Les auteurs et les autrices de ce numéro hors-série nous proposent trois grands chapitres intitulés : Penser, catégoriser : de la recherche à la promotion de la santé ; décrire les réalités de santé : appréhender les besoins et comprendre les obstacles ; intervenir dans le champ de la santé des minorités sexuelles, sexuées et de genre. Dans le premier chapitre, un état des lieux des savoirs académiques et de l’expérience des personnes concernées est exposé, tout en pointant les zones d’ombre qu’il reste à explorer. Le second chapitre met en avant de façon concrète et argumentée les besoins de santé de la communauté LGBTQ+ et les obstacles rencontrés par ces populations dans l’accès à la prévention et aux soins. Vient ensuite le temps du « comment agir », notamment sur le plan politique et sur le plan du respect de l’identité de genre et de la lutte contre les discriminations de toute nature. Ce chapitre fait la part belle aux expériences de terrain qui viennent alimenter un corpus de données utiles pour mieux cerner les enjeux, notamment en France. [Résumé d'après auteurs]
Données probantes et prometteuses
David Banta en 2023, définit les données probantes comme "des conclusions tirées de recherches et autres connaissances qui peuvent servir de base utile à la prise de décision dans le domaine de la santé publique et des soins de santé », et le Centre de collaboration nationale en santé publique canadien (2011), précise que « la santé publique fondée sur des données probantes est "le processus consistant à extraire et à disséminer les meilleures données disponibles issues de la recherche, de la pratique et de l’expérience, ainsi qu’à utiliser ces données pour éclairer et améliorer la pratique et les politiques en santé publique". »
Les références bibliographiques mentionnées ci-dessous sont extraites de la base de données Bib-Bop ; les documents sont accessibles en ligne ou consultables dans notre centre de documentation à Dijon. Ils proposent des données probantes ou des synthèses de connaissances sur les thématiques de santé déclinées dans le cadre du Rrapps BFC.
Cette synthèse de la littérature scientifique et grise a été réalisée dans le cadre du projet de recherche action « Fake news et santé : agir avec les jeunes en faveur de l’esprit critique » qui visait à co-construire avec des jeunes un dispositif destiné à leur permettre d’évaluer l’information liée à la santé. Elle fournit des repères théoriques pour appréhender la thématique des fake news et pouvoir la travailler avec des publics vulnérables aux contenus de désinformation, notamment les adolescents et jeunes adultes. Elle détaille deux types d’approches pour lutter contre les fake news : les stratégies expérimentales consistant à « prémunir » les publics face au risque d’être exposés à des contenus de désinformation ; et l’approche par l’éducation aux médias, qui mobilise une diversité de stratégies pour augmenter l’esprit critique face à l’information.
Cette revue de littérature évalue les effets attendus de huit mesures politiques sur la pauvreté. Cinq mesures de santé proposées dans la Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté, faisant de la santé un déterminant de la situation économique et sociale des individus et trois politiques inclues dans le Ségur de la santé, plaçant la santé comme le produit de déterminants sociaux, permettent ainsi d'évaluer les résultats de la politique de santé hors du champ de la santé elle-même. Des programmes et dispositifs auprès des publics pauvres français et étrangers sont comparés. En France, les travaux portent, principalement, sur les effets de la généralisation de la complémentaire santé. L'impact de la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) sur le recours aux soins et sur les déterminants de non-recours à l'Aide au paiement d'une complémentaire santé (ACS) ainsi qu'à la CMU-C sont étudiés. Dans les mesures étudiées, la recherche de l'inclusivité se retrouve dans les services d'interprétariat, les groupes mobiles (le "allez vers"), l'adaptation des durées de consultation, la participation des patients à la gestion des structures et la formation des professionnels de santé. Concernant les États-Unis, malgré l'Obamacare, programme visant à faciliter l'accès à une couverture santé aux plus pauvres, 28 % des adultes y restés sous assurés. Les effets des extensions de Medicaid sur différentes dimensions de la pauvreté sont également observés, ainsi que ceux des mesures des Community health centers aux publics défavorisés et aux minorités ethniques, aux États-Unis et au Canada. Enfin, les programmes Housing first ou Medical respire permettent d'étudier les effets attendus de l'offre médico-sociale pour la grande pauvreté.
Cette synthèse restitue les principaux résultats et les perspectives d'une démarche de partage de connaissances (MobCo), mise en place depuis l’automne 2020 par Santé publique France, sur les stratégies de vaccination entre chercheurs, acteurs et décideurs sur les moyens de lutter contre la propagation du SARS-CoV-2 au sein des populations en situation de précarité. Ces résultats permettent de fournir des recommandations en matière de gouvernance du système de santé, d'organisation d'actions de vaccination et de prise en compte de l’existence de facteurs limitants.
L'objectif de ce rapport est d'explorer la littérature afin de recenser les travaux qui évaluent les impacts socio-économiques des actions relevant de la politique nationale sport-santé en France afin d’avancer des pistes de réflexion sur le sujet et de favoriser le déploiement de ce type de recherche. En se fondant sur une vingtaine d’études menées en France, ce rapport montre que la lutte contre la sédentarité et la promotion de l’exercice physique relevant de la politique sport-santé peut générer des économies substantielles. Néanmoins, de nouvelles études doivent être encore développées afin d’estimer plus précisément l’ampleur des économies qui pourraient être générées en fonction des milieux et des populations ciblés.
