La résistance des bactéries aux antibiotiques est un problème sanitaire majeur, tant pour les humains que pour les animaux. En France, l’usage des antibiotiques et la répartition des bactéries résistantes font l’objet de nombreux dispositifs de surveillance. Cependant, les collaborations entre ces dispositifs sont hétérogènes et insuffisantes. Le projet Surv1Health, qui vient de se terminer, visait à identifier les leviers pour décloisonner la surveillance de l’antibiorésistance et renforcer son utilité dans la perspective « One health - une seule santé ».
Veille documentaire
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
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La fédération française de gymnastique a développé un programme spécifique de sport-santé nommé gym+. Nous analysons sa mise en place et les difficultés de son déploiement dans l’univers concurrentiel du sport-santé. Il répond à un double enjeu : satisfaire les injonctions de santé publique mais aussi rechercher des financements supplémentaires. Des difficultés de nature culturelle, structurelle et organisationnelle sont observées à plusieurs niveaux.
Améliorer notre mode de vie peut-il ralentir le développement de la démence et sa principale cause, la maladie d’Alzheimer ? Cette question est au cœur de nombreux travaux de recherche et notamment ceux menés par des scientifiques de l’Inserm et de l’université de Bordeaux au sein du Bordeaux Population Health Research center. Dans une étude récente menée par l’épidémiologiste Jeanne Neuffer, l’équipe de la chercheuse Inserm Cecilia Samieri a montré qu’adopter un mode de vie plus sain peut retarder l’apparition de la démence[1] et ralentir le déclin cognitif, même chez les personnes présentant un risque génétique élevé pour la maladie d’Alzheimer. Les résultats de cette étude ont fait l’objet d’une publication scientifique parue dans la revue Alzheimer’s & Dementia.
Lors d’un passionnant colloque à l’Académie des sciences en mars dernier, intitulé « L’urgence climatique, un tournant décisif ? », Luc Abbadie, enseignant, chercheur et fondateur de l’Institut de la transition environnementale, est intervenu sur la thématique « Enseignement et formation sur le changement climatique » en présentant de façon vigoureuse l’ambition qu’on pouvait et devait avoir en particulier pour la formation des fonctionnaires. Nous avons eu l’envie de faire partager à nos lecteurs ses propositions et son action.
Dans le prolongement de ses travaux sur les repères alimentaires du Programme National Nutrition Santé (PNNS), l’Anses a souhaité approfondir les effets sur la santé de la répartition des prises alimentaires au cours de la journée. En parallèle, elle s’est également penchée sur les risques associés à l’absence de petit déjeuner chez les enfants.
Plutôt que de cartographier ce qu'on appelle l'indice de vieillissement, rapport entre les plus de 65 ans et les moins de 20 ans, nous proposons de croiser un indice de jeunesse, rapport entre la population jeune (15-29 ans) et la population adulte (les 30-59 ans), et un indice de vieillesse, rapport entre les plus de 60 ans et cette même population adulte. Ceci permet notamment d'identifier des territoires où la part des jeunes et celle des vieux sont toutes deux faibles, en blanc sur la carte, ou ceux, plus rares, où elles sont toutes deux élevées (7 intercommunalités seulement en France hexagonale, dont 3 en Nouvelle-Aquitaine), en gris-noir, situations que ne permet pas d'identifier l'indice de vieillissement (croiser deux indicateurs vaut souvent mieux que de réduire ces deux indicateurs à un seul).
Brochure d'information de 4 pages de la Fédération Addictions France sur les écrans, à destination des jeunes
Des surfaces de marche bien dégagées ! La recherche montre l’efficacité des programmes environnementaux pour la prévention des chutes.
Si les leviers pour agir sur l'offre de soins relèvent principalement d'une problématique nationale, les collectivités peuvent agir en faveur d'un environnement et de conditions favorables à l'installation de professionnel·les de santé et au développement d'une offre de soins sur les territoires. D'autres leviers peuvent être activés, tournés vers les usager·ères/patient·es et la levée des obstacles qu'ils·elles rencontrent dans leur accès aux soins (et aux droits). Le dossier ressources réalisé par Fabrique Territoires Santé met en valeur les expériences locales permettant de réduire les inégalités sociales et territoriales d'accès aux soins. La recherche d'une réponse adaptée aux besoins des habitant.e.s, pose alors la question de l'association des collectivités à la gouvernance partagée – des politiques de santé dans la perspective d'une vision stratégique de réduction des inégalités sociales et territoriales d'accès aux soins.
Comment les professionnelles des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (ehpad) ont – elles fait face à l’épidémie de Covid – 19 ? À partir d’une enquête menée entre 2021 et 2022 qui articule méthodes qualitatives et quantitatives, cet article vise à étudier la dimension relationnelle des conditions de travail dans les ehpad pendant la première année de la crise sanitaire. Il montre que les travailleuses de première ligne du secteur (aides-soignantes, infirmières, agentes de service) ont surmonté l’aggravation de leurs conditions de travail et l’incertitude liée à l’épidémie grâce à la solidarité qui s’est exprimée sous la forme d’un soutien moral mais aussi d’une forte entraide concrète au travail. L’épidémie a par ailleurs bouleversé l’organisation du travail en ehpad en amenant certains cadres à « remettre la blouse ». Si ces pratiques n’ont pas perduré sur le long terme faute d’une institutionnalisation de la part des établissements, les sentiments d’injustice et de manque de reconnaissance partagés par de nombreuses soignantes et agentes de service depuis la sortie de la crise risquent d’affaiblir leur engagement et la force des collectifs de travail à moyen et long terme.
Cet article étudie comment les conditions de travail en ehpad (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) ont été impactées par le premier confinement lié à l’épidémie de Covid-19 (mars-juin 2020) en se montrant attentif à la fois aux transformations objectives du travail et aux expériences subjectives des professionnel·les. S’appuyant sur les témoignages de professionnel·les recueillis dans le cadre de l’enquête Covidehpad et travaillant dans une cinquantaine d’ehpad, il décrit comment la période de confinement s’est caractérisée à la fois par une intensification du travail, un accroissement de sa pénibilité et une augmentation de la charge mentale. Les relations sociales au travail ont, quant à elles, été marquées à la fois par des solidarités et des tensions. En conclusion, l’article s’interroge sur ce qui a permis à la plupart des professionnel·les de tenir au travail malgré ces conditions dégradées.
Précarité et inégalités d’accès aux soins sont liées dans la psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, comme ailleurs, avec une véritable perte de chances pour les familles en situation de précarité et de vulnérabilité. Les secteurs de psychiatrie se sont créés dans un esprit d’accessibilité pour tous. Avec les changements des politiques de santé et les évolutions démographiques, le secteur est le dernier outil pour un accès à des soins pluriprofessionnels spécialisés de qualité, de proximité, sans obstacle financier, social ou culturel.