Si l’alimentation répond d’abord à nos besoins essentiels, elle façonne aussi notre identité, nos liens sociaux et notre rapport au monde. S’appuyant sur les enquêtes de l’ObSoCo, cette seconde édition analyse l’évolution des préoccupations, représentations et attentes des consommateurs, tout en mettant en évidence les contraintes qui orientent, transforment ou freinent leurs pratiques alimentaires. Pour offrir une vision d’ensemble, une typologie des comportements a été élaborée. Elle repose sur deux dimensions clés : le degré d’engagement dans une alimentation saine, durable et éthique, d’une part ; la confiance accordée à l’écosystème agroalimentaire, d’autre part.
Données probantes et prometteuses
David Banta en 2023, définit les données probantes comme "des conclusions tirées de recherches et autres connaissances qui peuvent servir de base utile à la prise de décision dans le domaine de la santé publique et des soins de santé », et le Centre de collaboration nationale en santé publique canadien (2011), précise que « la santé publique fondée sur des données probantes est "le processus consistant à extraire et à disséminer les meilleures données disponibles issues de la recherche, de la pratique et de l’expérience, ainsi qu’à utiliser ces données pour éclairer et améliorer la pratique et les politiques en santé publique". »
Les références bibliographiques mentionnées ci-dessous sont extraites de la base de données Bib-Bop ; les documents sont accessibles en ligne ou consultables dans notre centre de documentation à Dijon. Ils proposent des données probantes ou des synthèses de connaissances sur les thématiques de santé déclinées dans le cadre du Rrapps BFC.
Face à l’augmentation du nombre de personnes précaires vieillissantes accueillies dans les structures d’hébergement et le logement accompagné, l’Uniopss a conduit, en 2024, une étude afin d’identifier et de proposer des solutions alternatives adaptées. Soutenu par la Délégation interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement (DIHAL), l'étude met en lumière des expériences innovantes d’accompagnement des personnes précaires vieillissantes et formule des préconisations articulées autour de 3 axes : diversifier l’offre des solutions à destination des personnes âgées précaires ; éviter les ruptures de parcours des personnes ; consolider le droit commun qui étaye les personnes âgées précaires.
Ce dossier documentaire accompagne le dispositif du service sanitaire en Bourgogne-Franche-Comté. Il est structuré en 6 chapitres :
- des DÉFINITIONS sourcées de concepts importants dans notre problématique ainsi qu’en promotion de la santé
- des DONNÉES CONTEXTUELLES : historique, complémentarité avec d’autres approches, programmes et politiques publiques au niveau national et régional
- les ENJEUX ET IMPACTS DE LA MISE EN OEUVRE de l’approche Une seule santé, avec dont deux focus sur la TRANSITION ÉCOLOGIQUE DU SYSTÈME DE SANTÉ et sur les ÉCO-ÉMOTIONS
- des ILLUSTRATIONS appliquées à différentes problématiques de santé (vaccination, alimentation, anti-biorésistance, perturbateurs endocriniens, biodiversité) pour comprendre
- À L’ACTION ! : des recommandations et des référentiels de bonnes pratiques, des exemples d’actions probantes ou prometteuses pour s’inspirer, ou encore des suggestions d’outils pédagogiques pour intervenir
- et enfin des DES SITES INTERNET pour aller encore plus loin.
Le rapport public annuel 2025 sur les politiques publiques en faveur des jeunes dresse un état des lieux des dispositifs mis en place par les pouvoirs publics pour accompagner la jeunesse dans ses parcours éducatifs, professionnels et citoyens. Cette analyse approfondie examine les politiques publiques sous différents angles afin d’identifier les réussites, les limites et les perspectives d’amélioration. Il s’appuie sur des diagnostics sectoriels et des évaluations d’impact pour fournir des recommandations aux décideurs publics. Le rapport est structuré en 2 volumes comportant chacun 2 parties. Dans ce second volume, une première partie met en lumière quatre politiques et actions préventives en matière de santé et de bien-être : l'accès des jeunes au sport, les maisons des adolescents, les addictions des jeunes aux drogues illicites et à l'alcool et la prévention de l'obésité. La deuxième partie est consacrée à l’apprentissage à la citoyenneté et à la vie dans la cité et revient sur les dispositifs destinés à favoriser l’intégration des jeunes dans la société : la Journée défense et citoyenneté, l’entrée des jeunes dans l’impôt sur le revenu, les jeunes et la justice pénale, l’éducation artistique et culturelle.
