Comment définir le bien-être en ville ? Quelles définitions en donnent les citoyens ? Quelles démarches et outils sont mobilisés dans d’autres métropoles pour appréhender cette dimension dans les opérations d’aménagement ? Pourquoi inclure le bien-être dans l’évaluation des projets et avec quels bénéfices attendus ? Quand le mesurer et l’évaluer ? En amont des opérations, pendant leur fabrication ou une fois livrées ? Afin d’explorer les enjeux de la valorisation du bien-être dans l’aménagement urbain, l’Apur réunit un panel d’experts et chercheurs internationaux, des habitants de la métropole et un ensemble de professionnels et concepteurs pour essayer de définir les enjeux et objectifs d’une meilleure prise en compte du bien-être demain dans les projets urbains du Grand Paris.
Veille documentaire
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Ce document de Santé publique France constitue une note d’aide à la décision visant à évaluer s’il est opportun et réalisable de surveiller l’état de santé des Français face aux substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS). L’auteur souligne que ces polluants persistants, omniprésents dans l'environnement, sont associés à des risques sanitaires majeurs tels que des cancers, des troubles métaboliques et des atteintes au développement, représentant un fardeau économique et humain considérable. Compte tenu de la difficulté d'isoler les effets d'une seule molécule, l'organisme préconise d'intégrer les PFAS dans le programme de surveillance national des perturbateurs endocriniens. Cette stratégie s'appuiera sur des outils existants, comme le système national des données de santé (SNDS) et les registres de cancers, afin de mieux quantifier l'impact de ces composés sur la population et d'orienter les futures politiques de prévention.
Souvent associées, la dengue et le chikungunya sont deux maladies vectorielles transmises par les moustiques Aedes aegypti et Aedes albopictus. Si les deux provoquent fièvre, maux de tête et fatigue intense, le chikungunya entraîne en outre des douleurs articulaires chroniques pouvant être très invalidantes, avec des répercussions économiques et sociales multiples. Le chikungunya est une maladie émergente qui se répand rapidement et s'endémise dans les régions tropicales où les moustiques sont présents toute l'année. L'île de La Réunion en a fait l'expérience : une épidémie a touché plus de 70 % de sa population en 2024-2025. En France métropolitaine, le nombre de foyers a explosé durant l'été 2025, portés par des cas réunionnais mais aussi par de nombreuses contaminations autochtones. Et cela n'est qu'un début : avec le dérèglement climatique, les hivers se raccourcissent et le risque d'endémisation de maladies tropicales augmente. Dans un contexte de réductions budgétaires dans la santé publique, il est pourtant plus urgent que jamais de renforcer la surveillance épidémiologique en France et en Europe, notamment grâce à des données statistiques. Pour mieux comprendre et mettre en lumière les coûts sociaux invisibles, une équipe scientifique a réalisé une étude de modélisation mathématique sur l'impact économique des épidémies de chikungunya dans les pays du sud de l'Europe. Parmi les signataires, David Roiz, chercheur en écologie et épidémiologie des maladies émergentes transmises par les moustiques au sein de l'UMR MIVEGEC, répond à nos questions.
Ce document présente une étude menée par l'association Andès sur les pratiques alimentaires au sein des quartiers prioritaires de la ville (QPV). Les résultats révèlent que, malgré une volonté d'adopter un régime sain, une majorité d'habitants subit une précarité alimentaire sévère imposée par des budgets très limités et des problèmes de mobilité. Face à ces obstacles, l'organisation déploie des solutions concrètes comme les épiceries solidaires et le programme « Mon Panier Primeur et Solidaire ». Ces dispositifs permettent non seulement d'accéder à des produits frais à bas prix, mais ils favorisent également la création de liens sociaux et l'autonomie des bénéficiaires. L'étude souligne enfin l'importance de renforcer ces initiatives de proximité pour garantir une alimentation de qualité pour tous.
En territoire rural, l’accès aux soins spécialisés en santé mentale pour les adolescents est entravé par l’éloignement géographique et des délais d’attente pouvant atteindre six à douze mois.
