En France, les conseils locaux de santé mentale (CLSM) constituent l’une des rares démarches à croiser les trois principes fondamentaux de la santé mentale publique : l’inclusion des personnes concernées par des troubles psychiques, la territorialisation des réponses et la transversalité des approches. Pourtant, malgré leur ancienneté (près de 30 ans d’existence) et leur généralisation progressive (environ 300 territoires couverts en 2025), leur déploiement reste inégal, les moyens qui leur sont alloués demeurent insuffisants, et ils peinent à être pleinement investis par de nombreux acteurs.
Alors que la santé mentale est érigée au rang de Grande Cause nationale et que les débats oscillent entre la nécessité de soutenir une psychiatrie en difficulté et celle de développer des réponses moins médico-centrées, il est urgent de faire des CLSM des piliers stratégiques d’une santé mentale publique française ambitieuse.
Cet article défend l’idée que les CLSM ne sont ni un dispositif technique ni une instance de coordination de plus, mais une démarche démocratique et politique à part entière – une intelligence collective de proximité, pour agir ensemble sur ce qui, localement, favorise ou fragilise la santé mentale. Il s’agit ici d’ouvrir un espace de débat : quelles conditions institutionnelles, politiques et culturelles permettraient de reconnaître, consolider et déployer les CLSM comme leviers d’un véritable tournant en santé mentale publique ?
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Les conseils locaux de santé mentale (CLSM) offrent un exemple concret et durable de ce que pourrait être une santé mentale publique pensée comme bien commun. À la croisée de la psychiatrie, de la santé publique et de la démocratie en santé, ils incarnent une approche intersectorielle, territorialisée et participative de la santé mentale. A partir d’un retour sur leur genèse, d’une analyse des textes de cadrage et d’exemples empiriques tirés des CLSM parisiens, enrichis par des retours d’expérience issus d’autres territoires, cet article propose de considérer les CLSM comme des opérateurs empiriques et imparfaits d’une santé mentale publique en actes. Loin d’être homogènes, ces dispositifs reflètent autant les particularismes locaux que les effets de l’absence de cadre normatif.
Dans un contexte où la prévention des troubles mentaux et la promotion du bien-être psychique des enfants constituent une priorité de santé mentale publique, la co- création d’interventions scolaires en littératie en santé mentale s’impose comme levier à déployer sans délai. Néanmoins, il n’existe pas de recommandations pour développer des interventions efficaces. L’objectif de cette étude était de proposer une feuille de route à partir de la description des étapes de la co-création de l’intervention « Ta santé mentale, c’est important ». Un groupe de travail hétérogène, incluant des enfants âgés de 9 à 11 ans, a développé une intervention multi-outils basée sur le cadre théorique du Child-Focused Mental Health Literacy Model. Plusieurs méthodologies (questionnaires, revue de la littérature, entretiens semi-directifs, fiches pédagogiques) ont été appliquées pour guider l’élaboration de l’intervention.
Face au vieillissement démographique et à l’augmentation des troubles mentaux chez les aînés, le Centre de ressources et de preuve de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, avec l’appui de l’Union des gérontopôles de France, développe un programme de prévention fondé sur les preuves. Cette revue vise l’identification des interventions efficaces en prévention primaire pour promouvoir la santé mentale des personnes âgées autonomes vivant à domicile. Elle s’inscrit dans la démarche « Integrated Care for Older People » (OMS). Une revue systématique selon les recommandations PRISMA a été menée dans PubMed et Google Scholar (mars–avril 2025). Ont été inclus les essais contrôlés randomisés, les revues systématiques et les méta-analyses (2021–2025) concernant les personnes âgées de 60 ans et plus, autonomes à domicile. La qualité méthodologique a été évaluée avec AMSTAR-2 et l’outil Cochrane.
Cet article vise à valoriser le champ des interventions communautaires en promotion de la santé mentale LGBTQI+, ainsi qu’à souligner l’utilité d’une analyse des tensions entre ce champ et le droit commun. Les minorités sexuelles et de genre sont des populations à la fois particulièrement vulnérables en termes de santé mentale et réticentes à recourir aux professionnels de santé, de peur d’être stigmatisées ou mal accompagnées.
Face à cette réalité, les communautés LGBTQI+ se sont historiquement organisées pour développer des outils communautaires d’auto-support adaptés à leurs besoins, malgré des moyens matériels insuffisants et un contexte politique international menaçant. De par leur position en première ligne, elles sont des relais essentiels à la fois pour identifier les enjeux de santé mentale des publics LGBTQI+, pour poser les premiers jalons de réponses adaptées et pour faire évoluer les conditions de la prise en charge, et ce grâce à la création de réseaux de partenariats avec les professionnels de santé et les institutions. Cependant, la fragilité des dispositifs associatifs peut conduire à un épuisement des acteur·ices de terrain souvent peu formé·es aux enjeux de santé mentale.
L’article conclut qu’il est nécessaire de prendre en compte et de soutenir – notamment financièrement – des interventions communautaires LGBTQI+ dans les politiques de santé mentale publique, afin d’élaborer des réponses culturellement adaptées et socialement justes. Les structures de terrain LGBTQI+ constituent une porte d’entrée majeure de l’offre de santé mentale publique.
La Mission Recherche (MiRe) de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) en partenariat avec l’Observatoire national du suicide (ONS) et l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire (Injep) lancent un appel à projets de recherche (APR) scientifique intitulé « Requestionner la santé mentale : des souffrances psychiques aux conduites suicidaires ».