L'objectif de ce rapport est de contribuer à une prise en charge personnalisée, coordonnée et holistique des facteurs de risque cardiovasculaire chez les sujets âgés de 75 ans et plus en fonction de leur niveau de fragilité et de leur état fonctionnel, et non de leur âge chronologique. Ce rapport souligne l'importance du dépistage systématique de la fragilité et des capacités fonctionnelles des personnes âgées pour l'évaluation du rapport bénéfice/risque des différentes stratégies de prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire. La généralisation de cette approche innovante nécessite une formation de tous les professionnels de santé en contact avec des patients âgés aux notions gériatriques de base, et en particulier aux méthodes de dépistage des capacités fonctionnelles et de la fragilité. Le rapport insiste également sur l’intérêt de la décroissance thérapeutique chez les plus fragiles, chez qui les effets indésirables des traitements sont les plus fréquents et les plus graves. L’intervention de professionnels de santé et l’utilisation de nouvelles technologies peuvent aider au suivi du contrôle des facteurs de risque cardiovasculaire et à la diminution des erreurs de la prise médicamenteuse. Ce rapport met également l'accent sur la nécessité d’améliorer la prise en charge des résidents d’EHPAD à haut risque cardiovasculaire en proposant l’intervention d’équipes mobiles externes qui pourront suivre de façon régulière l’évolution de leur état clinique. Enfin, il est urgent de promouvoir des études cliniques de qualité en y incluant les patients âgés fragiles qui en sont actuellement le plus souvent exclus.
S'inscrivant dans une démarche de prévention de la perte d'autonomie, ce rapport explore les critères d'efficacité des interventions visant à améliorer le bien-être psychologique des personnes âgées de 60 ans et plus. L'analyse repose sur une revue de littérature rigoureuse et propose une analyse approfondie des critères d’efficience des interventions portant sur les thématiques des compétences psychosociales, de l'activité physique et de l'activité artistique. Une réflexion critique sur les facteurs de réussite et les implications pratiques pour la mise en place des interventions est développée et conclut à la nécessité de programmes intégrés, adaptés aux besoins, centrés sur les compétences psychosociales et le lien social pour favoriser un vieillissement actif et le bien-être psychologiques des seniors.
Cette recommandation de la Haute autorité de santé (HAS) a pour objectif d’améliorer la prise en charge en santé mentale des enfants relevant de la protection de l’enfance. Elle s’articule autour de trois axes majeurs, déclinés selon les grandes étapes du parcours de soins. Elle insiste d’abord sur l’importance d’un repérage précoce des besoins en soins psychiatriques, en proposant des outils et méthodes pour identifier rapidement les signes de souffrance psychique chez les enfants protégés. Une intervention rapide permet de prévenir l’aggravation des troubles. Elle vise ensuite à faciliter l’accès aux soins, en agissant sur les freins rencontrés et en renforçant la coordination entre les acteurs de la protection de l’enfance et les structures de psychiatrie infanto-juvénile, à travers des dispositifs de liaison, des instances de coordination et des partenariats renforcés. Enfin, elle recommande de garantir un suivi personnalisé, stable et durable, adapté aux besoins de chaque enfant, en veillant à assurer la continuité des soins malgré les éventuelles ruptures dans leur parcours de vie.
Dans cette publication, l’ORS Île-de-France, mandaté pour développer une expérimentation territoriale « Une seule santé », propose un focus sur le concept et ses origines ainsi que sur les enjeux et les perspectives de mise en application. Sont identifiés à travers la littérature scientifique les atouts, mais aussi les leviers et contraintes pour éclairer les acteurs territoriaux. Postulant que le travail collaboratif visant à mieux identifier les interdépendances entre la santé humaine, la santé animale et l’équilibre des écosystèmes pourrait permettre d’anticiper et de prévenir les risques pour la santé des organismes vivants et des écosystèmes, l’approche "Une seule santé" porte une vision pertinente, cependant sa mise en œuvre au niveau territorial pose d’importants défis de transdisciplinarité, mais aussi des contraintes organisationnelles et une adaptation aux spécificités locales.
