Date limite de dépôt de dossier : 7 avril 2025. Ce label « Ville Active et Sportive » récompense les initiatives et politiques des communes en faveur du développement de l’activité physique et sportive pour toutes et tous. Il apporte une reconnaissance à leur engagement volontariste, ainsi qu’à l’énergie déployée par les élus en charge du sport, leurs équipes et les acteurs du sport sur le terrain.
Veille documentaire
Un appel à projet auquel candidater ? Une publication incontournable ? Une actualité indispensable? Une vidéo particulièrement percutante ? Retrouvez ici les informations repérées chaque jour par notre équipe concernant toutes les thématiques du Rrapps.
Et pour ne rien manquer, n'hésitez pas à vous inscrire à la newsletter quotidienne La Veille du jour en vous inscrivant depuis cette page.
Les enfants de 0 à 5 ans qui utilisent de façon importante les écrans ont un risque accru de présenter des difficultés sur le plan du développement et de la santé. Pendant la petite enfance, les parents jouent un rôle majeur concernant l’usage des écrans de leur enfant. Leurs perceptions à l’égard de cet usage font partie des multiples facteurs qui influencent la durée d’utilisation des écrans du tout‑petit. Cette synthèse de connaissances documente ces perceptions dans la littérature internationale. Les constats qui en ressortent ne peuvent être généralisés à la population du Québec, mais donnent une idée de certaines réalités parentales.
Ce livret a pour objectif d'aider les adolescents (et les adultes) à réguler leur stress et leurs émotions à travers un grand nombre d'activités concrètes, de conseils et exercices de compréhension de leur fonctionnement (émotions, sensations, sentiments, besoins, anxiété, ruminations, confiance en soi, estime de soi, valeurs...). Un outil très illustré et ludique qui peut servir dans un contexte familial ou professionnel, en atelier CPS et philo entre autres.
Le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE) publie aujourd’hui la première édition de son Atlas de la pauvreté et des inégalités sociales, fruit du travail de son comité scientifique. Ce nouvel outil cartographique et analytique vise à éclairer les politiques publiques en offrant une lecture fine et territorialisée des contextes de pauvreté en France.
Le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH) a fait de l’accessibilité et de la représentation des personnes handicapées dans l’espace public un de ses axes majeur de travail. C’est dans ce cadre que le CNCPH publie sont Guide pour mieux parler du handicap dans l'espace public.
Les ONG Générations Futures et Data For Good ont mis en ligne ce 16 octobre Dans mon eau, un site proposant une carte interactive des principaux polluants chimiques présents dans l'eau du robinet en France, espérant permettre ainsi un accès plus facile du public à ces informations.
La maltraitance altère le fonctionnement émotionnel, cognitif et social des enfants qui en sont victimes. Ses conséquences continuent à se faire sentir à l’âge adulte. Certaines mesures permettent cependant de stimuler la résilience des victimes.
Introduction : L’énoncé savoir expérientiel en santé désigne une catégorie de ressources forgées par les patients au contact de la maladie, à l’épreuve de l’expérience de la vulnérabilité. Deux enjeux guident cette étude : analyser de manière longitudinale la diffusion du terme, d’abord en sciences humaines et sociales puis dans le domaine de la santé ; et cartographier les terrains de recherche et les domaines d’application identifiés dans la littérature scientifique. Cette démarche permet d’analyser les ancrages disciplinaires et théoriques à partir desquels s’organisent les régimes de validité du savoir expérientiel en santé, dans les pratiques et les recherches.
Méthode : La démarche est conduite à partir d’une revue de littérature portant sur l’énoncé savoir expérientiel en santé. Sa réalisation conjugue deux plans : une approche longitudinale, visant l’examen des conditions d’émergence de cet énoncé ; une approche dite latérale, dont l’enjeu est d’examiner la diffusion de cette notion à partir des données produites via les bases Isidore (sciences humaines et sociales) et PubMed (santé).
Résultats : Trois niveaux de résultats sont formalisés. Un premier niveau porte sur l’établissement d’une chronologie permettant d’appréhender, de manière temporelle, la diffusion du concept ; un deuxième concerne l’identification des domaines d’application en médecine et en santé, via la cartographie des contextes et des champs de recherche ; un troisième met au jour le réseau des notions qui participent à la constitution de ce paradigme.
Discussion : L’énoncé savoir expérientiel en santé est traversé par deux dynamiques contradictoires. D’une part, il est marqué par une diffusion qui s’intensifie et se diversifie dans de nombreux contextes (santé mentale, maladie chronique, éducation thérapeutique, etc.). D’autre part, paradoxalement, le travail de définition permettant d’intégrer, dans un même énoncé, savoir et expérience reste inabouti, et ne prend pas systématiquement en compte, à partir d’une méthodologie documentée, les vécus du corps.
Objectifs : Analyser la littérature sur les modalités de mise en œuvre de la médiation en santé (MS) et son efficacité sur la prise en charge des patients en situation de précarité sociale, en particulier dans les services d’accueil des urgences (SAU).
Méthodes : Revue et analyse critique de la littérature sur la MS.
Résultats : La littérature sur la MS reste limitée malgré une accélération des recherches publiées au cours des deux dernières années. Il existe une grande diversité dans les objectifs choisis pour utiliser la MS. Les obstacles identifiés dans la littérature sont notamment : la fragilité et la diversité des outils de MS, l’insuffisance du ciblage des bénéficiaires, les difficultés de suivi des patients, les durées d’intervention, le manque d’indicateurs d’efficacité, la variété des profils de médiateurs.