Depuis 2024, le Pays Avallonnais propose VACPA, un programme d’activités gratuites et ouvertes à tous, pour construire ensemble des actions sur l’ensemble du territoire. Pourquoi VACPA ?Parce que bien vieillir, c’est aussi créer du lien, s’entraider et accéder facilement aux ressources locales pour préserver sa santé physique, mentale et sociale. Grâce à ce programme, le Pays Avallonnais, via son Contrat local de santé, s’engage à offrir à chacun les conditions favorables à une bonne santé sur son territoire. Un projet collaboratif et solidaireCette nouvelle édition, fruit d’un travail collaboratif avec les associations locales, les habitants et les professionnels, est soutenue [...]
À l'approche du Mois Sans Tabac 2026, le Centre d'Examens de Santé de la CPAM de l'Yonne organise un parcours d'accompagnement 100 % gratuit à destination des habitants du Tonnerrois souhaitant faire un point sur leur consommation de tabac ou être accompagnés vers l'arrêt.
Appel à projets : “Moins de déchets ici c’est possible” 2026. La CUCM vous aide à réaliser vos projets pour la réduction des déchets.
Après un été marqué par des épisodes caniculaires exceptionnels durant lesquels les établissements sanitaires et médico-sociaux ont été fortement mobilisés, il convient d’anticiper dès maintenant les tensions liées aux épidémies saisonnières. Grippe, COVID-19 et infections respiratoires aigües (IRA) restent en effet des enjeux majeurs pour les établissements sanitaires et médico-sociaux (ESMS).
Le taux de suroccupation dans les prisons et les maisons d’arrêt, où sont détenues les personnes condamnées à de courtes peines ou en attente de jugement, était de 141,6 % au 1ᵉʳ août.
CERV - Programme Citoyenneté, Egalité, Droits et Valeurs - 2021-2027 ----- 21 millions d'euros ----- Budget total de l’appel : 21 millions d'euros Montant de la subvention : entre 200 000 et 2 500 000 euros La subvention accordée peut être inférieure au montant demandé. Taux de co-financement : jusqu’à 90% du total des coûts éligibles La subvention prend la forme d’une subvention forfaitaire. ----- Objectifs Prévenir et lutter contre toutes les formes de violence à caractère sexiste à l'égard des femmes et des filles, dans toute leur diversité, ainsi que contre la violence domestique Prévenir et lutter contre toutes les formes de violence à l'égard des enfants, des jeunes et d'autres groupes vulnérables, tels que les personnes LGBTQI et les personnes en situation de handicap Soutenir et protéger toutes les victimes directes et indirectes de ces formes de violence Promouvoir une approche globale et intégrée de la lutte contre toutes les formes de violence Priorités Priorité 1 : soutenir les organisations intermédiaires (en apportant un soutien financier aux organisations de la société civile) actives dans les domaines de la violence fondée sur le genre et de la violence à l’encontre des enfants Priorité 2 : protéger et soutenir les victimes et les survivants de la violence fondée sur le genre Priorité 3 : mener des actions ciblées pour la prévention de la violence fondée sur le genre Priorité 4 : soutenir la réalisation des objectifs de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique dans l’Union, ainsi que la mise en œuvre de la directive relative à la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique Priorité 5 : renforcer les systèmes intégrés de protection de l’enfance, notamment par le biais d’une collaboration intersectorielle, et garantir des réponses coordonnées et centrées sur l’enfant face à la violence à l’égard des enfants, en contribuant à la mise en œuvre de la recommandation de la Commission relative aux systèmes intégrés de protection de l’enfance Parmi les actions financées Sensibilisation Renforcement des capacités et formation des professionnels et des parties prenantes concernées Conception et mise en œuvre de stratégies et de protocoles, élaboration de méthodes de travail et d’outils transposables, coordination de plateformes et de groupes Identification et échange de bonnes pratiques Eligibilité Être une personne morale (organisme public ou privé) Être établi dans l'un des pays éligibles : États membres de l'UE (y compris les pays et territoires d'outre-mer) Etat non-membre de l'UE : les pays associés au programme CERV ou les pays avec lesquels des négociations sont en cours en vue de la conclusion d'un accord d'association et pour lesquels cet accord entrera en vigueur avant la signature de la subvention (liste des pays participants) Les bénéficiaires et les entités affiliées doivent s'inscrire au Registre des Participants avant de soumettre leur proposition. Pour les priorités 1 et 4, les propositions peuvent être soumises soit par un seul candidat (monobénéficiaire), soit par un consortium. Un consortium composé d’au moins 2 candidats (bénéficiaires ; il ne s’agit ni d’entités affiliées ni de partenaires associés) doit être constitué. Les bénéficiaires doivent être des entités publiques ou des organisations privées, dûment établies dans l’un des pays éligibles, ou une organisation internationale. Les organisations à but lucratif ne peuvent pas soumettre de candidature en tant que chef de file, mais uniquement en partenariat avec des entités publiques, des organisations privées à but non lucratif ou des organisations internationales. Informations complémentaires Durée initiale de l’action : entre 12 et 36 mois Des prolongations sont possibles, à condition qu'elles soient dûment justifiées et qu'elles fassent l'objet d'un avenant à la convention de subvention. Contact : le point de contact CERV de votre pays, ou EC-CERV-CALLS@ec.europa.eu Utile Lignes directrices (EN) : Cliquez ici Autres documents de l’appel (EN) : Cliquez ici Site web de la DG (EN) : Cliquez ici Plus d’informations (EN) : Cliquez ici