Les jeunes faisant l’objet d’une mesure judiciaire au pénal constituent une population globalement vulnérable dont l’état de santé, et plus largement les déterminants de santé, méritent une attention particulière. Ces jeunes pris en charge par la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) cumulent en effet de nombreux facteurs de risques pour la santé. Mieux connaître leur état de santé représente alors un enjeu important, afin de comprendre les trajectoires qui amènent à ces états de santé dégradés et proposer des stratégies pour améliorer leur prise en charge.
Le manque de données récentes sur l’état de santé de ces jeunes a conduit le ministère de la Justice, via la direction de la protection judiciaire de la jeunesse (DPJJ) à mettre en place une grande enquête nationale. L’objectif principal est d’actualiser les données sur la santé de ces jeunes et ses déterminants : état de santé perçu, comportements de santé et conduites à risque.
Ce Focus présente une sélection d’indicateurs issus de l’analyse de cette enquête, dont les résultats détaillés sont présentés dans un rapport publié simultanément.
Veille documentaire
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Les micropolluants viennent de la dégradation de substances plus grandes. Très petits et très mobiles, ils s’accumulent dans l’environnement, et tout particulièrement dans l’eau. Ils peuvent alors affecter les organismes vivants, dont nous faisons partie.
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) publie une étude à partir des données du modèle Lieux de vie et autonomie (LIVIA) rendues publiques en décembre 2025. Ces données permettent de réaliser des projections du nombre de personnes âgées de 60 ans ou plus jusqu’à 2070. Elles sont ventilées par département, sexe, tranche d’âge, niveau de perte d’autonomie et trois lieux de vie (Ehpad, résidence autonomie et logement ordinaire).
Les addictions à l’alcool, tabac, cannabis, et autres conduites addictives ou à risques, avec ou sans substances, constituent un enjeu majeur pour les communes, encore plus dans un contexte d’explosion du narcotrafic. Elles impactent directement la vie quotidienne : propreté, tranquillité publique, qualité de vie dans les espaces urbains, soutien aux familles, prévention en milieu scolaire, développement d’environnements protecteurs, réduction des risques et des dommages… Face à ces défis, les municipalités disposent de leviers d’action essentiels.
Un outil pratique, directement mobilisable par les candidates et candidats
La Plateforme rassemble un ensemble de mesures concrètes, structurées autour des principales compétences municipales. Elle propose notamment :
Des actions opérationnelles “clés en main” pour renforcer la prévention et réduire les risques dans les lieux de vie
Des pistes pour mieux encadrer l’accessibilité des produits addictifs, notamment l’alcool et le tabac
Des recommandations pour améliorer la tranquillité publique et prévenir les nuisances liées aux usages ;
Des repères pour créer des environnements plus protecteurs, en particulier pour les jeunes et les publics vulnérables.
Les Groupes d’entraide mutuelle (GEM) sont des structures associatives, qui offrent un lieu de rencontre et d'entraide à des personnes souffrant de troubles ou de handicaps (troubles psychiques, troubles du neurodéveloppement, lésions cérébrales…).
Les notions de précarité et de vulnérabilité recouvrent des réalités multiples et complexes, qui ont un impact sur l’état de santé des personnes ainsi que sur leur recours aux soins. Afin de faciliter leur accès aux soins, l’ARS Bretagne publie le répertoire départemental des dispositifs santé précarité des Côtes d'Armor.
Un symposium international sur la réduction des méfaits liés à l'alcool a été coorganisé par Santé publique France et EuroHealthNet le 3 décembre 2024 à Bruxelles. Deux thèmes principaux ont été abordés : comment élaborer et promouvoir des recommandations efficaces en matière de consommation d'alcool à faible risque, et comment contrer l'influence de l'industrie de l'alcool sur les politiques de santé. Conclusion du symposium : pour réduire efficacement les méfaits liés à l'alcool, il est nécessaire d'informer les citoyens, notamment en s'appuyant sur des repères de consommation fondés sur les preuves et des avertissements sanitaires, des campagnes de santé publique solides, ainsi que d'un ensemble de mesures politiques fortes. La coopération internationale et l'échange d'expériences entre différents pays sont essentiels. Le symposium a souligné la nécessité de poursuivre les efforts communs de plaidoyer, de recherche et d'innovation en matière de politique publique pour lutter contre les méfaits de l'alcool et l'influence des intérêts économiques.
