Le changement climatique peut nourrir, indirectement, les violences. En cause, des tensions sur l’agriculture et l’exploitation des ressources minières.
Veille documentaire
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Début 2026, le ministère de l’éducation nationale a lancé l’alerte sur les violences sexistes et sexuelles en milieu scolaire. Près de 15 % des filles et 12 % des garçons auraient été exposés à au moins une forme de violence sexuelle, selon la dernière enquête de victimation du ministère. Mais ces données officielles reflètent-elles toute l’ampleur du phénomène ? Une autre enquête, menée en Île-de-France pour le Centre Hubertine-Auclert pour l’égalité femmes-hommes, estime qu’environ un élève sur deux serait concerné.
Cet article vise à identifier les caractéristiques d’une démarche de recherche-développement ayant mené à la création d’un outil de sensibilisation à la violence éducative ordinaire en milieu scolaire. Il analyse également en quoi cette démarche a contribué à rendre l’outil adapté, utilisable et susceptible d’amorcer un changement. Ancrée dans une dynamique participative, cette recherche a mobilisé des comités diversifiés composés de membres du personnel scolaire et d’expert·e·s en éducation. L’analyse repose sur un rapport détaillé retraçant les étapes, les décisions et les ajustements réalisés tout au long du processus, ainsi que sur huit entrevues menées auprès de membres des comités. Les résultats mettent en évidence plusieurs facteurs favorables, notamment la qualité du climat collaboratif, des pistes pour soutenir la conjugaison de savoirs complémentaires ainsi que des modalités de participation structurantes. L’analyse révèle aussi certaines tensions méthodologiques liées à la collaboration, notamment en lien avec à la répartition des responsabilités et l’obtention de rétroactions critiques durant le développement. En exposant les forces et les limites de cette démarche, l’article contribue à la réflexion sur les conditions à réunir dans une recherche-développement participative pour soutenir une collaboration féconde et favoriser un changement de pratique durable.
Le rapport montre l’interdépendance forte entre niveau de scolarité, trajectoires de santé et inégalités sociales au Québec : faible scolarité rime avec chômage plus fréquent, emplois précaires, revenus plus bas, plus de maladies chroniques et une espérance de vie réduite. Il documente un gradient très net : chaque niveau de diplôme supplémentaire améliore l’accès à l’emploi, au revenu et à de meilleures conditions matérielles de vie. Les analyses s’appuient sur les principaux cadres internationaux des déterminants sociaux de la santé (OMS, modèle québécois, CSDH) en les appliquant au système éducatif. Du préscolaire au secondaire, les enfants issus de milieux défavorisés, les élèves EHDAA et, dans une moindre mesure, les garçons cumulent retards, vulnérabilités de santé, sorties sans diplôme et moindre accès aux études postsecondaires. Le document montre que l’organisation du système scolaire québécois (segmentation privé/public enrichi/public régulier) contribue à concentrer les élèves les plus défavorisés dans certaines filières, au détriment d’une réelle égalité des chances. Il pose explicitement la question : maintenir un modèle qui trie les élèves ou repenser en profondeur la structure scolaire pour favoriser une mixité sociale plus forte.
L’enquête s’inscrit dans le projet « Baromètre des transitions », qui vise à documenter la capacité de transition de la métropole grenobloise en interrogeant régulièrement les habitant·es sur leurs représentations, leurs pratiques et leurs marges de manœuvre face aux contraintes socio-économiques et environnementales. L’étude porte sur 495 personnes résidant dans les 49 communes de Grenoble Alpes Métropole, avec collecte entre mars et juin 2024 et redressement statistique selon l’âge, le genre, la densité de population, le diplôme et le statut d’activité. Elle explore les perceptions des inégalités socioécologiques, l’exposition perçue à la chaleur, au froid, aux nuisances (bruit, odeurs, pollution, animaux jugés nuisibles) et les capacités d’adaptation, en les reliant aux vulnérabilités économiques et sociales. Les résultats confirment l’existence d’un gradient social : les personnes en pauvreté monétaire, locataires, en mauvaise santé ou avec trajectoires résidentielles contraintes cumulent plus souvent expositions et faibles capacités de repli. L’enquête met aussi en évidence une dimension de « souffrance sociale » associée au climat : les personnes se considérant pauvres et affectées par les changements environnementaux expriment davantage nervosité, découragement et « cafard », pouvant s’apparenter à une éco-anxiété sociale.