Ces 70 contributions d'auteurs d'horizons disciplinaires différents permettent d'élargir l'approche de santé environnement à l'aune des sciences humaines et sociales, des sciences de l’environnement, des sciences de l’ingénierie ou encore des sciences de la santé. L'ouvrage est divisé en 5 parties : la première partie présente les aspects théoriques et conceptuels des liens entre santé et environnement. La deuxième partie ouvre le champ de la santé environnement aux sciences de l'environnement, aux sciences sociales, à la santé publique et aborde plus précisément les risques environnementaux et leurs effets sur la santé humaine. La troisième partie se focalise sur les co-bénéfices en santé environnement (mobilité active, alimentation, contact avec la nature). La quatrième partie illustre comment la santé environnement influe sur la pratique clinique. La dernière partie montre comment les enjeux environnementaux impactent le système de santé et les politiques publiques et de promotion de la santé.
Ce guide vise à fournir au médecin prescripteur d’activité physique (AP) à des fins de santé les connaissances nécessaires sur l'AP, la sédentarité et la condition physique. Il aborde les différents impacts de l'AP sur la santé, les effets de la sédentarité sur la santé, les différents types d'AP, l'évaluation de la condition physique ainsi que les différents risques liés à la pratique.
Cette publication offre un argumentaire complet sur les raisons justifiant la promotion de la marche et du vélo et les manières de la mettre en oeuvre, en s’appuyant sur les dernières connaissances issues de la recherche scientifique et de l’aménagement urbain. Elle est organisée en quatre grands chapitres. Le premier chapitre présente les dernières tendances et politiques relatives à la mobilité et aux transports urbains et s’interroge sur l’éventualité que le rôle de la marche et du vélo aille en augmentant. Il accorde une place particulière au Programme paneuropéen sur les transports, la santé et l’environnement et au premier Plan directeur paneuropéen pour la promotion du vélo, récemment adopté. Le deuxième chapitre explore les changements survenus dans la politique des transports et la pratique urbanistique, et plaide en faveur d’une approche moderne et scientifiquement fondée de la promotion de la marche et du vélo. Le troisième chapitre quant à lui, présente des faits scientifiques convaincants et parcourt le vaste ensemble des avantages procurés notamment pour la santé, le climat, l’environnement, la mobilité et le bien-être. Le dernier chapitre réalise un panorama des mesures et des politiques en faveur de la marche et du vélo. Une présentation d'outils d'évaluation d'impact et de promotion de la pratique de la marche et du vélo est proposée en annexe.
L’ampleur de la crise sanitaire liée à la COVID-19 a nécessité l’application de mesures restrictives sans précédent engendrant toute une série de conséquences sociales, psychologiques, économiques, et environnementales, dont une dégradation du bien-être et de la santé mentale de la population générale et, plus particulièrement, de certains groupes spécifiques. Au vu de la distanciation sociale imposée par le confinement, l’utilisation d’outils numériques pour communiquer a explosé, tant dans la sphère privée que professionnelle. Dès lors, l'auteur s'interroge sur le rôle du le numérique en tant qu'outil pour renforcer et promouvoir la santé mentale de la population, mais aussi sur les stratégies à adopter pour développer des actions ayant pour objectif de promouvoir la santé mentale par la voie des médias web. Cette synthèse, destinée aux décideurs politiques et aux professionnels de la santé, contribue à répondre à ces questions à travers une revue de la littérature scientifique et grise. [D'après résumé d'auteur]
Ce guide s'adresse aux Instances régionales d'éducation pour la santé (IREPS) et vise à aider les équipes projet à s'engager plus facilement dans une démarche proactive de prise en compte des inégalités sociales et territoriales de santé dans le choix des lieux d'intervention. La priorisation de ces lieux constitue un levier d'action mobilisable dans la stratégie des projets et l'IREPS Auvergne Rhône-Alpes propose de partager sa pratique.
Ce document d’orientation a été élaboré pour appuyer la mise en œuvre des lignes directrices Helping Adolescents Thrive (HAT). Cette initiative vise à renforcer les programmes et les politiques en faveur des adolescents, afin de promouvoir une santé mentale positive, de prévenir les troubles de santé mentale ainsi que l’automutilation et les autres comportements à risque. La boîte à outils décrit des approches fondées sur des données probantes.
Dans cet avis, le Haut conseil de la santé publique (HCSP) identifie les actions à mettre en œuvre pour améliorer la politique de la promotion de la santé mentale et de la prévention des troubles psychiques dans le contexte de l'épidémie de Covid-19 et examine l’évolution des principaux déterminants de santé mentale de la population pendant cette crise sanitaire. Il émet des recommandations supplémentaires aux mesures proposées par le Ministère en charge de la santé en vue d’améliorer la santé mentale de la population française, sur la base d’une analyse des démarches innovantes issues des initiatives territoriales, des interventions à l’étranger (benchmark) et des données probantes en s'inscrivant dans la volonté de réduction des inégalités sociales et territoriales de santé. Les interventions sont structurées selon les populations auxquelles elles s'adressent : adultes en population générale, professionnels de santé, patients Covid-19 et populations en situation de fragilité, enfants, jeunes et personnes âgées.