De quels outils dispose la statistique publique pour quantifier la pratique sportive ? L’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (Injep) pilote le service statistique ministériel chargé du sport. Il a développé un appareil de mesure permettant de quantifier la pratique sportive, avec notamment l’enquête nationale sur les pratiques physiques et sportives (ENPPS) et le recensement des licences et clubs sportifs. Les statistiques produites sont largement mobilisées par les pouvoirs publics, pour suivre les résultats des politiques menées pour développer le « sport pour tous », tout comme par les acteurs économiques de la filière sport.
Veille documentaire
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
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Dès le début de sa mandature 2021-2026, le CESE rappelait dans ses orientations stratégiques que les transitions doivent « dessiner un horizon désirable, en premier lieu pour la jeunesse, fondé sur un nouveau modèle social ». Fidèle à cette orientation, le CESE a adopté en séance plénière le mercredi 13 décembre 2023 une résolution présentée par le Bureau visant à réaffirmer l’engagement des acteurs de la société civile représentés au sein du CESE, et à orienter les politiques concernant les jeunes.
Si on définissait le viol par le non-consentement, on considérerait que c’est le comportement de la victime qui fait le viol, et non celui de l’agresseur, estime l’autrice de « La Conversation des sexes » dans une tribune au « Monde », alors que le droit pénal français actuel met en avant la responsabilité première de celui qui commet le crime.
Comment les scientifiques d'INRAE accompagnent-ils le déploiement des projets alimentaires territoriaux ? Ce dossier expose les recherches et outils de diagnostics élaborés par la recherche pour accompagner les acteurs de terrain de la conception à l'évaluation des projets alimentaires territoriaux. Ces travaux sont conduits en interaction avec les initiatives concrètes qui se développent dans les territoires, créant de nouvelles synergies entre la recherche scientifique et les intervenants locaux.
La tuberculose sonne comme une maladie du passé. On en meurt pourtant toujours en France… Quels sont les territoires les plus touchés, et comment cette menace est-elle traitée aujourd’hui ?
Les appels à l’exercice d’une « bonne parentalité » marquent un tournant de l’action publique et posent question dans la mesure où ils visent plus particulièrement les familles les plus modestes.
Les premiers symptômes de maladie d’Alzheimer chez des personnes de moins de 65 ans sont parfois difficiles à détecter, ce qui provoque une errance diagnostique plus longue et une mauvaise prise en soins. Améliorer le diagnostic précoce est donc primordial afin que ces personnes puissent être mieux accompagnés.
L’éco-anxiété peut affecter tout le monde à des degrés variables. Bien qu’il soit normal de réagir émotionnellement face à des informations préoccupantes, il est essentiel de surveiller l’ampleur des émotions déclenchées. Dans ce contexte, Emmanuelle Cheminat, éco-thérapeute, propose un éclairage sur le sujet. Dans une vidéo réalisée par l’Ireps dans le cadre du projet Pass’Santé Jeunes Bourgogne-Franche-Comté elle répond à certaines questions clés. Qu’est-ce que l’éco-anxiété ? Comment se manifeste-t-elle ? Et comment vivre sereinement avec ?
Cette discipline venue des Etats-Unis, basée sur l’analyse structurelle de textes littéraires, se développe peu à peu en France. Dans ces ateliers, les soignants apprennent à écouter les récits des patients, leur douleur, leur sensation, afin d’améliorer la relation de soins.
Naviguant à l’interface de différents milieux afin de faciliter les interactions et fluidifier les communications, les personnes avec un rôle de courtage de connaissances sont considérées comme la force humaine derrière le transfert de connaissances. Le courtage s’appuie sur le postulat que le contact interpersonnel peut contribuer à favoriser le changement. Ce rôle d’intermédiaire est unique et surtout rempli de défis. Les compétences décrites comme étant importantes pour assumer cette fonction sont nombreuses. Bien que les connaissances et les habiletés techniques soient essentielles pour agir en courtage, la littérature montre que les compétences relationnelles peuvent souvent être déterminantes dans la réussite d’un processus de transfert de connaissances ou de soutien à l’implantation. Celles-ci réfèrent, entre autres, à la capacité de créer et maintenir un lien de confiance, d’être à l’écoute des besoins, de pouvoir fédérer des équipes et favoriser la collaboration ou de pouvoir gérer les conflits; ainsi qu’à l’authenticité, l’ouverture, le respect des valeurs d’équité et d’inclusion, l’empathie, la curiosité, la flexibilité et la confiance en soi. Cette présentation réalisée dans le cadre du 90e colloque de l’ACFAS visait à brosser un portrait de l’étendue des compétences clés en courtage de connaissances, de présenter les compétences spécifiques aux personnes courtières avec un rôle de soutien à l’implantation et d’aborder l’importance plus spécifique des compétences relationnelles.
Il existe un écart entre les connaissances scientifiques disponibles sur les inégalités sociales de santé (ISS) et l’action publique visant à les réduire. Des chercheurs, chercheuses, professionnels et professionnelles de l’Agence régionale de santé Île-de-France (ARS IdF), une institution de santé publique française, se sont réunis pour co-construire un projet visant à mettre en œuvre, au sein de l’ARS IdF, une intervention de courtage de connaissances en faveur de la réduction des ISS (projet CourtISS). L’objectif est double : (i) améliorer la pertinence de l’action de l’Agence sur les ISS en utilisant les connaissances scientifiques pour éclairer la prise de décision, et (ii) évaluer l’efficacité et la mise en œuvre de l’intervention de courtage. Une étude du contexte de l’intervention a permis aux personnes courtières d’identifier les obstacles rencontrés par le personnel professionnel en matière d’utilisation des connaissances scientifiques et de lancer des activités de transfert de connaissances et de formation adaptées à leurs besoins. L’engagement et le financement du projet par l’Agence et les liens créés entre les personnes courtières et professionnelles de l’ARS IdF sont des facteurs favorables à la dynamique du projet. Cependant, les parties prenantes rencontrent de nombreux défis tels que la difficulté à susciter l’intérêt et maintenir la participation aux activités, les pressions hiérarchiques et les enjeux de pouvoir, ou encore la co-construction et le financement du projet de recherche-action. L’évaluation de l’intervention de courtage permettra de l’adapter pour en améliorer la pertinence et faciliter son éventuelle pérennisation au sein de l’institution.