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Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
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Publication
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BEH 2026 ; 7 : 114-125

ntroduction – En France hexagonale (Corse incluse), le dépistage organisé du cancer colorectal repose sur la réalisation d’un test de recherche de sang occulte dans les selles, tous les deux ans, de 50 à 74 ans. En cas de résultat positif, il est recommandé de réaliser une coloscopie dans les 31 jours. Cependant, celle-ci est souvent effectuée plus tardivement et n’est parfois pas pratiquée. L’objectif de cette étude est d’identifier les facteurs associés à la réalisation de la coloscopie à trois temps : 1, 3 et 24 mois après un FIT (Fecal Immunochemical Test) positif.
Méthode – L’étude porte sur les individus avec un résultat positif au FIT en France hexagonale entre 2016 et 2020. La réalisation ou non de la coloscopie à chacun des trois temps était recueillie. Des modèles de régressions logistiques ont été ajustés pour estimer les facteurs associés à la non-réalisation de la coloscopie.
Résultats – Parmi les 530 674 individus étudiés, 4,7% avaient réalisé la coloscopie à 1 mois, 52,2% à 3 mois et 87,0% à 24 mois du FIT. En analyse multivariée, les facteurs associés à la non-réalisation de la coloscopie à 24 mois étaient l’âge, le sexe masculin, le primo-dépistage, la défavorisation sociale et l’absence de transmission des résultats du FIT au médecin traitant.
Conclusion – D’importantes inégalités persistent dans l’accès à la coloscopie après un FIT positif, à court et long terme. Ces résultats plaident pour la mise en place de dispositifs spécifiques pour améliorer l’aval du dépistage, en particulier chez les populations vulnérables.

Publication
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BEH 2026 ; 7 : 106-114

Contexte – En France, les taxes sur le tabac ont augmenté à plusieurs reprises dans le cadre des plans nationaux de lutte contre le tabagisme, puis sont restées stables dans le contexte de la crise du Covid-19. L’objectif de cette étude est de rendre compte de l’évolution récente de l’opinion des Français sur l’augmentation des taxes sur le tabac, et de la motivation à l’arrêt qu’elles suscitent parmi les fumeurs.
Méthodes – Les données proviennent d’une enquête téléphonique réalisée en 2022 par Santé publique France. L’échantillon, constitué de manière aléatoire, incluait 3 229 individus âgés de 18 à 75 ans vivant en France hexagonale, Corse comprise.
Résultats – En 2022, près de la moitié (48,8%) des 18-75 ans estimaient que l’augmentation des taxes sur le tabac était justifiée, proportion stable par rapport à 2018. Cette proportion variait, allant de 19,4% parmi les fumeurs quotidiens, en baisse par rapport à 2018 (23,4%), à 64,0% parmi les personnes n’ayant jamais fumé (62,4% en 2018, différence non significative). Un tiers des fumeurs ont déclaré que les hausses du prix du tabac les avaient motivés à arrêter de fumer, en baisse par rapport à 2018. Un tiers des ex-fumeurs ayant arrêté depuis moins de 5 ans ont déclaré avoir été motivés par les hausses du prix du tabac. La probabilité d’être motivé à arrêter de fumer pour cette raison était plus élevée parmi les fumeurs ayant les revenus les plus faibles.
Conclusion – La hausse du prix du tabac semble avoir un impact sur la motivation à arrêter de fumer, en particulier chez les fumeurs issus de milieux socio-économiques défavorisés. Cependant, une baisse de ces indicateurs a été observée chez les fumeurs, ce qui pourrait être lié à la moindre augmentation du prix du tabac au cours des deux dernières années observées.

Publication
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FEDERATION ADDICTION

La territorialisation des politiques de santé s’est accélérée ces dernières années. Les espaces de concertation se multiplient, redessinant les modalités d’organisation de l’offre de soins et de prévention à l’échelle locale. Dans ce contexte, la Fédération Addiction publie une « Synthèse sur les dispositifs territoriaux de santé : renforcer l’implication des structures d’addictologie dans les dispositifs territoriaux de santé » venant compléter la boîte à outils des dispositifs territoriaux en santé. Elle propose une analyse approfondie des freins, des leviers et des expériences de terrain.

