Ce document souligne l'importance cruciale de la littératie en santé comme déterminant de la santé et fondement permettant aux individus de faire des choix éclairés face à la profusion d'informations et de désinformation. Il insiste sur le fait qu'améliorer la littératie en santé va au-delà de la simple communication ou éducation et nécessite de renforcer les compétences, les systèmes et les environnements qui permettent aux personnes d'accéder à l'information en santé, de la comprendre et de l'utiliser efficacement. Une faible littératie en santé contribue à des résultats de santé moins favorables et à une augmentation des coûts, tandis qu'investir dans la littératie en santé peut générer des retombées socio-économiques plus importantes. Le document appelle à une action soutenue pour intégrer la littératie en santé aux stratégies nationales et aux systèmes de santé publique.
Veille documentaire
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Les gouvernements sont confrontés à des défis sanitaires complexes, façonnés par l'évolution des interactions entre les populations, les institutions et les environnements urbains ; ces défis sont exacerbés par l'expansion des villes et la croissance de leur population. Ce guide de l'OMS propose un cadre structuré pour relever ces défis de manière stratégique, en évitant les limites et les conséquences indésirables d'initiatives fragmentées et à court terme.
Ce rapport exhaustif examine en détail ce qu'implique la santé urbaine, son importance et les moyens de progresser grâce à une action intégrée et à long terme. Il met en lumière la nécessité de prioriser la santé urbaine selon des perspectives épidémiologiques, économiques, d'équité et de durabilité, et montre comment les décisions prises dans divers secteurs – de l'adaptation au changement climatique à la transformation numérique – influent sur le bien-être des citadins. Ce guide repose sur l'idée que la santé urbaine est une responsabilité partagée et un objectif sociétal stratégique qui requiert une coordination entre les différents niveaux de gouvernement et avec les communautés, la société civile et le secteur privé.
Ce guide propose des approches pratiques pour appréhender la complexité, tirer parti des leviers politiques et stratégiques et renforcer les moyens de mise en œuvre grâce à la gouvernance, au financement, au renforcement des capacités, aux systèmes de données, à l’aide à la décision fondée sur des données probantes, à l’innovation, aux partenariats et à la participation. Il formule également des recommandations pour l’élaboration de stratégies globales de santé urbaine adaptables aux contextes locaux.
S’appuyant sur les contributions d’experts et des exemples concrets de villes du monde entier, ce guide place la santé urbaine au cœur du développement durable, de l’équité et de la résilience. Il propose aux décideurs une feuille de route pour remplacer les actions cloisonnées par des stratégies cohérentes permettant à tous les citadins de s’épanouir aujourd’hui et demain.
Date limite de dépôt de dossier : 18 février 2026.
L’impact de l’environnement sur la santé humaine est de plus en plus reconnu, même si de nombreuses questions scientifiques restent ouvertes sur cette problématique.
À cet effet, la Fondation de France souhaite soutenir la recherche sur les conséquences des facteurs environnementaux sur la santé humaine, en population générale, en contexte de vie et de travail, dans une perspective de santé publique. Cet appel à projets concerne les équipes de recherche académiques uniquement et non les structures associatives.
Aedes albopictus , moustique invasif et vecteur d'arbovirus tels que la dengue, le chikungunya et le Zika, a rapidement proliféré en France métropolitaine. Si ses comportements de reproduction et de recherche d'hôtes sont bien documentés, ses habitudes de repos des adultes en milieu urbain tempéré restent peu connues. Nous avons mené une étude de terrain à Murviel-lès-Montpellier, dans le sud de la France, en utilisant des pièges à ponte et l'aspiration de sites de repos sentinelles afin d'évaluer la dynamique des moustiques adultes. Entre juillet et octobre 2023, 1 293 sessions de capture ont permis de recueillir 2 237 adultes et 172 014 œufs. Nous avons analysé l'état physiologique des moustiques, la structure de la végétation (indice de surface végétale) et les conditions microclimatiques. Le type de site de repos, la densité de la végétation, la température et l'humidité ont influencé significativement l'abondance et le sex-ratio des moustiques. Les chambres de câbles souterraines abritaient principalement des adultes immatures, tandis que les moustiques matures étaient plus abondants dans la végétation dense, notamment les fourrés de canne de Provence. Nos résultats mettent en évidence comment les facteurs intrinsèques (sexe, état physiologique) et extrinsèques (microhabitat, conditions météorologiques) façonnent le choix du site de repos, permettant ainsi une surveillance et un contrôle ciblés des vecteurs en milieu urbain.
Les premières conclusions du projet Passerelle Plus, mené depuis 2024 à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, auprès de 342 ménages participants (soit 1 274 personnes) sont éloquentes. Elles démontrent qu'une aide financière libre d’utilisation et accompagnée (avec un suivi social et un atelier sur l’alimentation) réduit significativement l'insécurité alimentaire et améliore le bien-être des personnes en situation de précarité. Action contre la Faim, INRAE et la Fondation de l’Armée du Salut, qui ont déployé cette recherche-action ambitieuse, en présentent la synthèse lundi 15 décembre à Montreuil.
