En réponse à la saisine d'août 2018 par le Directeur général de la santé, le Haut conseil de la santé publique (HCSP) a effectué une analyse de la littérature et propose des recommandations, quant au bon usage des écrans chez les enfants et les jeunes. L’analyse de la littérature apporte des éléments contradictoires de l’effet des écrans sur le développement cognitif de l’enfant et sur les troubles de la santé mentale. Les conséquences sur le sommeil sont établies et sont plus importantes si le temps d’utilisation augmente. Ce sont les comportements associés qui sont responsables de l’augmentation du surpoids : prises alimentaires augmentées, temps de sommeil réduit et qualité de sommeil altérée. Les chercheurs font état d’un risque significatif lorsque les enfants et les adolescents ont accès à des contenus sexuels et pornographiques, ou violents. Les écrans peuvent avoir des effets positifs dans des situations précises. Il existe des différences de comportements vis-à-vis des écrans en fonction des catégories sociales. [D'après résumé éditeur]
Données probantes et prometteuses
David Banta en 2023, définit les données probantes comme "des conclusions tirées de recherches et autres connaissances qui peuvent servir de base utile à la prise de décision dans le domaine de la santé publique et des soins de santé », et le Centre de collaboration nationale en santé publique canadien (2011), précise que « la santé publique fondée sur des données probantes est "le processus consistant à extraire et à disséminer les meilleures données disponibles issues de la recherche, de la pratique et de l’expérience, ainsi qu’à utiliser ces données pour éclairer et améliorer la pratique et les politiques en santé publique". »
Les références bibliographiques mentionnées ci-dessous sont extraites de la base de données Bib-Bop ; les documents sont accessibles en ligne ou consultables dans notre centre de documentation à Dijon. Ils proposent des données probantes ou des synthèses de connaissances sur les thématiques de santé déclinées dans le cadre du Rrapps BFC.
Ce rapport d'étude vise à de donner un aperçu des connaissances relatives aux dimensions développementales qui, dans la petite enfance, sont particulièrement prédictrices de l’accomplissement académique et du bien-être futur, de l’effet des modes d’accueil formels sur le développement et des barrières à leur accès, ainsi que des interventions qui peuvent être faites auprès des parents pour accompagner leur développement, avec toujours une attention particulière aux impacts sur les inégalités de destin. Le premier chapitre effectue une carte conceptuelle des différentes dimensions qui apparaissent dans la littérature comme particulièrement importantes pour le développement de l’enfant. Le second chapitre porte sur les effets des modes d’accueil formels sur le développement des enfants. Le troisième chapitre traite des barrières d’accès à ces différents modes d’accueil formels, ainsi que des interventions qui peuvent être faites pour surmonter ces barrières. Enfin, le dernier chapitre se concentre sur le premier mode d’accueil des enfants, à savoir leur famille. Il s’agit d’une revue des interventions parentales pour accompagner le développement de leur enfant dans chacune des dimensions clefs identifiées.
Malgré des avancées majeures dans l’approche conceptuelle et fonctionnelle du handicap, certaines inégalités fondamentales subsistent. Les disparités en matière de soins de santé constituent un point d’attention tout particulier pour la recherche et les politiques de santé publique. Dans le contexte de la déficience intellectuelle (DI), ces inégalités persistent et contrastent d’autant plus avec des besoins spécifiques parfois majorés en termes de santé somatique et mentale. En ce sens, le développement et l’amélioration continue des dispositifs de promotion de la santé représentent un axe incontournable. Afin de rencontrer leurs objectifs, il est toutefois indispensable que ces dispositifs puissent proposer des interventions inscrites dans une perspective biopsychosociale, et qui tiennent compte de l’interaction individu–environnement, ainsi que des facteurs d’autodétermination. L’objectif de notre étude est de questionner les recherches en promotion de la santé à destination des adultes avec DI en analysant la façon dont ces variables y sont considérées. Nos résultats indiquent des manques tangibles à chacun des niveaux analysés. Notamment, l’absence d’appropriation du concept de santé globale, une focalisation sur la compétence individuelle au détriment des actions sur l’environnement, et un manque de considération pour les variables volitionnelles sont pointés. Les résultats sont discutés en termes de perspectives pour la recherche et d’intervention. [Résumé autrices]
L'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques présente un rapport sur la politique vaccinale et formule des recommandations pour améliorer la stratégie de santé publique et diminuer la réticence des citoyens vis-à-vis des vaccins.
