Le terme « littératie », est issu du mot anglais « literacy », qui désigne les connaissances et les compétences dans les domaines de la lecture, de l’écriture, de la parole (ou d’autres moyens de communication) et du calcul qui permettent aux personnes d’être efficaces et intégrées dans la société. La littératie en santé est un concept récent qui repose sur la capacité de trouver, de comprendre, d’évaluer et de communiquer l’information de manière à promouvoir, à maintenir et à améliorer la santé de l’individu dans divers milieux au cours de la vie. Les objectifs de cette mise au point sont tout d’abord de réaliser un état des lieux sur la littératie en santé des populations en Europe. Ensuite, nous proposons d’étudier le lien entre la littératie en santé et l’état de santé (comportements à risque, maladies chroniques, morbi-mortalité, adhésion aux soins et suivi médical) et étudier son impact médicoéconomique. Nous avons également analysé l’association entre éducation thérapeutique personnalisée et littératie en santé. Enfin, nous proposons une revue des moyens mis en place dans le système de soin pour améliorer la littératie en santé des patients que nous prenons en charge.
Veille documentaire
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Dans cet avis, l'Anses présente les travaux d'expertise menés en vue d'établir des repères de consommation alimentaire permettant aux personnes excluant en tout ou partie les aliments d'origine animale de leur alimentation de couvrir leurs besoins nutritionnels. L’approche méthodologique de l’optimisation des régimes alimentaires développée pour la population générale adulte a été adaptée aux caractéristiques des populations végétariennes. Les travaux identifient une difficulté à couvrir les besoins nutritionnels des populations végétariennes en général et plus particulièrement des végétaliens, difficulté majorée par les contaminations environnementales de l’alimentation. En raison de l’absence de données suffisantes, les repères élaborés présentés dans cet avis ne s’appliquent qu’à la population générale adulte.
Dans cet avis émis en réponse à la saisine de la Direction générale de la santé concernant la vulnérabilité (morbidité et mortalité) de la population face aux vagues de chaleur, le HCSP émet une série de recommandations selon les 4 axes suivants : améliorer les connaissances et les informations relatives à la vulnérabilité des individus à la chaleur ; améliorer la prise de contact et réaliser le contact au plus près des sujets vulnérables à la chaleur ; accompagner les sujets vulnérables à la chaleur ; évaluer, adapter les dispositifs existants et expérimenter.
Le 4e Plan national santé environnement (PNSE4) fait l'objet d'un second rapport d’avancement sur la période 2023-2024 et propose un bilan détaillé sur l'avancement des 50 actions et sous-actions. 87 % d'entre elles sont terminées ou en cours de finalisation.
L'éco-anxiété, définie par les chercheurs comme une détresse psychologique (mal-être) découlant des inquiétudes face à la crise environnementale, est un sujet de préoccupation exponentielle pour les populations mondiales. Les médias et la recherche s'en font l'écho, sans que l'on en connaisse précisément l'impact sur la population française. ` D'où la nécessité d'en établir l'état des lieux de façon objectivée. C'est l'une des ambitions de ce travail, première étude réalisée en France à partir d'un échantillon représentatif (de 15 à 64 ans concernant par extrapolation 42 millions de Français). En complément, ce travail a permis d'améliorer l'approche de mesure de l'éco-anxiété, fondée sur un concept solide et un outil diagnostic construit scientifiquement, et de proposer un étalonnage original de catégories d'intensité croissante. Il permet de comprendre que l'éco-anxiété est un continuum avec des scores et des symptômes progressifs, révélant trois catégories générales d'éco-anxieux au sein de la population française.
Alors que la prise de conscience écologique n’a jamais été aussi importante au regard de la multiplication des conséquences du dérèglement climatique dans le quotidien des Français, comment ces derniers la traduisent-ils en actes ? À travers une étude qualitative, Marie Gariazzo, directrice à L’ObSoCo, et Rozenn Nardin, responsable de la prospective sociétale à Citeo, font le récit d’une fatigue écologique qui s’installe parmi les personnes interrogées, tiraillées entre culpabilités, volonté de bien faire et contraintes économiques.
