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David Banta en 2023, définit les données probantes comme "des conclusions tirées de recherches et autres connaissances qui peuvent servir de base utile à la prise de décision dans le domaine de la santé publique et des soins de santé », et le Centre de collaboration nationale en santé publique canadien (2011), précise que « la santé publique fondée sur des données probantes est "le processus consistant à extraire et à disséminer les meilleures données disponibles issues de la recherche, de la pratique et de l’expérience, ainsi qu’à utiliser ces données pour éclairer et améliorer la pratique et les politiques en santé publique". »

Les références bibliographiques mentionnées ci-dessous sont extraites de la base de données Bib-Bop ; les documents sont accessibles en ligne ou consultables dans notre centre de documentation à Dijon. Ils proposent des données probantes ou des synthèses de connaissances sur les thématiques de santé déclinées dans le cadre du Rrapps BFC.

 

 

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KALLENBACH Sacha, SAIE Mariane, SIRINELLI Marie
Paris : IGAS, IGESR, 2025, 82 p.

Ce rapport montre que les cités éducatives, dispositifs destinés aux jeunes des quartiers prioritaires, peuvent jouer un rôle important dans la promotion du bien-être, la prévention des troubles mentaux et l’orientation vers les soins, sans se substituer aux professionnels de santé. Les cités éducatives facilitent la coordination locale entre acteurs éducatifs, sociaux et sanitaires, et expérimentent des actions adaptées aux besoins des territoires. Le rapport souligne néanmoins des inégalités territoriales et un manque d’évaluation de l’impact des actions. Il formule dix recommandations pour renforcer ce rôle : intégrer explicitement la santé mentale dans les objectifs nationaux, associer davantage les acteurs de santé aux instances locales, cartographier l’offre existante, et développer des actions structurées et évaluables. L’objectif global est de mettre les cités éducatives au service d’une montée en puissance des actions de prévention et de promotion de la santé mentale des jeunes.

Namur : Crésam, 2026, 73 p.

Ce premier numéro des Dossiers de l’Observatoire des pratiques du Centre de Référence en Santé Mentale (CRESAM) explore le champ des pratiques participatives en santé mentale dans un aller et retour entre enjeux théoriques, politiques, éthiques et réalités de terrain. Il donne la parole à différent·es acteur·rices : professionnel·les, usager·ères mais aussi chercheur·euses afin de croiser les analyses, les expériences et les points de vue sur le sujet. Le contenu s'articule autour des rubriques suivantes : théorie et philosophie de la participation en santé mentale ; neuf types de pratiques participatives au niveau méso ; politique en matière de participation des usager·ères en santé mentale ; enseignements de la recherche académique sur la participation en santé mentale ; reportages vidéos sur le terrain auprès de quatre initiatives participatives en service de santé mentale ; vidéos des quatre initiatives participatives ; guide pour la mise en oeuvre d’une démarche participative (niveau méso).

RAMBLIERE Lison, IASAGKASVILI Maria
Paris : Samusocial de Paris, Réseau Solipam, 2026-03, 74 p.

Le projet REPERES, mené par le réseau Solipam et l’Observatoire du Samusocial de Paris, apporte pour la première fois une vision concrète et documentée des femmes enceintes sans domicile, jusqu’ici surtout connues à travers les témoignages de terrain. Cette étude, parmi les plus complètes en France sur la santé périnatale de ce public, s’appuie sur des données à la fois quantitatives et qualitatives pour analyser leur état de santé pendant la grossesse et à l’accouchement. Grâce à une approche combinant différentes méthodes (suivi dans le temps et analyse à un instant donné), elle met en lumière leurs conditions de vie, leurs parcours d’hébergement, leur accès aux soins, ainsi que leur exposition aux violences et les effets de l’instabilité résidentielle sur leur santé et celle de leurs enfants. Au-delà du constat, le projet vise à mieux comprendre leurs trajectoires afin d’apporter des éléments concrets pour améliorer les politiques publiques et les dispositifs d’accompagnement en Île-de-France.