Conclusions : La MS est prometteuse pour améliorer l’insertion des patients en situation de précarité dans le parcours de soins, mais son efficacité reste à prouver et ses modalités d’intervention à préciser, notamment dans le cadre des urgences afin de réduire le taux de réadmission et améliorer le parcours de soins. La formation des acteurs et la pérennisation des financements sont des actions prioritaires. Des interventions mieux définies dans leurs objectifs et leurs méthodes, une intégration complète des médiateurs en santé dans les équipes de soins, notamment des urgences, et un ciblage précis des patients pourraient accroître son impact. Des recherches approfondies sont nécessaires pour affiner les critères de sélection des patients et développer des indicateurs d’efficacité pertinents.
Introduction : Avec deux appels à projets (AAP) en 2019 et 2020, la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a financé des programmes d’éducation thérapeutique du patient (ETP) dans les maladies rares, encourageant le développement de l’ETP à distance (e-ETP), l’implication des aidants et la collaboration inter-filière de santé maladies rares (FSMR).
Méthode : Décrire l’impact des AAP sur le développement de l’ETP dans les maladies rares, en analysant les obstacles et les leviers rencontrés.
Résultats et discussion : Parmi les 217 programmes d’ETP répertoriés, 63 % (n=137) ont répondu au questionnaire. 34 % des programmes sont concentrés en Île-de-France. Les programmes s’adressent à diverses classes d’âge, enfants (44 %), adolescents (63 %), adultes (64 %), personnes âgées (23 %). Les financements ont permis de créer 100 nouveaux programmes, d’en actualiser 22 existants et d’en déployer 13 dans de nouvelles régions. Parmi les nouveaux programmes, 83 incluaient des modalités innovantes (e-ETP et/ou aidants). 75 % des programmes s’adressent à la fois aux patients et à leurs aidants. Les parents sont les aidants majoritaires (56 %), suivis des conjoints (29 %), de la fratrie (28 %), et des autres aidants familiaux (30 %). 90 % des programmes incluent des ateliers en présentiel, 43 % sont mixtes (présentiel et à distance), et 10 % exclusivement à distance. La mutualisation entre FSMR reste limitée, seulement 5 collaborations déclarées.
Conclusions : Les AAP ministériels 2019 et 2020 ont permis un développement significatif de l’e-ETP et une forte implication des aidants. Cependant, la mutualisation des programmes entre FSMR reste limitée. Des obstacles administratifs et de ressources sont identifiés, suggérant la nécessité d’améliorer l’accessibilité et la personnalisation de l’ETP.
Introduction : La mise en place de projets de proximité répondant à la diversité des besoins des séniors et des ressources locales est l’un des défis du vieillissement en santé. Le projet Vieillissement en santé (VIeSA), réalisé à Genève, a créé un dispositif d’intervention documenté dans un guide regroupant les interventions efficaces, les recommandations issues de la littérature, les prestations santé/social par capacité fonctionnelle, une cartographie locale et des étapes pour accompagner les séniors dans leur détermination d’objectifs de santé et d’actions.
Objectif : L’objectif de l’étude est d’évaluer la faisabilité du dispositif dans la mise en œuvre d’un itinéraire de vieillissement en santé basé sur le guide VIeSA. Vingt-neuf séniors et 12 professionnels de la santé ou du social ont testé le dispositif sur une durée de 4 mois. Ils ont évalué la faisabilité, l’acceptabilité, l’utilité, la pertinence des supports, des méthodes, des objectifs personnalisés et des actions mises en œuvre.
Résultats : Le dispositif est jugé comme faisable, acceptable, pertinent pour mettre en place des objectifs et des interventions individualisés. Globalement, les résultats sont jugés comme satisfaisants. Les commentaires critiques sur la lourdeur, la trop grande spécificité des supports, en font des apports précieux pour des ajustements à entreprendre.
Conclusion : Ces résultats soutenant l’utilisation des outils et méthodes proposés constituent une première étape prometteuse dans l’implémentation d’un dispositif d’accompagnement du vieillissement en santé. Une application à plus large échelle et une évaluation des bénéfices de santé pour les séniors mériteront d’être conduits pour évaluer l’efficacité du dispositif.
Introduction : Le projet OCTAVE, mené dans des territoires de santé de Bretagne et Pays de la Loire, a pour objectif de sécuriser le parcours médicamenteux des personnes âgées polymédiquées hospitalisées. Cela passe notamment par la réalisation systématique après la sortie d’hospitalisation d’un bilan partagé de médication par le pharmacien d’officine référent du patient, transmis ensuite à son médecin traitant. La communication entre ces deux professionnels de santé est donc indispensable au bon déroulé des parcours, mais difficilement évaluable en pratique.
But de l’étude : Analyser l’effet du projet OCTAVE sur les relations interprofessionnelles entre médecins généralistes et pharmaciens d’officine, à l’issue du parcours de leur patient dans OCTAVE.
Méthode : Dans cette étude qualitative, quinze entretiens semi-dirigés ont été réalisés avec des pharmaciens d’officine et médecins généralistes d’Ille-et-Vilaine dont un patient a été inclus dans OCTAVE, entre juin 2023 et janvier 2024.
Résultats : Malgré des besoins identifiés et une volonté commune de limiter la iatrogénie médicamenteuse chez leurs patients âgés, le projet OCTAVE n’a pas amené les professionnels à communiquer davantage entre eux. Les pharmaciens d’officine ont pourtant profité de ce projet pour affirmer et valoriser leurs nouvelles missions, dont fait partie le bilan partagé de médication. Mais le manque d’information et d’investissement des médecins généralistes, ainsi que les représentations de chacun sur leurs rôles propres, a constitué un frein évident à une coopération accrue.
Conclusion : OCTAVE n’a pas eu d’effet direct sur les relations entre pharmaciens d’officine et médecins généralistes. Des pistes d’amélioration ont été mises en évidence.