Le changement climatique perturbe les organismes vivants, qui ne peuvent pas tous s’adapter à la hausse des températures. C’est vrai aussi donc pour l’être humain, avec des défis en termes d’organisation économique et sociale, mais aussi de santé. Le changement climatique est même identifié par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) comme l’un des principaux risques pour la santé publique partout dans le monde. Certains, comme l’augmentation du nombre de canicules, sont déjà observables en France.
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Entre simple nuisance et enjeu de santé publique, les moustiques prennent une place croissante dans notre quotidien. Désormais présents partout où vivent les humains, ces insectes sont les témoins des transformations de nos modes de vie et les révélateurs des déséquilibres de notre relation au vivant. Leur prolifération interpelle les politiques publiques en matière de préservation de la biodiversité et de prévention sanitaire, jusqu’à devenir un sujet d’éducation et un terrain d’expérimentation technique. Panorama de la situation et de ses perspectives d’évolution avec Christophe Bellet, directeur technique de l’Entente interdépartementale Rhône-Alpes pour la Démoustication (EIRAD, ex-EID), financée par des collectivités en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Premiers moustiques en Islande, foyers autochtones de chikungunya sur la Côte d’Azur, démystification du « moustique du métro londonien » : 2025 marque un tournant.
Ces épisodes, dispersés, racontent pourtant la même histoire : sous l’effet combiné du réchauffement, des infrastructures et des modes de vie, le vivant devient instable — et l’idéal du « vivre avec » trouve ses limites. Pour saisir ce que la présence du moustique révèle de nos manières de vivre et de gouverner le vivant, il est utile de se tourner vers les sciences sociales. Le travail du sociologue Antoine Doré est particulièrement éclairant à cet égard : il propose de repenser la cohabitation non comme un idéal moral, mais comme un fait politique et matériel.
Il y a plus de quinze ans, la France faisait le choix d’affirmer l’obésité comme un enjeu majeur de santé publique. Le Plan Obésité 2010–2013, puis la feuille de route 2019–2022, ont posé des bases structurantes : reconnaissance de l’obésité comme maladie chronique, création des Centres spécialisés de l’obésité (CSO), structuration des filières territoriales et affirmation d’une prise en charge fondée sur la pluridisciplinarité. Ces avancées ont permis de consolider une offre de soins et d’améliorer l’organisation des parcours. L’obésité continue de progresser, en particulier dans ses formes les plus sévères et complexes. Elle touche de plus en plus tôt, s’inscrit dans les inégalités sociales, économiques et territoriales et expose à des complications médicales graves, à une altération de la qualité de vie et à des difficultés d’accès aux soins.
C’est dans ce contexte que Mme Stéphanie RIST, Ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées, lance la feuille de route 2026-2030 pour la prise en charge des personnes en situation d’obésité, cadre national visant à franchir un nouveau cap dans l’action publique. Cette feuille de route consolide ce qui fonctionne, corrige ce qui fragilise et accélère là où l’attente est la plus forte
Le réseau Info Jeunes Bourgogne-Franche-Comté est fier d’annoncer le lancement de la toute première édition régionale du « Guide des emmerdes ». Ce livret d’information a été spécialement conçu pour aider les jeunes à naviguer à travers les multiples aléas de la vie quotidienne, qu’il s’agisse de problèmes mineurs ou de situations plus critiques.
Dans ce troisième épisode, les notions de démocratie et de repolitisation de l'alimentation sont à l'honneur. Elles sont au cœur du fonctionnement des comités citoyens qui sont l'instance collective et démocratique de décision, de gestion et de délibération des expérimentations de SSA en France. Le comité citoyen de l'Autunois Morvan, lui, s'apprête à vivre ses premiers pas.
Le développement extrêmement rapide des usages des réseaux sociaux numériques par les adolescents suscite des préoccupations croissantes. L’Anses a mené une expertise scientifique collective approfondie des risques sanitaires associés à ces usages. Elle identifie de nombreux risques possibles, en particulier pour la santé mentale des adolescents. Les réseaux sociaux tels que conçus aujourd’hui pour capter l’attention et maintenir l’engagement exploitent les vulnérabilités propres à cet âge. L’Agence recommande donc que les mineurs puissent accéder uniquement aux réseaux sociaux conçus et paramétrés pour protéger leur santé.
Les interventions scolaires visant à accroître l’activité physique ou à réduire les comportements sédentaires chez les jeunes de 5 à 17 ans ont des bienfaits bien connus sur leurs niveaux d’activité physique, leur adiposité, leur condition physique et leur santé cardiovasculaire. Elles démontrent également des bienfaits sur le temps de sédentarité. Cela inclut le temps passé devant un écran, mais ne s’y limite pas. En conséquence, les effets de ces interventions sur le temps d’écran, plus spécifiquement, ne sont pas clairs. Les Directives canadiennes en matière de mouvements sur 24 heures pour les enfants et les jeunes de 5 à 17 ans encouragent ces derniers à maintenir un équilibre quotidien entre l’activité physique, le sommeil et les comportements sédentaires (particulièrement le temps passé devant un écran). Dans ce contexte, il apparaît pertinent de vérifier si ce type d’interventions scolaires présente des co-bénéfices sur le temps d’écran.
La présente synthèse de connaissances identifie différents types de politiques sociales ayant été évaluées quant à leurs effets sur la prévention de la maltraitance envers les enfants.
Plus on est aisé, plus l'espérance de vie est élevée. Sur la période 2020-2024, l'écart d'espérance de vie à la naissance entre les 5 % les plus modestes et les 5 % les plus aisés est de 9 ans chez les femmes et de 13 ans chez les hommes. Les femmes parmi les 5 % les plus aisées vivent en moyenne 17 ans de plus que les hommes parmi les 5 % les plus modestes. À 50 ans, le risque de décès dans l'année des hommes est 7 fois plus grand chez les plus modestes que chez les plus aisés. Chez les femmes, ce rapport de risque est de 6 à 55 ans, âge où il atteint son maximum.
L’Organisation mondiale de la santé recommande la mise en place de campus sans fumée (CSSF), et en 2024, le Conseil européen a exhorté les États membres à adopter des politiques antitabac dans les établissements d’enseignement. Cependant, contrairement à l’Amérique du Nord, à l’Australie et à la Nouvelle-Zélande, l’Europe a tardé à adopter les CSSF. En France, l’École de santé publique EHESP est devenue la première école CSSF en 2018. Cette recherche a évalué le soutien des étudiants à cette politique depuis sa mise en œuvre et a examiné les facteurs associés.
Pour endiguer la consommation de protoxyde d’azote, les politiques restrictives seules ne suffiront pas, affirme, dans une tribune au « Monde », un collectif d’acteurs issus des champs institutionnel, sanitaire et associatif. Il faudra aussi, expliquent-ils, des politiques de jeunesse plus globales.