Maisons-Alfort : ANSES, 2025, 531 p.

Cette publication rassemble l'avis et le rapport d'expertise collective relatif aux effets de l’usage des réseaux sociaux numériques sur la santé des adolescents. Il analyse les effets des réseaux sociaux numériques sur la santé des adolescents (santé mentale, sommeil, anxiété, dépression, image de soi, conduites à risque, etc.). Il examine leurs usages, les facteurs de risque associés (pas seulement le temps d’écran mais aussi les contenus et l’engagement émotionnel) et propose des recommandations pour mieux encadrer ces pratiques afin de protéger la santé des jeunes.

Paris : HCSP, 2025, 187 p. (Avis et rapports)

Face aux transformations majeures actuelles, le HCSP a analysé l’évolution de la santé des adolescents (10-19 ans) sur trente ans. Malgré une baisse de la mortalité, les accidents et suicides restent les principales causes de décès chez les 15-19 ans. La santé mentale se dégrade, surtout chez les filles, avec une augmentation des troubles anxieux et dépressifs. La consommation de tabac et drogues diminue, mais l’usage de la e-cigarette progresse. Le surpoids et l’obésité, en hausse jusqu’en 2005, se maintiennent à un niveau élevé, tandis que la condition physique baisse. Le mode de vie est marqué par une forte hausse du temps d’écran, une baisse de l’activité physique et du sommeil, ainsi qu’une alimentation déséquilibrée. Les violences verbales, sexuelles et le cyberharcèlement augmentent, alors que le harcèlement scolaire recule. Les inégalités sociales se creusent, en particulier en santé mentale et nutrition, amplifiées par la pandémie. Le rapport appelle à une politique de santé globale, préventive et adaptée, pour mieux répondre aux besoins spécifiques des adolescents.

Paris : HCSP, 2025, 187 p.

EYRIEY Helno
Paris : CESE, 2025, 268 p.

Cet avis est le fruit d'un travail mené par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) avec les acteurs de terrain, les experts, les citoyens s'appuyant également sur un dispositif de participation citoyenne des jeunes. Il dresse un constat alarmant sur la situation de l'état de santé mentale des enfants et des jeunes de 5 à 25 ans et appelle à une mobilisation immédiate et ambitieuse afin d'agir en profondeur, dans toutes les politiques publiques, sur les déterminants de la santé mentale. A travers 21 préconisations concrètes, il appelle à refonder et à améliorer le système de prévention et de prise en charge de la santé mentale des jeunes.

TCHEKHOFF Aude
Paris : FAS, FNSS, 2025, 28 p.

Ce rapport prolonge l’étude menée en 2024 par la Fédération des acteurs de la solidarité (FAS) sur les femmes et le sans-abrisme, en s'intéressant spécifiquement aux dispositifs de veille sociale, tels que les accueils de jour et les maraudes. Il repose sur les observations des structures œuvrant au contact direct des personnes sans domicile, en métropole comme dans les territoires ultramarins, qu’elles soient professionnelles ou bénévoles. L’enquête brosse un portrait précis des réalités vécues par les femmes sans-abri : féminisation croissante de la précarité, violences multiples, ruptures institutionnelles, ainsi que des problèmes de santé, notamment mentale. Le rapport décrit également les actions mises en place par les structures d’accueil, tout en soulignant la nécessité de renforcer les formations, les outils et les partenariats pour une prise en charge plus digne et adaptée. Il s’inscrit dans une démarche plus large de documentation sur le mal-logement et la précarité au féminin, notamment pour les femmes seules ou accompagnées d’enfants.

IBA Hamza, PROMPT Edwige
Paris : UGF, CNSA, 2025, 54 p.

