En France, on ne recense pas de programme validé en " éducation complète à la sexualité ", telle que la définit l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). Quelques actions, axées sur certaines thématiques, ont toutefois entamé un processus d'évaluation dans l'Hexagone. Dans le cadre de programmes d'éducation à la sexualité, l'évaluation porte autant que faire se peut sur l'évolution d'un comportement, même si des mesures intermédiaires ciblant les connaissances et les attitudes peuvent aussi être réalisées. Or l'appréciation des changements de comportement, qui s'inscrit dans un temps long pour suivre les populations bénéficiaires, reste difficile à mener à bien. Lorsque l'efficacité d'une action est démontrée par des résultats probants, on peut alors envisager un déploiement à grande échelle. C'est un travail de fond nécessaire pour passer d'une éducation à la sexualité centrée sur la prévention des risques à une approche globale.
Données probantes et prometteuses
David Banta en 2023, définit les données probantes comme "des conclusions tirées de recherches et autres connaissances qui peuvent servir de base utile à la prise de décision dans le domaine de la santé publique et des soins de santé », et le Centre de collaboration nationale en santé publique canadien (2011), précise que « la santé publique fondée sur des données probantes est "le processus consistant à extraire et à disséminer les meilleures données disponibles issues de la recherche, de la pratique et de l’expérience, ainsi qu’à utiliser ces données pour éclairer et améliorer la pratique et les politiques en santé publique". »
Les références bibliographiques mentionnées ci-dessous sont extraites de la base de données Bib-Bop ; les documents sont accessibles en ligne ou consultables dans notre centre de documentation à Dijon. Ils proposent des données probantes ou des synthèses de connaissances sur les thématiques de santé déclinées dans le cadre du Rrapps BFC.
Cette mise à jour du guide sur la pratique de la vape est principalement à destination des professionnels de santé, du social et médico-social qui accompagnent des patients/usagers souhaitant réduire ou arrêter leur consommation de tabac. Réalisé par des acteurs normands liés au soin et à la réduction des risques, il a pour objectif d’informer, de faciliter les accompagnements liés à l’usage de la vapoteuse et de développer la mise en place de protocole vape au sein de différentes structures. Il est, par ailleurs, désengagé de tout objectif commercial, et son utilisation ne saurait être revendiquée par des entreprises commerciales, en particulier liées à l’industrie du tabac. Le groupe de travail a fait le choix d’utiliser le mot « vapoteuse » plutôt que « cigarette électronique » afin d’éviter toute consonance négative liée au tabagisme. Ce guide ne porte pas sur les produits de tabac chauffé, que certains industriels du tabac tentent de promouvoir en les assimilant (à tort) à la vape.
Cette synthèse de connaissances porte sur les effets de l’usage des écrans en contexte scolaire sur la cognition des jeunes. Elle propose plus précisément une recension des études publiées de 2017 à 2022 sur les effets de la présence et de l’utilisation - à des fins personnelles et pédagogiques pour lire ou écrire - des appareils numériques individuels en classe. Élaborée à la demande du Ministère de la santé et des services sociaux dans le cadre d'un projet spécial découlant de la Stratégie québécoise sur l’utilisation des écrans et la santé des jeunes 2022-2025, elle s’adresse à tous les professionnels en santé publique et leurs partenaires appelés à intervenir sur la réduction des risques liés à l’utilisation des écrans en milieu scolaire.
La Convention nationale des associations de protection de l'enfant (CNAPE) publie des fiches repères destinées aux professionnels pour les aider dans leur pratique d’accompagnement et d’action éducative auprès des enfants et de leurs parents. Ces fiches présentent les apports théoriques concernant chaque besoin fondamental de l’enfant, son impact sur son développement et les effets d’une non-réponse. Des exemples de questions permettent aux professionnels de se réinterroger tout au long de cet accompagnement afin de s’assurer que les actions mises en œuvre s’inscrivent toujours dans l’intérêt de l’enfant et la réponse à ses besoins, et répondent de manière effective aux objectifs assignés.
Cette étude visait à mesurer l'efficacité du " Programme de soutien aux familles et à la parentalité "PSFP 6-11 ans, en comparaison à une intervention minimale d'informations sur la parentalité, avec mesures répétées.
Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) propose des recommandations pour la mise en place des rendez-vous prévention prévus par le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2023. S’adressant aux tranches d’âge suivantes : 18-25 ans, 45-50 ans, 60-65 ans, 70-75 ans, il est important que ces rendez-vous ciblent en priorité les personnes les plus éloignées du système de santé, en s’appuyant sur les acteurs à leur contact et qu’elles puissent bénéficier de structures d’aval. Une fois testé, un auto-questionnaire sur les habitudes favorables à la santé peut être mis à disposition des personnes qui peuvent être accompagnées par un tiers, comme par exemple un médiateur de santé pour en faciliter la compréhension. Le rendez-vous prévention doit s’organiser autour du médecin traitant dans une approche coordonnée de prise en charge territorialisée en faisant bénéficier les professionnels en charge des rendez-vous d’une formation adéquate. Le contenu du rendez-vous doit être adapté à l’âge de la personne et à ses priorités, et prendre en compte les habitudes de vie comme l’activité physique, l’alimentation, les addictions, la santé mentale, l’environnement personnel. Il est souhaitable de mettre en place une gouvernance territoriale pour la mise en œuvre d’amont et d’aval du dispositif de prévention ainsi qu’un comité de pilotage associant des acteurs nationaux, des acteurs territoriaux, et des usagers afin de structurer le système d’information et l’évaluation du dispositif et des actions de prévention. [résumé éditeur]. Ce document actualise la publication "Consultations de prévention" du 25 mars 2009.
Cette synthèse des connaissances analyse les caractéristiques et l’efficacité d’interventions mises en place à l’extérieur des milieux cliniques au regard de la réduction des expériences négatives dans l’enfance et de leurs conséquences et discute les résultats obtenus au regard de la prévention du suicide. Préalablement à l’analyse des interventions, un cadre conceptuel explicite les mécanismes par lesquels les expériences négatives dans l’enfance influencent le risque de suicide. Les interventions recensées sont regroupées en cinq catégories. L’analyse donne une vue d’ensemble d’interventions mises en place à différents niveaux et susceptibles de réduire la survenue et les conséquences des expériences négatives dans l’enfance, et ainsi de contribuer à prévenir le suicide. Elle met en évidence des exemples d’interventions porteuses à envisager selon différentes cibles et en précise les caractéristiques. L’analyse souligne également l’importance d’articuler, au sein des programmes implantés dans les milieux de vie, des actions universelles et des actions qui ciblent des groupes vulnérables.
Dans cet avis, le HCSP actualise les recommandations de son avis du 28 avril 2021 sur l’aération, la ventilation, l’hygiène et l’usage des locaux, en indiquant celles à réactiver en situation épidémique exceptionnelle. Il concerne uniquement les établissements recevant du public (ERP) ou les locaux à usage professionnel à pollution non spécifique.
Cette synthèse rapide des connaissances porte sur le rôle des interventions ou adaptations d’interventions environnementales favorables à l’adoption de saines habitudes alimentaires chez les personnes âgées de 50 ans et plus vivant en communauté. Elle a été élaborée dans le cadre de la réalisation de la mesure 32 du deuxième plan d’action de la politique Vieillir et vivre ensemble (2018-2023) du Québec. L'analyse de six études a permis de dégager des constats mais les résultats démontrent qu’il existe encore très peu de connaissances sur lesquelles s’appuyer pour développer ou modifier des interventions environnementales afin de favoriser les saines habitudes alimentaires dans la population vieillissante.
Cette leçon inaugurale au Collège de France présente l'état de l'art en matière de relations nutrition-santé ainsi que les recommandations pour la prévention nutritionnelle des maladies chroniques.
Cette synthèse rapide des connaissances s’inscrit dans le cadre de la mesure 32 du second plan d’action de la politique du ministère de la Santé et des Services sociaux québécois, "Vieillir et vivre ensemble", intitulé "Plan d’action 2018-2023 Un Québec pour tous les âges", touchant la santé cognitive des personnes aînées. Elle fait suite à un besoin de connaissances concernant les stratégies permettant de moduler les interventions de promotion de la santé mises en œuvre, afin qu’elles parviennent à rejoindre une plus grande part de la population, et non seulement les mieux nantis. Elle vise deux objectifs : 1) mieux comprendre les différentes barrières auxquelles font face les professionnels responsables de programmes de promotion de la santé voulant rejoindre les personnes aînées en situation de plus grande vulnérabilité ; 2) identifier des stratégies pour contourner ces barrières.
Les messages clés relevés par le Portail sur le Vieillissement optimal de l'université Mc Master à partir de l'analyse de la littérature sont :
- La solitude et l'isolement social peuvent avoir des effets néfastes sur notre santé mentale et physique.
- Des stratégies telles que la zoothérapie, la thérapie cognitivo-comportementale ou la psychothérapie, la thérapie sociale, l'exercice, la musicothérapie, la thérapie par la réminiscence ou les approches à plusieurs composants peuvent réduire la solitude et l'isolement social chez les personnes âgées.
- Les caractéristiques des stratégies efficaces comprennent l'utilisation d'un format en groupe, le fait d'être fondé sur des théories, l'intégration des commentaires des participants et l'adaptation à un groupe spécifique.
- Communiquez avec votre équipe de soins de santé pour discuter des stratégies de lutte contre la solitude et l'isolement social, ainsi que des soutiens disponibles dans votre communauté ou votre établissement de soins de longue durée.