Ce document est un Avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE) qui examine la dégradation persistante et préoccupante de la santé mentale des enfants et des jeunes (5 à 25 ans), en soulignant la nécessité d'une approche transversale et coordonnée des politiques publiques. Les sources mettent en évidence des statistiques alarmantes sur l'augmentation des plaintes psychologiques, des idées suicidaires, et des troubles dépressifs, en particulier chez les jeunes femmes, les étudiants et les populations des Outre-mer, où l'offre de soins est particulièrement déficitaire. Le CESE insiste sur l'importance d'agir en profondeur sur les déterminants sociaux et environnementaux, tels que les inégalités, la pression scolaire, le numérique, les violences basées sur le genre et le manque d'accès aux loisirs et à la culture. Enfin, l'Avis préconise un renforcement des moyens humains et financiers dans l'éducation et la santé, l'intégration des compétences psychosociales (CPS), et une participation accrue des jeunes à la construction des politiques publiques les concernant.
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De nombreux indicateurs psychiques et physiques montrent que la jeunesse fait face à une crise de la santé mentale. Ces résultats proviennent généralement d’enquêtes se concentrant sur des tranches d’âge relativement élevées de la jeunesse (à partir de 15 ou 18 ans et allant jusqu’à 25 ans) et suivent rarement les répondants dans le temps.
Grâce à l’enquête britannique Understanding Society, nous analysons le bien-être subjectif des jeunes âgés de 10 à 15 ans au cours des 10 dernières années. Les pré-adolescents d’aujourd’hui se disent moins heureux que ceux de 1994 ou même de 2016, avec une perte moyenne de 0, 5 points de satisfaction dans la vie (sur une échelle allant de 1 à 7). Cette chute du bien-être est particulièrement marquée chez les jeunes filles et les jeunes des ménages les plus modestes.
La fertilité mondiale est en recul depuis plusieurs décennies. Si l’on connaît de multiples facteurs impliqués dans cet inquiétant phénomène, une partie des cas d’infertilité demeure sans explications. Un nombre croissant de preuves semble toutefois incriminer divers polluants environnementaux, en raison de leur capacité à perturber les cycles hormonaux.
Raisonnement moral, stabilité émotionnelle, résistance aux biais cognitifs… autant de traits qui atteignent leur maturité bien après la jeunesse et qui expliquent pourquoi cette période de la vie peut être un âge d’or pour le jugement et le leadership.
L'objectif de ce guide n’est pas de conduire à un diagnostic mais de sensibiliser chacun à une attention particulière devant ce qui fait manifestation du mal être dans le cadre scolaire. Il s’agit d’accéder à un essai de compréhension, en évitant le simplisme des causalités ou des réponses univoques. Il s’agit donc de se garder de voir dans toute difficulté ou originalité du vivre, avec ou sans mal-être apparent, une pathologie ou handicap à identifier, normaliser ou compenser.
L'une des principales mesures d'adaptation aux changements climatiques est le verdissement urbain. Or, il est prouvé que le verdissement des cours d'école apporte de multiples cobénéfices pour le bien-être et la santé de tous ceux qui fréquentent les écoles ou travaillent en milieu scolaire. En effet, un contact physique quotidien avec la nature incite à l'activité physique, améliore la santé mentale, augmente les performances scolaires et favorise la productivité des employés. Il n'est pas nécessaire d'aller à l'extérieur pour en ressentir un bénéfice. Une fenêtre offrant une vue sur une cour arborée génère de multiples bienfaits pour ceux qui sont assis dans une classe ou travaillent dans un bureau.
En 2025, le Centre national de ressources et d’appui aux CLSM et l’Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) collaborent dans le cadre du projet « Pacte CLS », un programme de formations à destination des coordonnateurs des CLS et plus globalement des chargés de missions santé dans les territoires.
Porté par l’EHESP, ce programme intègre un nouveau module sur la santé mentale élaboré par Fanny Pastant et Sonia Charapoff, afin d’outiller les acteurs sur les bases et ressources indispensables pour porter une stratégie de santé mentale dans leur territoire.
Dans le cadre du lancement de ce module, un webinaire a été organisé le 30 septembre 2025 à sur la thématique de l’articulation des démarches territoriales de santé mentale. A partir d’apports théoriques et de retours d’expériences, ce webinaire proposait de réfléchir collectivement à un sujet qui pose de nombreuses questions, afin d’identifier les leviers et bonnes pratiques pour coordonner efficacement les projets de santé mentale au sein des collectivités.
La bibliothèque vivante fait partie des actions de lutte contre la stigmatisation dites « de contact ». Elle se base sur la rencontre avec le vécu d’une autre personne, et permet plus facilement de s’identifier, de questionner ses représentations. Cela permet d’aller voir au-delà d’une étiquette pour découvrir des personnes dans leur globalité et multiplicité.
Le cœur du guide repose sur dix questions simples mais essentielles à se poser avant de rédiger un article, un communiqué de presse, un discours, une publication sur les réseaux sociaux ou encore de réaliser un film. La première est frontale : décrire ou caricaturer ? Le Conseil rappelle que certaines expressions, passées dans le langage courant, entretiennent des représentations dégradantes et banalisent la stigmatisation. Dire d'un débat qu'il est « de sourds » ou qualifier une personne « d'autiste à la critique » ne relève pas d'une image anodine mais d'un usage « imprécis, mal à propos et insultant ».
Le Conseil Economique Social et Environnemental Régional (CESER) du Grand Est a fait le choix de s’autosaisir de la thématique de la santé mentale des jeunes après avoir pris en compte les multiples alertes issues des études, des rapports et des articles de presse. Les acteurs de terrain font état de la fragilité d’une partie de la jeunesse, d’un accès aux soins de plus en plus difficile dans tous les territoires et de la nécessité de prendre en compte cette problématique dans toutes les politiques publiques.
L’Insee et la Drees publient des projections d’effectifs de personnes âgées en perte d’autonomie à l’horizon 2070. Ces travaux s’appuient sur différentes enquêtes de la Drees, notamment l’enquête Vie quotidienne et santé (VQS), l’enquête Autonomie-Ménages, l’enquête auprès des établissements d’hébergement pour personnes âgées (EHPA) ainsi que sur Omphale, outil méthodologique de projections d’habitants, d’actifs, de logements et d’élèves développé par l’Insee.
Première cause de décès évitables en France, le tabac touche plus particulièrement les personnes précaires. Face à ce constat, TAPREOSI ou « Tabac et précarité, évaluation opérationnelle d’une stratégie d’intervention » est un projet expérimental qui vise à proposer une méthodologie aux professionnels de l’accueil-hébergement-insertion (AHI) et de l’addictologie afin qu’il puisse accompagner la réduction du tabagisme chez les personnes accueillies. Il reçoit le soutien du Fonds de lutte contre les addictions.