S'inscrivant dans une démarche de prévention de la perte d'autonomie, ce rapport explore les critères d'efficacité des interventions visant à améliorer le bien-être psychologique des personnes âgées de 60 ans et plus. L'analyse repose sur une revue de littérature rigoureuse et propose une analyse approfondie des critères d’efficience des interventions portant sur les thématiques des compétences psychosociales, de l'activité physique et de l'activité artistique. Une réflexion critique sur les facteurs de réussite et les implications pratiques pour la mise en place des interventions est développée et conclut à la nécessité de programmes intégrés, adaptés aux besoins, centrés sur les compétences psychosociales et le lien social pour favoriser un vieillissement actif et le bien-être psychologiques des seniors.

Vassieux Laetitia
Dijon : Promotion Santé BFC, 2025, 60 p. (Dossier documentaire Service sanitaire)

Ce dossier documentaire accompagne le dispositif du service sanitaire en Bourgogne-Franche-Comté. Il est structuré en 7 grands chapitres :

  • UN GLOSSAIRE présentant des définitions sourcées de concepts entrant dans la problématique de la santé mentale, sous l’angle de la promotion de la santé. Les définitions sont parfois accompagnées d’illustrations.
  • La seconde partie traite des REPRÉSENTATIONS de la santé mentale et de la STIGMATISATION visant les personnes.
  • La troisième partie mentionne des POLITIQUES ET/OU PROGRAMMES DE SANTÉ
  • La quatrième partie concerne l’ÉPIDEMIOLOGIE en matière de santé mentale en population générale et chez les jeunes.
  • La cinquième partie porte sur les DÉTERMINANTS DE LA SANTÉ MENTALE. Des publications permettent d’illustrer en quoi certains facteurs qu’ils soient individuels, sociaux et économiques ou encore sociétaux agissent sur la santé mentale des jeunes.
  • La sixième partie AGIR EN SANTÉ MENTALE propose des référentiels et guides d’aide à l’action, des stratégies d’intervention et des exemples d’actions, et des outils pédagogiques pour intervenir auprès de vos publics.
  • Et enfin une liste de RESSOURCES DE RÉFÉRENCE complète ce document.
Paris : Petits frères des pauvres, 2025, 152 p.

Le 3e Baromètre de l’isolement des personnes âgées, publié par les Petits Frères des Pauvres, révèle une hausse de plus de 150 % en dix ans du nombre de personnes âgées en situation de "mort sociale", soit 750 000 personnes sans lien familial, amical ou de voisinage. Ce phénomène touche particulièrement les petites communes rurales, fragilisées par la disparition des commerces de proximité et la sédentarité. Dans ces territoires, 9 % des plus de 60 ans ne sortent jamais, et 60 % sortent moins d’une fois par jour. Face à cette invisibilité, les communes, notamment à travers l’action des Centres communaux d’action sociale (CCAS), ont un rôle essentiel à jouer : repérer les situations de fragilité, prévenir l’isolement et recréer du lien social via des lieux de convivialité.

PRIGENT Amélie, PRACA Manon, BRUNN Matthias
La Plaine-Saint-Denis : HAS, 2025, 98 p.

Cette recommandation de la Haute autorité de santé (HAS) a pour objectif d’améliorer la prise en charge en santé mentale des enfants relevant de la protection de l’enfance. Elle s’articule autour de trois axes majeurs, déclinés selon les grandes étapes du parcours de soins. Elle insiste d’abord sur l’importance d’un repérage précoce des besoins en soins psychiatriques, en proposant des outils et méthodes pour identifier rapidement les signes de souffrance psychique chez les enfants protégés. Une intervention rapide permet de prévenir l’aggravation des troubles. Elle vise ensuite à faciliter l’accès aux soins, en agissant sur les freins rencontrés et en renforçant la coordination entre les acteurs de la protection de l’enfance et les structures de psychiatrie infanto-juvénile, à travers des dispositifs de liaison, des instances de coordination et des partenariats renforcés. Enfin, elle recommande de garantir un suivi personnalisé, stable et durable, adapté aux besoins de chaque enfant, en veillant à assurer la continuité des soins malgré les éventuelles ruptures dans leur parcours de vie.