Premiers résultats chiffrés de la 10è édition du Mois sans tabac en BFC
En France, les enjeux de la restauration scolaire dépassent désormais la seule fourniture d’un repas. Au défi éducatif de favoriser l’établissement d’habitudes alimentaires saines du futur adulte, s’ajoutent des enjeux de santé publique, de sécurité alimentaire et écologiques. L’introduction du « bio » et de produits de qualité et durables à la cantine est aujourd’hui privilégiée. Les nutritionnistes, les sociologues, les agronomes, ou encore les économistes d’INRAE accompagnent l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des politiques publiques de ce secteur très réglementé.
La présente instruction a pour objet d’accompagner les ARS, les acteurs des parcours en santé mentale et psychiatrie des territoires et les chefs de projet opérationnels des PTSM dans la construction des projets territoriaux de santé mentale de deuxième génération. Elle revient sur différents besoins et priorités identifiés par les acteurs de terrain et exprimés notamment lors du « Tour de France des projets territoriaux de santé mentale ».
À la demande de la commission des finances de l’Assemblée nationale, la Cour publie son premier rapport exclusivement consacré à la prestation de compensation du handicap (PCH), après deux décennies de mise en œuvre. La PCH, l’une des trois allocations individuelles de solidarité versées par les départements, a été instaurée par la loi « Handicap » de 2005 qui a reconnu un droit individuel à la compensation, fondé sur une évaluation personnalisée des besoins. Elle rassemble cinq types d’aides – dont les aides humaines qui représentent environ 90 % de son coût – et a connu une forte dynamique de dépenses, accélérée depuis 2021 sous l’effet de nombreuses réformes favorables aux bénéficiaires. Malgré plus de 400 000 bénéficiaires en 2023, la PCH reste marquée par un non-recours probablement élevé quoique mal évalué, et par de fortes disparités territoriales dans les délais, les taux d’accord et les montants attribués. La dépense de PCH pèse de manière croissante sur les départements et n’est plus couverte qu’à hauteur d’un tiers environ (contre 60 % en 2010) par le concours financier que leur verse à ce titre la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), le mécanisme de ce concours étant par ailleurs devenu illisible au fil du temps. Cette prestation souffre également d’un manque de cohérence avec d’autres dispositifs de compensation, notamment à destination des enfants ou des personnes âgées. À cela s’ajoutent une réforme du soutien à la parentalité mal calibrée et des politiques de contrôle d’effectivité encore embryonnaires et disparates, malgré une esquisse récente de pilotage par la CNSA. Le rapport souligne la nécessité de clarifications, d’harmonisations et de rationalisations, détaillées dans plusieurs recommandations visant à améliorer l’équité d’accès, la maîtrise financière et le pilotage national.
Cette commission d’enquête avait pour objectif d’ établir les défaillances des politiques publiques dans la prise en charge de la santé mentale et du handicap et en déterminer les causes ; de mesurer les conséquences pour la santé des personnes concernées ainsi que les conséquences pour les finances publiques et pour l’économie de l’insuffisance de la prévention et des défaillances de prise en charge. En 10 semaines, la commission a organisé 47 auditions et tables rondes, lors desquelles 112 personnes ont été entendues sous serment. Les membres de la commission d’enquête ont en outre effectué une vingtaine de visites de terrain, dans des IME, des CMP et des centres hospitaliers. La présidente et le rapporteur se sont également rendus en Belgique pour y étudier le système d’inclusion scolaire. Dans ce rapport, la commission dresse un état des lieux et souligne que les politiques de la santé mentale et du handicap sont caractérisées par de nombreuses défaillances, qui résultent d’un décalage entre l’offre de prise en charge et les besoins existants, ces défaillances se matérialisant tout au long de la vie. Malgré un niveau de dépenses très élevé et en augmentation régulière, les politiques de santé mentale et du handicap demeurent marquées par des retards de prise en charge, des ruptures de parcours et des pertes de chance pour les personnes concernées. Dans ce contexte, la prévention ne peut être considérée comme un volet accessoire des politiques publiques ; elle représente au contraire un investissement indispensable qui permettra d’éviter des prises en charge plus lourdes et d’améliorer les trajectoires de vie. Aussi, la commission appelle à la mise en place d'une véritable politique de prévention qui doit s’appuyer sur une logique de coûts évités, c’est-à-dire sur une approche permettant d’identifier les interventions dont l’impact est démontré, de distinguer les dépenses qui stabilisent les parcours de celles qui répondent seulement à l’urgence, et de hiérarchiser les choix publics dans le temps long.
Pensés pour être universels, les pictogrammes racontent une histoire moins neutre qu’il n’y paraît. Au fil des normes et des usages, la figure de l’homme s’est silencieusement imposée. Comment cette évidence graphique s’est-elle construite ? Du côté des émojis, une sous-catégorie du système iconique, la situation est moins androcentrique – et ce n’est pas seulement parce qu’ils sont apparus plus récemment. Comment s’en inspirer pour rendre les pictogrammes plus représentatifs de l’ensemble de la société ?
La consommation modérée d’alcool expliquerait le « French paradox ». Débattue, parfois âprement, depuis de nombreuses années, l’existence de cet effet protecteur est désormais battue en brèche.