Les dernières canicules ont pris de court les populations et les pouvoirs publics, mais pas les scientifiques qui alertent depuis des décennies. Pourquoi ces derniers n’ont-ils pas été écoutés ?
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Publié en avril dernier, le 5ᵉ Programme national nutrition santé (PNNS 2025-2030) entre dans sa phase de déploiement. Face à la progression des maladies chroniques liées à l'alimentation et des…
Saisie par le président de la commission des affaires sociales du Sénat, en application de l’article LO 132-3-1 du code des juridictions financières, la Cour des comptes a examiné la réforme des services autonomie à domicile, dans le cadre d’une formation commune associant la 6e chambre et cinq chambres régionales des comptes. Cette réforme vise à rapprocher les services d’aide et d’accompagnement à domicile (SAAD), les services de soins infirmiers à domicile (SSIAD) et les services polyvalents d’aide et de soins à domicile (SPASAD), afin de mieux coordonner l’aide et les soins apportés aux personnes âgées en perte d’autonomie et aux personnes en situation de handicap. Elle intervient dans un contexte d’urgence démographique : le nombre de personnes à domicile ayant besoin d’une aide à l’autonomie devrait passer de 1,49 million en 2025 à 1,85 million en 2035, tandis que les dépenses publiques engagées pour l’aide et les soins à domicile atteignent déjà au moins 16,1 Md€. Si les finalités de la réforme font largement consensus, ses modalités techniques apparaissent inadaptées aux réalités du secteur et des territoires, en particulier l’obligation de constituer, à terme, une entité juridique unique intervenant sur un territoire unique. Les juridictions financières recommandent en conséquence d’adopter une démarche pragmatique, centrée sur les résultats obtenus auprès des usagers plutôt que sur la seule forme juridique des services en formulant dix recommandations.
Les compétences psychosociales (CPS) constituent aujourd’hui un levier reconnu de
bien-être, d’adaptation sociale et de réussite scolaire. Si de nombreux travaux soulignent
l’importance de leur développement dès la petite enfance, la poursuite de cet apprentissage au collège demeure un enjeu central, dans un contexte marqué par l’entrée dans l’adolescence, l’augmentation des exigences scolaires et la complexification des relations sociales. Cette étude vise à analyser les effets d’un dispositif pédagogique consacré aux CPS auprès d’élèves de 5ème scolarisés dans un collège en REP+, en s’appuyant sur la classification de Santé publique France (2022). Le protocole repose sur une démarche quasi-expérimentale pré-test/post-test, menée sur neuf séances réparties sur une année scolaire, combinant acculturation aux CPS, autopositionnement, vote des élèves et entraînement collectif. Les résultats montrent des évolutions quantitatives modérées et non significatives à court terme, mais mettent en évidence une stabilisation des compétences et une progression descriptive des relations constructives. L’analyse suggère également un effet de changement de référentiel dans l’auto-évaluation des élèves, traduisant une meilleure compréhension des CPS. Au-delà des résultats chiffrés, cette étude souligne l’intérêt d’un enseignement explicite, progressif et situé des CPS au collège, ainsi que la pertinence d’intégrer la perception des élèves dans l’identification des besoins.
Malgré la multiplication des épisodes de canicule, dont les principales victimes sont les personnes âgées, la France continue de procrastiner sur le sujet du financement de la dépendance, estime, dans sa chronique, Stéphane Lauer, éditorialiste au « Monde ».
De l’annonce de la maladie à la fin de vie, plusieurs professionnels de santé se relaient auprès des personnes atteintes par cette maladie incurable, qui touche environ 8 000 personnes en France.
De nombreuses personnes en situation de précarité ou d’isolement possèdent un animal de compagnie qui constitue souvent leur seul lien affectif, social et protecteur. Or, la nécessité de soins, qu’ils soient programmés (consultations, hospitalisations) ou non programmés (urgences), peut être compromise par l’impossibilité de confier leur animal temporairement.
C'est une maladie infectieuse causée par des bactéries du genre Leptospira. En France, la principale source de contamination est le contact avec de l’eau douce souillée par l’urine de rongeurs sauvages (rats, ragondins), eux-mêmes porteurs de la bactérie.
L’objectif est de décrire les accidents de la vie courante (AcVC) avec un recours aux soins hospitaliers (urgences seules ou avec hospitalisation) chez les enfants de 1 à 10 ans de la cohorte Elfe et d’en analyser les facteurs de risque ou protecteurs associés.
Pour la première fois, deux traitements parviennent à ralentir l’évolution de la sclérose latérale amyotrophique, qui touche six nouvelles personnes chaque jour en France et entraîne une paralysie qui gagne peu à peu tout le corps, avec un délai moyen de survie de trois à cinq ans après le diagnostic. Si bien des inconnues persistent, la recherche progresse sur ses origines, qui mêlent génétique et facteurs environnementaux. Tour d’horizon en cinq questions.
L’entrée en apprentissage représente une étape importante dans la vie des adolescent-e-s. Cette période riche en opportunités, mais aussi en nouveaux défis, attentes et changements, peut à la fois les renforcer et les mettre sous pression. Pour la première fois en Suisse, le point de vue des apprenti-e-s sur leur santé mentale durant la formation professionnelle duale a été recueilli. Un-e apprenti-e sur quatre a participé à l’étude. Il en résulte un jeu de données unique en son genre, qui met en lumière la manière dont les jeunes vivent leur formation ainsi que les facteurs qui les renforcent ou les fragilisent. La majorité des apprenti-e-s déclarent être satisfait-e-s de leur formation, faire quelque chose d’utile et évoluer personnellement. Dans le même temps, environ 60% font état de problèmes psychiques, allant de ressentis négatifs à des situations de crise. L’environnement professionnel joue également un rôle déterminant : un climat de travail et d’équipe soutenant, des relations valorisantes et un sentiment d’efficacité personnelle constituent de puissants facteurs de protection.
Promotion Santé Suisse soutient les responsables de la formation professionnelle dans la promotion de la santé psychique des apprenti-e-s sur le lieu de travail. À cet effet, l’offre Apprentice (voir encadré pages 4-5) met à disposition une palette d’aides, notamment des informations, des check-lists et des vidéos thématiques. L’étude «Santé mentale des apprenti-e-s durant l’apprentissage» (Schmocker et al., 2025) fournit pour la première fois des résultats approfondis sur la manière dont les apprenti-e-s perçoivent leur santé psychique,
les difficultés rencontrées au cours de leur formation professionnelle et leurs expériences de développement personnel. Globalement, les résultats dressent un tableau positif de la formation professionnelle, tout en mettant clairement en évidence les domaines présentant un potentiel d’amélioration. Sur la base des données recueillies, des recommandations d’action concrètes ont été élaborées. Elles sont présentées dans cette feuille d’information.