Face à un climat sociopolitique morose et aux mauvaises nouvelles qui déferlent quotidiennement sur nos écrans, on peut facilement se laisser envahir par le découragement. Comment transformer ces préoccupations en moteur d’action ? Voici différentes façons et plusieurs bonnes raisons de se mobiliser dès aujourd’hui, pour un avenir plus juste et vert.
Veille documentaire
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L’analyse d’échantillons retrouvés dans le permafrost montre que des bactéries avaient développé des mécanismes de résistance bien avant la découverte et l’introduction des antibiotiques en clinique.
L’analyse d’échantillons retrouvés notamment dans le permafrost montre que certaines souches de bactéries avaient développé des mécanismes de résistance bien avant la découverte et l’introduction des antibiotiques en clinique. Cela pourrait se révéler précieux pour lutter contre les phénomènes de résistances aux antibiotiques préoccupants que nous connaissons aujourd’hui.
Les enfants grandissent aujourd’hui dans un univers en mutation rapide, où les médias numériques occupent une place importante dans leur vie quotidienne. Les services numériques peuvent être mis à profit pour apprendre, se divertir, s’informer, faire de nouvelles découvertes et communiquer avec ses semblables et avec les membres d’une même communauté. Ils ne sont toutefois pas exempts de tout danger, que l’on songe par exemple à l’utilisation problématique ou excessive des médias numériques, à l’exposition à des contenus inappropriés, aux comportements à risque et aux menaces pour la sécurité des individus en ligne. Cette version abrégée présente les principales conclusions du rapport intitulé How’s Life for Children in the Digital Age? qui brosse, à la lumière des données internationales les plus récentes, un tableau général de la vie des enfants dans l’environnement numérique à travers les pays de l’OCDE. Il permet de découvrir combien il est difficile de parvenir simultanément à protéger les enfants face aux médias numériques et à les rendre capables d’utiliser ces médias avec profit et de manière autonome, tout en en maîtrisant les risques potentiels. Le rapport souligne la nécessité d'une approche politique globale et multisectorielle, impliquant les fournisseurs de services numériques, les professionnels de la santé, les éducateurs, les experts, les parents et les enfants pour protéger, responsabiliser et soutenir les enfants, tout en traitant les vulnérabilités hors ligne, dans le but ultime d'améliorer leur bien-être et leurs perspectives d'avenir. En outre, il appelle à renforcer les capacités des pays à évaluer l'impact des médias numériques sur la vie des enfants et à surveiller les défis en rapide évolution.
Pour favoriser la santé des seniors, il convient de décrypter les mécanismes du vieillissement à l’échelle des cellules, notamment les liens entre la sénescence du cœur et l’insuffisance cardiaque.
Pour favoriser la santé des seniors, il est indispensable de décrypter les mécanismes du vieillissement pathologique à l’échelle des cellules. Dans cette perspective, de nouvelles recherches explorent les liens entre la sénescence spécifique des cellules du cœur et l’insuffisance cardiaque.
En tant qu’employeur, vous pouvez jouer un rôle décisif dans la santé de vos collaborateurs. Vous pouvez par exemple les aider à arrêter de fumer et protéger vos collaborateurs non-fumeurs des risques du tabagisme passif.
Responsable de plus de 75 000 décès par an, le tabagisme est encore d’usage courant en France. Après une diminution entre 2016 et 2019, puis une période de relative stabilité pendant la pandémie de Covid-19, la prévalence du tabagisme quotidien diminue à nouveau depuis 2021.
Vingt-cinq mesures de santé publique peuvent suffire pour améliorer la santé des populations en un seul cycle politiqueCopenhague, le 24 mars 2025Vingt-cinq politiques et interventions concrètes dans le domaine de la santé peuvent, dans un laps de temps relativement court, contribuer individuellement et collectivement à un allègement de la charge écrasante des maladies chroniques dans la Région européenne de l’OMS. Dans un nouvel article publié dans « The Lancet Regional Health – Europe », des experts en maladies non transmissibles (MNT) de l’OMS/Europe ont, pour la première fois, analysé précisément l’effet positif que certaines mesures de santé publique – appelées « choix à effet rapide » – peuvent avoir sur la santé de la population dans toute l’Europe et l’Asie centrale en 5 ans seulement. Ceci montre clairement comment les décideurs et responsables politiques peuvent, au cours d’un seul cycle politique, obtenir des résultats mesurables dans la lutte contre les MNT. Les MNT sont la principale cause de mortalité et d’invalidité dans le monde. Dans la Région, elles représentent 90 % des décès et 85 % des incapacités, en incluant les problèmes de santé mentale. [1] Une proportion importante des décès dus aux MNT sont prématurés (avant l’âge de 70 ans). On estime que 60 % des décès évitables dus aux MNT sont imputables à des causes dont on pourrait se prémunir en réduisant la consommation d’alcool et de tabac, en adoptant une alimentation saine et en pratiquant une activité physique régulière. Dans les autres cas (40 %), un traitement approprié, comme une intervention rapide en cas de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébral, permettrait d’éviter une issue fatale.