retour entre enjeux théoriques, politiques, éthiques et réalités de terrain. Il donne la parole à différent·es acteur·rices : professionnel·les, usager·ères mais aussi chercheur·euses afin de croiser les analyses, les expériences et les points de vue sur le sujet. Le contenu s'articule autour des rubriques suivantes : théorie et philosophie de la participation en santé mentale ; neuf types de pratiques participatives au niveau méso ; politique en matière de participation des usager·ères en santé mentale ; enseignements de la recherche académique sur la participation en santé mentale ; reportages vidéos sur le terrain auprès de quatre initiatives participatives en service de santé mentale ; vidéos des quatre initiatives participatives ; guide pour la mise en oeuvre d’une démarche participative (niveau méso).
Le projet REPERES, mené par le réseau Solipam et l’Observatoire du Samusocial de Paris, apporte pour la première fois une vision concrète et documentée des femmes enceintes sans domicile, jusqu’ici surtout connues à travers les témoignages de terrain. Cette étude, parmi les plus complètes en France sur la santé périnatale de ce public, s’appuie sur des données à la fois quantitatives et qualitatives pour analyser leur état de santé pendant la grossesse et à l’accouchement. Grâce à une approche combinant différentes méthodes (suivi dans le temps et analyse à un instant donné), elle met en lumière leurs conditions de vie, leurs parcours d’hébergement, leur accès aux soins, ainsi que leur exposition aux violences et les effets de l’instabilité résidentielle sur leur santé et celle de leurs enfants. Au-delà du constat, le projet vise à mieux comprendre leurs trajectoires afin d’apporter des éléments concrets pour améliorer les politiques publiques et les dispositifs d’accompagnement en Île-de-France.
Cette publication rassemble l'avis et le rapport d'expertise collective relatif aux effets de l’usage des réseaux sociaux numériques sur la santé des adolescents. Il analyse les effets des réseaux sociaux numériques sur la santé des adolescents (santé mentale, sommeil, anxiété, dépression, image de soi, conduites à risque, etc.). Il examine leurs usages, les facteurs de risque associés (pas seulement le temps d’écran mais aussi les contenus et l’engagement émotionnel) et propose des recommandations pour mieux encadrer ces pratiques afin de protéger la santé des jeunes.
Face aux transformations majeures actuelles, le HCSP a analysé l’évolution de la santé des adolescents (10-19 ans) sur trente ans. Malgré une baisse de la mortalité, les accidents et suicides restent les principales causes de décès chez les 15-19 ans. La santé mentale se dégrade, surtout chez les filles, avec une augmentation des troubles anxieux et dépressifs. La consommation de tabac et drogues diminue, mais l’usage de la e-cigarette progresse. Le surpoids et l’obésité, en hausse jusqu’en 2005, se maintiennent à un niveau élevé, tandis que la condition physique baisse. Le mode de vie est marqué par une forte hausse du temps d’écran, une baisse de l’activité physique et du sommeil, ainsi qu’une alimentation déséquilibrée. Les violences verbales, sexuelles et le cyberharcèlement augmentent, alors que le harcèlement scolaire recule. Les inégalités sociales se creusent, en particulier en santé mentale et nutrition, amplifiées par la pandémie. Le rapport appelle à une politique de santé globale, préventive et adaptée, pour mieux répondre aux besoins spécifiques des adolescents.
Face aux transformations majeures actuelles, le HCSP a analysé l’évolution de la santé des adolescents (10-19 ans) sur trente ans. Malgré une baisse de la mortalité, les accidents et suicides restent les principales causes de décès chez les 15-19 ans. La santé mentale se dégrade, surtout chez les filles, avec une augmentation des troubles anxieux et dépressifs. La consommation de tabac et drogues diminue, mais l’usage de la e-cigarette progresse. Le surpoids et l’obésité, en hausse jusqu’en 2005, se maintiennent à un niveau élevé, tandis que la condition physique baisse. Le mode de vie est marqué par une forte hausse du temps d’écran, une baisse de l’activité physique et du sommeil, ainsi qu’une alimentation déséquilibrée. Les violences verbales, sexuelles et le cyberharcèlement augmentent, alors que le harcèlement scolaire recule. Les inégalités sociales se creusent, en particulier en santé mentale et nutrition, amplifiées par la pandémie. Le rapport appelle à une politique de santé globale, préventive et adaptée, pour mieux répondre aux besoins spécifiques des adolescents.
Cet état des lieux sur la santé mentale des Français depuis la fin de la crise sanitaire de la Covid-19 réalisé par la commission des affaires sociales du Sénat constate que la dégradation est une tendance de fond et s’inquiète de l’explosion des troubles psychiques chez les jeunes. Elle alerte sur la nécessité de réduire les inégalités territoriales dans l’accès aux soins et de mobiliser l’ensemble des acteurs pour garantir une prise en charge graduée et de proximité aux patients. Parmi les 22 recommandations formulées pour répondre aux difficultés de la psychiatrie et améliorer le repérage et la prise en charge des troubles psychiques, trois priorités sont identifiées : lever les freins au déploiement des infirmières en pratique avancée (IPA) mention psychiatrie et santé mentale ; renforcer les centres médico-psychologiques (CMP) pour les maintenir comme structure pivot de la prise en charge psychiatrique ; faciliter les interventions à domicile grâce aux CMP ou à des équipes mobiles spécialisées.
