Après avoir annoncé en novembre leur prochaine fermeture, le ministère de la Justice détaille la requalification progressive des centres éducatifs fermés – et des foyers de la protection judiciaire de la jeunesse – en unités judiciaires à priorité éducative. Avec pour ambition de remettre l'éducation au centre du dispositif.
Veille documentaire
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Attendue depuis plus de deux ans, la très controversée Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (Snanc) a enfin été publiée par le gouvernement ce 11 février 2026. Le document, jugé timoré par des acteurs de la santé et de l'environnement, entend articuler santé publique, transition écologique et souveraineté alimentaire. Dans cette optique, entre gouvernance territoriale renforcée, consolidation des projets alimentaires territoriaux (PAT), restauration collective et lutte contre la précarité alimentaire, les collectivités ont un rôle à jouer.
Date limite de dépôt de dossier : 12 mars 2026.
L’IReSP et l’INCa renouvellent leur appel à projets (AAP) de recherche portant sur les conduites addictives, incluant la consommation et la polyconsommation de drogues licites ou illicites et les comportements à pouvoir addictif, qu’ils fassent partie d’un consensus scientifique (jeux d’argent et de hasard, jeux vidéo), ou soient encore peu documentés (écran, achats compulsifs, troubles du comportement alimentaire, sexuel, au sport, au sport, au travail, etc.).
Cet appel à projets a pour objectif de développer une recherche d’excellence, ambitieuse et innovante ouverte à l’ensemble des disciplines de recherche afin d’améliorer les connaissances sur les conduites addictives et in fine d’orienter les prises de décisions politiques en santé publique.
Les projets relevant des Sciences Humaines et Sociales (SHS), de la santé publique, de la Recherche Interventionnelle en Santé Publique (RISP), et/ou proposant des approches pluridisciplinaires sont particulièrement attendus. Les projets intégrant des approches participatives et communautaires sont également fortement encouragés. L’exploitation de bases de données existantes, de données épidémiologiques et cohortes, et de données issues d’infrastructures de recherche notamment en données ouvertes est également attendue. Une attention particulière sera accordée aux projets portant sur les inégalités sociales, territoriales et de santé (incluant les particularités ultramarines), le rôle de l’entourage (dont les travailleurs pairs, les pairs-aidants et les patients experts), les stratégies et interventions de prévention et de Réduction des Risques et des Dommages (RdRD), notamment les usages innovants (IA) et/ou leur évaluation, ou la santé mentale, reconduite grande cause nationale 2026.
La précarité énergétique est un phénomène bien réel, mais difficile à cerner précisément. Selon la manière dont elle est mesurée, certaines personnes peuvent ne pas être reconnues comme concernées et passer à côté des dispositifs d’aide, qu’il s’agisse de se chauffer correctement en hiver ou de se protéger de la chaleur en été.
Le concours « Jeunes reporters pour l’environnement » invite les jeunes de 11 à 25 ans à réaliser des reportages sur des enjeux de développement durable, en mettant en lumière des solutions innovantes et inspirantes.
Près de six sportifs sur dix déclarent avoir subi des violences dans leur club, en France. Psychologiques, physiques, sexuelles ou liées à la négligence, ces agressions restent encore largement invisibles, tant les victimes parlent peu. Une étude menée auprès de plus de 2 200 athlètes offre pour la première fois un portrait précis de ces violences, des profils concernés et des sports le plus à risque.
Suffit-il de planter quelques arbres dans une rue pour rendre une ville du XXIᵉ siècle plaisante, vivable et durable ? En auscultant les processus en cours, les réflexions menées pour que la ville soit habitable pour les humains comme pour la biodiversité, le Groupe sur l’urbanisme écologique différencie trois approches : celle de la nature en ville, celle de l’urbanisme écologique et celle de l’urbanisme régénératif.
Les addictions à l’alcool, tabac, cannabis, et autres conduites addictives ou à risques, avec ou sans substances, constituent un enjeu majeur pour les communes, encore plus dans un contexte d’explosion du narcotrafic. Elles impactent directement la vie quotidienne : propreté, tranquillité publique, qualité de vie dans les espaces urbains, soutien aux familles, prévention en milieu scolaire, développement d’environnements protecteurs, réduction des risques et des dommages… Face à ces défis, les municipalités disposent de leviers d’action essentiels.
Un outil pratique, directement mobilisable par les candidates et candidats
La Plateforme rassemble un ensemble de mesures concrètes, structurées autour des principales compétences municipales. Elle propose notamment :
Des actions opérationnelles “clés en main” pour renforcer la prévention et réduire les risques dans les lieux de vie
Des pistes pour mieux encadrer l’accessibilité des produits addictifs, notamment l’alcool et le tabac
Des recommandations pour améliorer la tranquillité publique et prévenir les nuisances liées aux usages ;
Des repères pour créer des environnements plus protecteurs, en particulier pour les jeunes et les publics vulnérables.
Le Baromètre Santé-Social 2025 dresse un état des lieux alarmant : 65 % des Français ont renoncé à des soins en 2025, soit 3 points de plus qu’en 2024, et 87 % de la population vit dans un désert médical. La densité des médecins généralistes reste inégalement répartie, avec des écarts criants entre les territoires (ex. : 288 médecins/100 000 habitants dans les Hautes-Alpes contre 39 à Mayotte). La permanence des soins, bien que stabilisée, reste largement en deçà de son niveau de 2012, et les délais d’attente pour les soins de santé mentale atteignent des records, notamment pour les jeunes (25 % des 15-29 ans présentent des signes de dépression). Les inégalités territoriales et sociales s’aggravent, exacerbées par le vieillissement de la population et la pénurie de professionnels de santé.
La Lettre n°26 de l’Observatoire national des violences faites aux femmes dresse un état des lieux alarmant des violences sexistes et sexuelles (VSS) en milieu scolaire, en s’appuyant sur des enquêtes nationales de climat scolaire et de victimation (DEPP, 2021-2024). Les données révèlent que près d’une collégienne sur six et d’une lycéenne sur cinq subissent au moins une violence sexuelle au cours de l’année scolaire. Les filles et les femmes, élèves comme professionnelles, sont surreprésentées parmi les victimes, tandis que les auteurs sont majoritairement des garçons ou des hommes. Les violences, souvent minimisées ou tues, s’inscrivent dans des rapports de domination persistants, nourris par des stéréotypes de genre et des discriminations liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre. Le milieu scolaire, censé être un lieu d’émancipation et de protection, devient ainsi un espace où se reproduisent et s’amplifient les inégalités.
Les situations territoriales sont extrêmement hétérogènes : certains territoires présentent des fragilités cumulées de longue date, d'autres connaissent une dégradation récente liée aux transitions énergétiques, démographiques ou environnementales, et d'autres encore concentrent des vulnérabilités invisibles, masquées par des indicateurs globaux mais visibles à l'échelle fine. Dans ce contexte, l'enjeu n'est pas d'entrer dans un débat conceptuel sur la définition de la vulnérabilité sociale — déjà largement traitée par les sciences sociales — mais de proposer une approche intégrée, opérationnelle et reproductible, capable d'éclairer la prise de décision, notamment publique. La problématique centrale est donc la suivante : comment interpréter, comparer et cartographier les vulnérabilités sociales territoriales de manière transversale, statistiquement robuste et adaptée aux différentes échelles de décision ?
La famille est le tout premier milieu de vie d'un enfant. Pour que chacun s'y épanouisse, elle doit être plus qu'un lieu sécuritaire. Voici quelques idées pour y contribuer au quotidien