Ce rapport a pour objectif de présenter le bilan de la première année de mise en œuvre de l’extension des obligations vaccinales de 3 à 11 vaccinations pour les nourrissons nés à compter du 1er janvier 2018. Il comprend les données de couverture vaccinale, les données d’adhésion à la vaccination, les données de sécurité des vaccins et des informations issues du terrain sur la mise en œuvre du contrôle des obligations à l’entrée en collectivité d’enfants par les responsables de ces accueils.
Ce guide s’adresse principalement aux intervenants et aux gestionnaires qui souhaitent améliorer les soins et les services destinés aux personnes vivant avec la schizophrénie. Il contient les résultats de l’étude menée par Marie-Claude Jacques, professeure-chercheure à l’école des sciences infirmières de l’université de Sherbrooke (Québec) et à l’Institut universitaire de première ligne en santé et services sociaux (IUPLSSS) s’intéressant au processus d’adaptation des personnes atteintes de schizophrénie afin de mieux comprendre les conséquences et savoir comment elles y font face. Il propose des pratiques à privilégier, élaborées par une équipe de consultants composée de cinq personnes aux prises avec la schizophrénie et trois intervenants en santé mentale ainsi que des pistes d’actions inspirées de sources scientifiques afin de préciser l'application des pratiques favorisées par le groupe de consultants Il présente enfin des outils et des références pour appuyer les interventions sur des bases solides.
Ce dossier de connaissance est issu de la collection D-CoDé santé, créée par la Fédération nationale d'éducation et de promotion de la santé (FNES). Elle vise à mettre à la disposition des élus et des décideurs, dans un format accessible, les données disponibles sur des thématiques de santé publique prioritaires. A partir de données issues de la science et de l'expérience, ce dossier aborde la thématique de l'impact des perturbateurs endocriniens sur les femmes enceintes et propose des recommandations pour l'action.
Ce guide d’évaluation a été rédigé pour les responsables de projet souhaitant évaluer les effets des projets de promotion de la santé dans les domaines de l’alimentation, de l’activité physique et de la santé psychique à destination des groupes cibles des enfants, des adolescents et des personnes âgées. Il explique dans l’ordre chronologique les différentes étapes d’élaboration d’une évaluation. Il décrit comment créer un modèle d’impact assorti d’objectifs et d’indicateurs comme base d’une évaluation, présente comment planifier une évaluation, formuler des questions d’évaluation et définir des méthodes d’évaluation. Pour finir il précise comment communiquer et valoriser au mieux les résultats de l’évaluation.
Cet article résume la revue de littérature médicale visant à évaluer les effets (avantages et inconvénients) des interventions utilisant l'exercice physique sur la prévention des chutes des personnes âgées en milieu communautaire.
Cette synthèse des connaissances est destinée à donner des clés aux décideurs pour mettre en oeuvre une politique de prévention des risques auditifs chez les jeunes, à partir de données issues de la science et de l'expérience et en fournissant des recommandations pour l'action. Un focus sur l'action Ecoute tes oreilles !, financée par l'Agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur dans la cadre de son Programme régional santé environnement illustre le propos.
Ce document cible la santé des proches aidant·e·s en tant que champ d'activité complémentaire. Il indique comment renforcer les ressources mais aussi la santé psychique des proches aidant·e·s, afin de prévenir des maladies psychiques et physiques. Il se focalise sur les personnes âgées, qu'il s'agisse de proches aidant·e·s âgé·e·s, ou de proches qui prennent en charge des personnes âgées. La première partie offre un aperçu des connaissances actuelles en la matière. Elle propose une définition de la notion de proches aidant·e·s, suivie d'information sur le groupe cible et sur la contribution sociale et économique des proches aidant·e·s. Elle propose en outre une approche scientifique des facteurs qui influencent la prise en charge d'un proche âgé dépendant. Elle décrit les répercussions d'une telle situation sur la santé et les ressources des personnes concernées. La deuxième partie propose quant à elle des recommandations d'action concrètes permettant aux acteurs de la promotion de la santé de savoir comment promouvoir la santé psychique des proches aidant·e·s dans différents settings - à domicile, dans le voisinage, dans les communes ou dans les cantons. Cette partie est axée sur le renforcement des ressources - comme l'auto-efficacité et le soutien social - et sur les recommandations d'action pour la prévention contextuelle.