Face à cette situation, l’équipe pluriprofessionnelle de la Maison de Santé de Pagney a créé « DisRéseauAdo », un dispositif coordonné associant ateliers de sociodrame en groupe, suivis individuels, entretiens familiaux, coordination étroite avec les partenaires institutionnels.
L’efficacité du dispositif repose moins sur la technique seule que sur un système intégré combinant expertise clinique, ritualisation du cadre, supervision psychiatrique, travail familial et coordination territoriale.
Le 13e Rendez-vous de l’IReSP est consacré à un enjeu majeur de santé publique : comprendre, prévenir et accompagner les comportements alimentaires tout au long de la vie. De l’enfance au grand âge, nos habitudes alimentaires se construisent, évoluent et influencent durablement notre santé. À travers les éclairages de chercheurs et d’acteurs de terrain, cet événement propose une analyse approfondie des déterminants des comportements alimentaires, ainsi que des leviers d’action pour mieux les accompagner.
👉 Quels facteurs influencent nos pratiques alimentaires ?
👉 Comment prévenir les troubles ou comportements à risque ?
👉 Quelles stratégies pour accompagner efficacement les publics à chaque étape de la vie ?
Au programme de ce replay :
✔️ Interventions d’experts en santé publique et sciences humaines et sociales
✔️ Résultats de recherches récentes
✔️ Échanges autour des politiques de prévention et d’accompagnement
Organisé par l’IReSP, cet événement s’inscrit dans une démarche de diffusion des connaissances scientifiques et de dialogue entre recherche, acteurs de terrain et décideurs publics.
Nos difficultés à passer à l’action en matière de transition écologique ne seraient pas tant liées à des biais cognitifs qu’à des freins émotionnels. Des émotions, telles que la peur ou la culpabilité, sont stériles, mais elles peuvent laisser la place à l’espoir de faire changer les choses. Tout du moins, à certaines conditions.
Symptômes anxiodépressifs, idées suicidaires… les données scientifiques s’accumulent pour confirmer que les causes de la souffrance psychique qui affecte de nombreux jeunes sont à rechercher davantage du côté de déterminants sociaux et de mutations qui bouleversent notre époque – à commencer par les réseaux sociaux auxquels les adolescent·es sont particulièrement vulnérables – que des facteurs individuels.
Dix ans après la loi « visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées », les conditions de vie des personnes vendant des services sexuels ont-elles changé ? Comment celles-ci perçoivent-elles les lois qui encadrent la prostitution ? Comment voudraient-elles que ces lois évoluent ?
L’Insee a récemment publié les chiffres du chômage et estime que les « chômeurs » représentent 7,9 % de la population active. Vous avez certainement déjà lu ou entendu ce genre d’annonce. Mais savez-vous vraiment ce que cela signifie ? En effet, derrière les chiffres et les formules choc, le chômage est un phénomène complexe. Pour mieux le comprendre, déconstruisons quatre croyances répandues.
Dans une tribune au « Monde », trois professionnels de la santé publique alertent sur la dimension liberticide du registre national des cancers, créé pour mieux cerner les causes de la maladie mais qui, selon eux, prévoit une collecte de données personnelles inquiétante et inutilement exhaustive.
Loulie a 24 ans. Depuis son plus jeune âge, son poids est au centre de l’attention. Son père, ses professeurs, ses médecins,... tous surveillent son assiette et la poussent à maigrir. Elle mulitplie les régimes, fait du sport mais rien n’y fait. Et face aux remarques, ses troubles alimentaires s’amplifient, et avec eux son mal-être. Une spirale infernale dont elle va avoir du mal à sortir. Mais alors, d’où vient ce regard si négatif qu’on porte sur la grosseur et qui pèse sur Loulie depuis qu’elle est petite ? Comment cette pression sur son corps va aggraver ses troubles alimentaires ? Et comment réussir à soigner, tout en acceptant la différence ?