Actualité
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THE CONVERSATION.COM

Sur fond de surpopulation carcérale record, une nouvelle enquête révèle l’impact préoccupant du milieu pénitentiaire sur la santé mentale. À l’entrée en prison, de nombreuses personnes détenues présentent des marqueurs de vulnérabilité psychique, tels qu’un passé de troubles psychiatriques ou d’addictions. De nouveaux travaux révèlent que les semaines qui suivent cette période sont des moments clés en matière de prévention du suicide et de sevrage. Ils indiquent aussi que, si la prévalence des troubles psychiatriques semble globalement stable au cours de l’incarcération, les situations varient largement d’une personne à l’autre.

Publication
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SFSE

À la veille des élections municipales et intercommunales françaises et des élections communales vaudoises, la Société Française de Santé et Environnement (SFSE) souhaite contribuer au débat public et proposer aux candidat·es 10 mesures phares à mettre en place, une fois élu·es, pour intégrer et mettre en œuvre la santé environnementale dans leurs actions locales :

Inscrire la santé dans toutes les politiques municipales, en progressant vers une approche « Une seule santé »
Concilier urbanisme, santé, biodiversité et adaptation climatique
Agir pour et avec les nouvelles générations
Améliorer la qualité des logements
Développer l’accès à une eau potable de qualité et la sobriété des usages
Promouvoir une alimentation saine, durable et accessible
Réduire les inégalités sociales et territoriales de santé
Encourager la démocratie sanitaire locale et la participation citoyenne
Sensibiliser, accompagner et communiquer
Renforcer la culture et la gestion des situations de crise

Publication
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PROMOTION SANTE BFC

Deux grandes modalités complémentaires existent pour faciliter l’accès de tous les publics à la vaccination : « L’aller vers », c’est-à-dire le déploiement d’équipes mobiles, au plus près des lieux de vie et de sociabilité des publics, l’organisation d’évènements, vers des structures d’accueil, des associations communautaires, points santé… et le « ramener vers », c’est-à-dire l’incitation et la facilitation de la prise de rendez- vous ou de la venue en centre de vaccination (ex : communication ciblée, organisation du transport, appui à la prise de rendez-vous sur des créneaux dédiés, accompagnement physique…) ;
Ce dossier documentaire a pour objectif de clarifier le concept d’Aller-vers, dresser un état de connaissances sur les attitudes des publics quant à la vaccination et repérer des référentiels de bonnes pratiques ou des recommandations.

Actualité
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POLYTECHNIQUE INSIGHTS.COM

Les « déterminants commerciaux de santé » sont les activités des entreprises qui vendent des produits à risque affectant la santé des gens et l’environnement.
Depuis 1991, la loi Évin encadre la publicité pour le tabac et l’alcool, mais l’industrie de l’alcool travaille à affaiblir cette loi en passant par un lobbying actif.
Cette loi s’applique aussi aux plateformes sociales et aux influenceurs mais, dans les faits, de très nombreux contenus ne respectent pas la législation.
En France, le lobbying protabac et proalcool n’est pas produit par l’industrie elle-même, mais plutôt via les buralistes et des organismes censés représenter les viticulteurs.
Au-delà de la loi Évin, de nombreuses actions ont conduit à une diminution très significative de la consommation de tabac, comme l’interdiction de fumer dans les lieux publics, l’interdiction de publicité, le paquet neutre, etc.

Publication
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LA SANTE EN ACTION 2026 ; 472 : 44 p.

Les territoires ruraux, qui rassemblent 88 % des communes françaises et où vivent 22 millions de personnes, affichent des indicateurs sanitaires moins bons que ceux des villes. L'espérance de vie à la naissance y est par exemple inférieure de deux ans à celle des zones urbaines. La ruralité est en effet marquée par des fragilités socio-économiques et démographiques spécifiques. Et la campagne n'est pas épargnée par la pollution : pesticides, infrastructures industrielles ou routières exposent les habitants. L'agriculture locale, souvent tournée vers l'exportation, ne profite que peu aux résidents. Le manque de professionnels de santé limite l'accès aux soins et à la prévention, tandis que les difficultés de mobilité pèsent sur l'éducation, l'emploi et la vie sociale, surtout pour les jeunes. Cependant, les acteurs, qu'ils soient institutionnels ou associatifs, professionnels ou élus locaux, s'engagent dans la promotion de la santé. Dans le Puy-de-Dôme, un réseau d'ambassadeurs lutte contre l'isolement des personnes âgées. Dans le Vercors, un bus itinérant aborde la santé mentale des 11-25 ans. En Lorraine, un projet alimentaire territorial favorise l'accès à une nourriture de qualité en circuit court pour tous. Ces actions, bien que prometteuses, gagneraient à s'appuyer davantage sur des cadres scientifiques, alors que le concept d'urbanisme favorable à la santé commence à inspirer les bourgs ruraux dans leurs projets d'aménagement. Le monde rural, par sa diversité et sa capacité d'innovation, est riche