Ce rapport fait suite à celui paru en 2023 "Poussé·e·s vers les ténèbres" et présente de nouveaux éléments prouvant que, près de deux ans plus tard, le fil « Pour toi » de TikTok continue de pousser les enfants et les jeunes qui manifestent un intérêt pour la santé mentale dans un cercle vicieux de contenus dépressifs ou valorisant l’automutilation et le suicide. Rassemblant des témoignages de jeunes et de parents concernés en France, ainsi que de nouvelles preuves issues de recherches techniques, le rapport montre que TikTok ne fait rien pour remédier aux risques systémiques que son modèle fait courir aux enfants et aux jeunes, en violation des normes internationales relatives à la responsabilité des entreprises en matière de droits humains ainsi que de ses obligations contraignantes au titre du Règlement sur les services numériques de l’Union européenne. Le rapport lance un appel urgent à l’entreprise TikTok, mais aussi aux autorités de régulation françaises et européennes afin qu’elles agissent fermement pour l’obliger à respecter les droits de l’enfant et les droits humains et émet des recommandations.
Commentant la feuille de route du gouvernement dans le contexte de la reconnaissance de la santé mentale comme "Grande cause nationale 2025", ce plaidoyer met en lumière l'urgence d'une politique publique globale en santé mentale dans la durée en soulignant les lacunes et les besoins impérieux des personnes concernées. Il appelle à revoir à la hausse les ambitions de la feuille de route et émet douze propositions regroupées en quatre axes : reconnaître la citoyenneté des personnes ; développer l’approche globale en santé mentale et son caractère préventif ; réorganiser l’offre en santé mentale ; mettre en place des actions complémentaires pour les populations présentant des vulnérabilités particulières (personnes handicapées, âgées, enfants, jeunes, populations précaires ou migrantes, personnes détenues, aidants).
Cette publication réalisée par Nightline Europe, un réseau d'associations européennes dirigées par les étudiants fournissant un soutien et des informations sur la santé mentale des jeunes par le biais de lignes d'écoute nocturnes gratuites, dresse un état des lieux de la recherche sur la prévalence, les déterminants et le coût de la mauvaise santé mentale étudiante en Europe. Le rapport présente également des données exclusives collectées par le réseau, basées sur environ 15 000 appels et tchats sur neuf mois de l’année universitaire 2023-2024 pris par des étudiant·e·s bénévoles formé·e·s à travers les 29 Nightlines dans 5 pays (Allemagne, Autriche, France, Irlande, et Royaume-Uni). Elles offrent un éclairage unique sur les besoins des étudiant·e·s et les facteurs contribuant à leur mal-être. 7 recommandations sont émises pour encourager les décideurs politiques à travailler avec les acteurs clefs (établissements d'enseignement supérieur et organisations de la société civile) pour mieux comprendre et renverser les tendances, intensifier les efforts tant en matière de prévention que de prise en charge.
Ce guide national de recommandations est destiné à accompagner les acteurs des territoires dans la création et le fonctionnement d'un conseil local de santé mentale (CLSM). Rédigé avec la contribution d’un groupe de travail national représentatif, il propose un cadre de référence aligné sur les politiques de santé publique et les recommandations de l’OMS, tout en valorisant la souplesse nécessaire à l’adaptation locale. Il est structuré en 7 parties : cadre de référence ; définition et objectifs des CLSM ; composition et instances ; coordination ; financement ; suivi, évaluation et capitalisation ; articulation avec les autres dispositifs territoriaux. Il est enrichi de schémas explicatifs, d’exemples concrets et d’annexes pratiques.
Ce rapport montre que les cités éducatives, dispositifs destinés aux jeunes des quartiers prioritaires, peuvent jouer un rôle important dans la promotion du bien-être, la prévention des troubles mentaux et l’orientation vers les soins, sans se substituer aux professionnels de santé. Les cités éducatives facilitent la coordination locale entre acteurs éducatifs, sociaux et sanitaires, et expérimentent des actions adaptées aux besoins des territoires. Le rapport souligne néanmoins des inégalités territoriales et un manque d’évaluation de l’impact des actions. Il formule dix recommandations pour renforcer ce rôle : intégrer explicitement la santé mentale dans les objectifs nationaux, associer davantage les acteurs de santé aux instances locales, cartographier l’offre existante, et développer des actions structurées et évaluables. L’objectif global est de mettre les cités éducatives au service d’une montée en puissance des actions de prévention et de promotion de la santé mentale des jeunes.