L’instruction nationale part du constat d’une montée en exigence réglementaire (loi du 2 mars 2022, conditionnement des aides ANS, module BAFA violences sexistes et sexuelles) et de fortes disparités dans les contenus de formation selon les diplômes et les organismes. Le public visé est l’ensemble des encadrants, professionnels ou bénévoles, du champ du sport, de la jeunesse et des accueils collectifs de mineurs, ainsi que les organismes de formation qui les préparent. La synthèse de l’enquête montre que 80% des organismes déclarent traiter les violences dans tous leurs diplômes, mais que les discriminations, notamment LGBTphobies, et certains diplômes (DESJEPS, CQP) restent nettement moins couverts, avec de fortes hétérogénéités de durée et d’approche.
La note de cadrage répond à une saisine de 2021 du ministre de la Santé demandant des recommandations de bonne pratique sur les parcours de transition des personnes transgenres, avec un volet spécifique mineurs après un premier travail dédié aux adultes publié en 2025. Elle s’appuie sur la dépsychiatrisation de la transidentité par l’OMS (CIM-11) et l’inscription de la lutte contre les discriminations trans et intersexes dans la Stratégie nationale de santé sexuelle 2020‑2030. Le document synthétise les définitions clés (transidentité, incongruence de genre, dysphorie de genre, transition sociale/médicale/administrative, détransition) et dresse un état des connaissances, marqué par un manque de données robustes sur la prévalence des mineurs trans en France. Il met en avant une augmentation des recours aux soins spécialisés, la surreprésentation de vulnérabilités (TSA, troubles psy, risques de suicidalité, VIH, troubles alimentaires) et des inégalités d’accès aux soins (errance, automédication, discriminations). Les parcours de transition médicale (bloqueurs de puberté, hormonothérapie d’affirmation, chirurgie) sont présentés comme peu documentés à long terme chez les mineurs, avec des enjeux de consentement éclairé, d’effets irréversibles (fertilité, os) et d’hétérogénéité des prises en charge financières.
Cet arrêté ministériel actualise le cahier des charges du programme national de dépistage organisé du cancer colorectal (PNDOCCR) pour les personnes de 50 à 74 ans à risque moyen. Il encadre l'ensemble du parcours : invitation personnelle par l'Assurance Maladie tous les deux ans, remise des kits de test immunologique par les professionnels de santé (médecins, pharmaciens d'officine, infirmiers diplômés d'État) ou commande en ligne, analyse par des laboratoires accrédités, et suivi des personnes ayant un résultat positif par les Centres Régionaux de Coordination des Dépistages des Cancers (CRCDC). Le document précise les critères d'éligibilité, exclut les personnes à risque aggravé (antécédents personnels ou familiaux) qui relèvent d'une surveillance par coloscopie, et définit les modalités de relances pour améliorer la participation, actuellement de 30,7% en 2024-2025, bien en-deçà du seuil européen de 45%.
Transportées dans l’atmosphère parfois sur de longues distances, les poussières atmosphériques (particules en suspension dans l’air) constituent une source de pollution encore trop peu prise en compte, au regard des polluants classiques. Une analyse menée sur quinze ans de données satellitaires montre l’ampleur du risque pour les populations des mégapoles urbaines.
Si les pouvoirs publics ne prennent pas les mesures qui s’imposent et en l’absence de réponse coordonnée au niveau mondial, les aliments ultratransformés vont occuper une place croissante dans notre alimentation et nuire à notre santé, mais aussi à l’économie. Cette mise en garde s’appuie sur trois articles scientifiques publiés dans The Lancet, une revue médicale de premier plan.
Vivre avec un trouble du neurodéveloppement peut s'avérer plus compliqué pour sa santé mentale. Les personnes concernées développent de nombreuses stratégies pour la préserver. Des structures proposent du soutien adapté aux problématiques des TND. Les TND peuvent aussi permettre de développer des facilités qu'il faut apprendre à connaitre pour qu'elles soient bénéfiques pour soi.