Publication
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CONSOMMATION ET MODES DE VIE 2026 ; 355 : 4p.

En France, la progression de l'obésité et des maladies chroniques est liée à plusieurs facteurs environnementaux et comportementaux dans lesquels l’alimentation joue un rôle clé. C'est pourquoi la stratégie nationale de santé publique repose, entre autres, sur les messages d’éducation et de sensibilisation aux enjeux de santé liés à nos habitudes alimentaires. Malheureusement, si les recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS) en matière de consommation de fruits et légumes ou de produits laitiers sont désormais bien connues, elles restent encore peu suivies.

Le CRÉDOC a souhaité approfondir ce paradoxe en mobilisant la dernière vague de son enquête annuelle sur les Comportements et Attitudes alimentaires en France, réalisée en juin 2025. Nous avons cherché à répondre aux questions suivantes : qui sont les personnes qui respectent mieux les recommandations alimentaires ? Et, inversement, qu'est-ce qui explique que l'on ne suive pas des recommandations que l'on connaît pourtant ?

Il apparaît que, d'une manière générale, les femmes respectent plus souvent les repères nutritionnels que les hommes. De même, les plus âgés ont des pratiques plus vertueuses que les plus jeunes et que les diplômés du supérieur sont plus nombreux à suivre les recommandations en fruits et légumes. La connaissance des repères nutritionnels contribue bien sûr à leur observance, mais il importe de prendre en considération les éventuels freins économiques ou culturels, notamment les représentations que chacun se fait de l’alimentation. Par exemple, une faible appétence à faire la cuisine ou la méconnaissance du lien entre l'alimentation et la santé sont liées à un moindre respect des repères nutritionnels.

Podcast
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LECESE.FR

Déclaré grande cause nationale 2025, le sujet de la santé mentale est enfin mis sur la table à un moment où celle des enfants et des adolescents est au plus bas et très préoccupante au regard des chiffres :

1 jeune sur 4 en France est atteint de dépression
13 % des enfants de 6-11 ans présentent au moins un trouble probable de santé mentale
14 % des collégiens et 15 % des lycéens sont exposés à un risque de dépression
20,8 % des 18-24 ans étaient concernés par la dépression en 2021, contre 11,7 % en 2017

Alors que ces âges sont charnières dans le développement, la situation mentale de la jeunesse ne cesse de se dégrader. Le CESE a choisi de s’emparer de cette problématique, de rassembler des panels de jeunes, de citoyens et d’experts pour faire des propositions. Le CESE dresse un constat alarmant et tire la sonnette d’alarme : il faut se donner les moyens d’une approche préventive et holistique et agir dans les politiques publiques pour lutter contre le mal-être croissant chez les jeunes.

Actualité
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THE CONVERSATION.COM

Ces dernières années, les chercheurs en sciences de gestion s’intéressent de plus en plus à la manière dont les émotions influencent les expériences de consommation, et le ressenti du service rendu. Dans le domaine de la santé, en revanche, cette problématique demeure sous-explorée. Et ce, alors même que les émotions façonnent chaque étape du parcours de soin, dans les hôpitaux, les cabinets médicaux ou même derrière l’écran d’une téléconsultation.

Actualité
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FRANCE LYME

À l’approche du retour des activités en extérieur, l’association France Lyme alerte sur les
risques liés aux piqûres de tiques et leurs conséquences encore sous-estimées. Chaque
année, environ 50 000 nouveaux cas sont diagnostiqués en France. Parmi les patients, des enfants et des adolescents peuvent connaître des parcours médicaux complexes et des diagnostics tardifs.