« Les États membres et les partenaires de la santé de la Région me demandent constamment : « Que pouvons-nous faire pour limiter les effets néfastes des MNT – des maladies cardiovasculaires aux cancers – dans nos pays avec un rapport coût-efficacité optimal ? » », déclare le docteur Hans Henri P. Kluge, directeur régional de l’OMS pour l’Europe. « Grâce à nos nouvelles recherches, nous pouvons désormais proposer ces « choix à effet rapide » qui peuvent apporter rapidement des avantages mesurables sur le plan de la santé publique, s’il existe une volonté politique de les adopter et de les mettre en œuvre de manière optimale. Ces mesures peuvent aider les pouvoirs publics à respecter leurs engagements en matière de santé, dont les cibles clés des objectifs de développement durable à l’horizon 2030 ; à obtenir une croissance économique ; et à s’assurer qu’au fur et à mesure que l’espérance de vie s’allonge dans toute notre Région, qui compte de plus en plus de personnes âgées, celles-ci mènent aussi une vie saine, à l’abri de la maladie et des handicaps. »Les « choix à effet rapide »L’OMS avait déjà déterminé les « meilleurs choix », c’est-à-dire les mesures de lutte contre les MNT qui sont éprouvées et rentables. Désormais, elle peut montrer lesquelles de ces mesures permettent d’obtenir le plus rapidement des résultats. Les 25 « choix à effet rapide » sont des politiques ciblant des facteurs de risque clés (tabac, alcool, mauvaise alimentation et inactivité physique) et des groupes de maladies (maladies cardiovasculaires, diabète, maladies respiratoires chroniques et cancers). Il s’agit d’interventions telles que l’augmentation des droits de consommation sur le tabac, l’alcool et les aliments peu sains ; la modification de la composition des produits alimentaires et des boissons pour qu’ils contiennent moins de sel, de sucre et de graisses ; l’apposition d’étiquettes d’informations nutritionnelles sur le devant des emballages ; le traitement de l’hypertension et des événements cardiovasculaires aigus par des produits pharmaceutiques ; et la vaccination contre le papillomavirus humain (VPH) et le dépistage du cancer du col de l’utérus.Il est grand temps d’agirCette étude arrive à point nommé. En septembre 2025, les Nations Unies tiendront la Quatrième Réunion de haut niveau sur les MNT, au cours de laquelle les progrès réalisés par les pays pour atteindre les objectifs mondiaux en matière de MNT seront examinés à la loupe. Bien que des progrès tangibles aient été accomplis par rapport à des objectifs bien précis dans certains pays de la Région, celle-ci, dans son ensemble, risque de ne pas tenir ses engagements. « Le temps presse », souligne le docteur Gauden Galea, auteur principal de l’étude et conseiller stratégique du directeur régional de l’OMS/Europe pour les MNT. « Nous espérons que cette nouvelle étude aura un impact réel et contribuera au recul des maladies et à la prévention des décès évitables dus au cancer, aux maladies cardiovasculaires et respiratoires et au diabète dans notre Région. Sans l’adoption rapide et généralisée de ces interventions éprouvées, la moitié des pays du monde ne parviendront pas à atteindre l’objectif de développement durable visant à réduire d’un tiers la mortalité prématurée liée aux MNT. »Des obstacles et des occasions à saisirSi les auteurs de l’étude soulignent qu’il est important de mettre en œuvre toutes les interventions d’un bon rapport coût-efficacité pour réduire efficacement l’énorme fardeau des maladies chroniques pour la santé et l’économie, ils sont conscients des obstacles politiques très réels auxquels se heurtent les ministères de la Santé et les autres décideurs qui tentent de préserver et d’améliorer la santé publique dans des délais serrés. « Nous comprenons l’urgence politique d’obtenir des résultats tangibles grâce aux politiques menées », déclare Mme Allison Ekberg, coauteure de l’étude et conseillère technique pour les MNT à l’OMS/Europe. « En intégrant la dimension temporelle, notre étude souligne que les dirigeants qui mettent en œuvre ces mesures peuvent souvent faire état de bienfaits mesurables sur le plan de la santé publique en l’espace d’un an seulement, ce qui leur offre une occasion unique de léguer un héritage. » Les MNT prématurées et évitables représentent une charge financière nationale majeure en raison de la perte de productivité. Les conclusions de l’OMS/Europe guident les décideurs dans leur choix d’interventions qui sont susceptibles d’avoir des effets bénéfiques rapides sur la santé publique et l’économie et s’inscrivent dans des cycles politiques de courte durée. Elles illustrent également les pistes qui s’ouvrent aux pays pour accélérer la concrétisation des cibles des objectifs de développement durable en rapport avec la santé mondiale qu’ils se sont engagés à atteindre.Des morts évitables« Il n’y a rien de normal ou d’acceptable en ce qui concerne le nombre élevé de décès prématurés et évitables dus aux MNT dans notre Région », souligne le docteur Galea. « Bien que nous ne puissions éliminer complètement ces maladies, une part importante de la charge de morbidité et de la souffrance humaine peut être évitée grâce à la mise en œuvre de ces politiques. »« Nous savons que les industries qui tirent profit de la vente de produits nocifs pour la santé pourraient entraver la mise en œuvre de ces interventions qui sauvent des vies », ajoute-t-il. « C’est pourquoi les choix à effet rapide nécessitent un soutien public et politique actif pour garantir leur mise en œuvre et leur application. »« En définitive, la santé est un choix politique », conclut le docteur Kluge. « Nous espérons que notre étude, avec ses conclusions limpides, facilitera la prise des mesures audacieuses nécessaires par les pouvoirs publics et les décideurs pour mieux prévenir et combattre le fléau des MNT, ce qui profitera aux générations à venir. »[1] Ces statistiques datent de 2019, avant la pandémie de COVID-19. Au plus fort de cette dernière, en 2021, les 4 principales MNT étaient responsables de 74 % des décès et de 95 % des incapacités.Participez au webinaireUn webinaire public sur les choix à effet rapide aura lieu le 24 mars 2025 de 11 h 00 à 12 h 30 (heure de Paris). Pour vous inscrire, cliquez sur le lien. Participez au webinaire