Ce document est le fruit d'un groupe de travail du Conseil de la Caisse nationale de la solidarité pour l'autonomie qui face à l'accélération du vieillissement de la population française met en avant un modèle de logement, l'habitat intermédiaire. Complémentaire au soutien à l'autonomie au domicile historique de la personne âgée ou handicapée, et à l'accueil en établissement, l'habitat intermédiaire constitue une réponse adaptée au besoin des personnes de vivre dans un environnement adapté, facilitant la prévention, le lien social et l'accompagnement. Estimant le besoin à environ 500 000 logements en habitat intermédiaire d'ici 2050, la CNSA appelle au déploiement massif de cette offre tout en poursuivant les efforts de renforcement de l'offre à domicile et de transformation des établissements. Il émet des propositions en identifiant huit priorités et appelle l'ensemble des acteurs à s'engager au regard de l'urgence du défi démographique et inclusif.
Ce rapport sur la participation sociale et la contribution économique, sociale et environnementale des seniors se propose de revisiter et renouveler nos visions de l'avancée en âge et des seniors, en s'inscrivant dans une démarche de lutte contre l'âgisme. En mettant en évidence l’importance des activités et de la contribution à l’activité économique et sociale, de la participation sociale et la contribution économique des seniors, il invite à nuancer le préjugé de la « charge nette » qu'ils représenteraient : loin de l'image passive, les seniors (définis comme les personnes de 65 ans et plus) peuvent constituer de véritables moteurs d'actions collectives, acteurs essentiels de leurs entourage et communautés, et créateurs de valeur. Sur la base de ses constats, le Conseil de l'âge propose des objectifs de politiques publiques visant à renforcer la participation sociale des seniors (particulièrement pour les groupes les moins favorisés) mais également pour que le vieillissement de la population puisse être appréhendé comme un champ de progrès social et économique, de transitions technologique et environnementale ainsi que d'aménagement du territoire.
Cet état des lieux sur la santé mentale des Français depuis la fin de la crise sanitaire de la Covid-19 réalisé par la commission des affaires sociales du Sénat constate que la dégradation est une tendance de fond et s’inquiète de l’explosion des troubles psychiques chez les jeunes. Elle alerte sur la nécessité de réduire les inégalités territoriales dans l’accès aux soins et de mobiliser l’ensemble des acteurs pour garantir une prise en charge graduée et de proximité aux patients. Parmi les 22 recommandations formulées pour répondre aux difficultés de la psychiatrie et améliorer le repérage et la prise en charge des troubles psychiques, trois priorités sont identifiées : lever les freins au déploiement des infirmières en pratique avancée (IPA) mention psychiatrie et santé mentale ; renforcer les centres médico-psychologiques (CMP) pour les maintenir comme structure pivot de la prise en charge psychiatrique ; faciliter les interventions à domicile grâce aux CMP ou à des équipes mobiles spécialisées.
Ce rapport fait suite à celui paru en 2023 "Poussé·e·s vers les ténèbres" et présente de nouveaux éléments prouvant que, près de deux ans plus tard, le fil « Pour toi » de TikTok continue de pousser les enfants et les jeunes qui manifestent un intérêt pour la santé mentale dans un cercle vicieux de contenus dépressifs ou valorisant l’automutilation et le suicide. Rassemblant des témoignages de jeunes et de parents concernés en France, ainsi que de nouvelles preuves issues de recherches techniques, le rapport montre que TikTok ne fait rien pour remédier aux risques systémiques que son modèle fait courir aux enfants et aux jeunes, en violation des normes internationales relatives à la responsabilité des entreprises en matière de droits humains ainsi que de ses obligations contraignantes au titre du Règlement sur les services numériques de l’Union européenne. Le rapport lance un appel urgent à l’entreprise TikTok, mais aussi aux autorités de régulation françaises et européennes afin qu’elles agissent fermement pour l’obliger à respecter les droits de l’enfant et les droits humains et émet des recommandations.