Ainsi, avant d’agir, il faut comprendre. Le premier chapitre de ce document revient sur
le principe Une seule santé, les concepts qui la sous-tendent et les conditions politiques, juridiques et règlementaires de son essor. Ce chapitre présente notamment les enjeux d’évolution du cadre juridique pour intégrer l’approche Une seule santé dans le droit national. Des premières tentatives, telle que la proposition d'une loi et d'une stratégie Une seule santé pour la France, sont présentées.
Ensuite, plusieurs phénomènes emblématiques des enjeux Une seule santé sont présentés : l’antibiorésistance, les zoonoses, les espèces exotiques envahissantes et les perturbateurs endocriniens. Ils illustrent la complexité des interactions entre les espèces et les écosystèmes et les enjeux de santé qui en résultent. Le deuxième chapitre s’intéresse aux nombreuses synergies entre la conservation de la nature et les approches Une seule santé. Les aires protégées et les Solutions fondées sur la Nature convergent dans leurs principes et leurs objectifs avec l’approche Une seule santé : il s’agit de promouvoir et d’agir selon une vision systémique et intégrée du vivant. Les exemples de Parcs naturels régionaux en France et celui de la ville d’Abomey-Calavy au Bénin le montrent. Ce chapitre s’intéresse ensuite à deux domaines d’action où les priorités d’action en matière de conservation de la nature et de santé se rejoignent : le commerce et l’utilisation durable des espèces sauvages et l’agriculture, abordée à travers la question de l’élevage. Dans ces domaines, l’UICN propose de nouvelles approches pour accompagner une transformation des pratiques et concilier enjeux socio-économiques, conservation et santé. L’exemple mahorais montre l’importance de la santé des sols comme pilier essentiel pour protéger la biodiversité et garantir une production alimentaire durable et une approche intégrée de la santé, reliant celle des écosystèmes, des animaux et des humains.
Enfin, Une seule santé ne peut se construire sans mobilisation. C’est ce que démontre le dernier chapitre : la recherche ouvre la voie, avec des initiatives et des programmes comme PREZODE et COHESA en Afrique. La société civile et les territoires s’engagent aussi : Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, Bouches-duRhône, Lorient Agglomération, Marseille… Chaque exemple raconte une volonté d’agir et rappelle que la formation et la sensibilisation sont nécessaires pour faire vivre cette approche.
Les ateliers pour sensibiliser les enfants au tri des déchets suscitent un véritable engouement. Pourtant, leurs effets à long terme sont limités. À quoi cela tient-il ? Misent-ils trop sur le pouvoir de répétition du geste ? Ou ne prennent-ils pas assez au sérieux la relation des enfants aux objets ? Retour sur quelques observations de terrain.
Le 7 janvier dernier le Crous Bourgogne-Franche-Comté annonçait le suicide d'une étudiante sur le campus Montmuzard de Dijon (Côte-d'Or). Ces drames, l'université Bourgogne-Europe essaie de les éviter. Depuis cinq ans, l'établissement propose le dispositif Etu’bien qui permet à 13 étudiants de venir en aide à leurs camarades en difficulté.
Cette note de l’Observatoire Vies numériques restitue les résultats de trois focus groups menés avec des jeunes en situation de décrochage scolaire, révélant une grande hétérogénéité dans leurs usages des écrans, leurs motivations et leurs difficultés. Le smartphone y occupe une place centrale, mais les pratiques varient selon les besoins (communication, apprentissage, créativité, gestion du quotidien). Les jeunes expriment un sentiment d’injustice face aux discours adultes, souvent perçus comme déconnectés de leurs réalités, et soulignent l’importance d’être écoutés et accompagnés plutôt que contrôlés. Le rapport met en lumière les tensions entre autonomie et encadrement, ainsi que les risques relationnels en ligne (harcèlement, usurpation, publicités intrusives).
Le Baromètre Santé-Social 2025 dresse un état des lieux alarmant : 65 % des Français ont renoncé à des soins en 2025, soit 3 points de plus qu’en 2024, et 87 % de la population vit dans un désert médical. La densité des médecins généralistes reste inégalement répartie, avec des écarts criants entre les territoires (ex. : 288 médecins/100 000 habitants dans les Hautes-Alpes contre 39 à Mayotte). La permanence des soins, bien que stabilisée, reste largement en deçà de son niveau de 2012, et les délais d’attente pour les soins de santé mentale atteignent des records, notamment pour les jeunes (25 % des 15-29 ans présentent des signes de dépression). Les inégalités territoriales et sociales s’aggravent, exacerbées par le vieillissement de la population et la pénurie de professionnels de santé.