L’étude montre que les problèmes de logement (froid, humidité, surpeuplement, etc.) sont associés à une plus grande probabilité de développer des limitations fonctionnelles. Sans intervention sur le logement, les coûts des soins formels passeraient de 22,4 à 40,8 milliards de livres sterling entre 2022 et 2042, tandis que ceux des soins informels grimperaient de 55,2 à 90,8 milliards.
Sont attendues des communications orales ou affichées traitant des liens entre santé, environnement et systèmes alimentaires existants, en cours d'expérimentation ou en devenir. Afin d’appuyer la nécessaire transformation de nos systèmes alimentaires pour les rendre durables et favorables à la santé humaine, animale, végétale et écosystémique, les sujets suivants pourront être abordés dans vos communications:
- impacts positifs et négatifs, vie entière, sur la santé physique, mentale et sociale ;
expositions, exposome, concept DoHAD ;
- déterminants de la santé, promotion de la santé ;
- besoins, consommations et comportements alimentaires ;
- droit à l’alimentation, sécurité sociale de l’alimentation, solidarité alimentaire, démocratie alimentaire, accessibilité économique et géographique ;
- agriculture intensive, déforestation ;
- agroécologie (dont l’agriculture biologique), nouvelles et futures pratiques agricoles, de transformation, de distribution et de consommation (dont agriculture urbaine et périurbaine, alimentation locale ou de proximité, circuits courts, complémentarités et synergies entre filières animales et végétales…) ;
- aménagement du territoire, Projet Alimentaire Territorial (PAT), offre alimentaire, rôles de la restauration collective ;
- co-bénéfices et/ou conflits pour la santé et l’environnement, Une seule santé, Santé planétaire ;
- dérèglement climatique, biodiversité ;
- pollutions chimiques et biologiques, qualité des milieux (eaux, air, sols), impacts environnementaux (dont carbone…), échelles de pollution, délocalisation des impacts/pollutions ;
- contaminants alimentaires chimiques et biologiques, transfert emballage-aliment, denrées alimentaires ultra-transformées ;
- gestion des déchets ;
- acteurs clés et systèmes économiques, déterminants commerciaux de la santé, énergies (production, consommation), coûts pour l’environnement et la santé ;
- prévention, labels (avantages et complexité pour le consommateur), étiquetage nutritionnel et/ou environnemental ;
- réglementation.
À l’entrée de Dijon, dans un bâtiment sobre mais effervescent de vie, des cagettes de carottes, pommes de terre ou potimarrons s’alignent en attente de transformation. Ici, on ne parle pas de conserverie industrielle ni d’un supermarché bio chic, mais d’un outil territorial de transformation alimentaire : une légumerie. Sa mission ? Préparer, nettoyer, éplucher, découper des légumes bruts issus des exploitations locales pour les fournir prêts à l’emploi aux cantines scolaires, aux établissements médico-sociaux, aux restaurants collectifs. Une idée simple, mais qui change tout.
Cet article présente, à partir des résultats du Baromètre de Santé publique France 2021 (hexagonal et DROM – départements et régions d’outre-mer), les niveaux de fréquences de consommation par les individus adultes de quelques groupes alimentaires : les fruits, légumes, féculents complets, légumes secs et boissons sucrées par rapport aux recommandations du PNNS, ainsi que les facteurs sociodémographiques associés.
Selon le baromètre de Santé publique France, près d’un quart des femmes et 18 % des hommes consomment cinq fruits et légumes par jour. Les jeunes adultes sont les moins enclins à suivre cette recommandation.
Pauline Roca, sage-femme dans le Val-d’Oise, se rend, comme d’autres soignantes volontaires, dans des établissements médico-sociaux pour des consultations longues ou des ateliers de prévention avec des femmes handicapées. Ce dispositif devrait entrer dans le droit commun cette année.